Le Référenceur et vous : questions prénuptiales

Vous n’avez pas le temps de faire vous-même votre référencement, ou bien cela ne vous intéresse pas, ou bien vous craignez de ne pas vous y connaître assez pour faire tout le nécessaire et le faire bien.

Bref : il vous faut un SEO, un référenceur.
Ce sera un mariage pour le meilleur et pour le pire. Le pire, s’il advient, sera toujours pour vous seul, notez bien.

Vos motivations indiquent que vous aimez bien faire circuler l’argent, et en plus, si votre site est un fiasco, vous pourrez toujours en reporter la responsabilité sur cet @çtfrgt de référenceur.
Qui dans trois ans n’aura pas réussi à faire décoller vos ventes en ligne de couvertures en macramé pour chiens (vous proposiez pourtant TROIS modèles différents).

Bon plan sur toute la ligne, rien à dire.
Non mais bon, je veux dire qu’il faut lui donner quelque chose à référencer, au référenceur.

C’est la seule chose certaine dans cette affaire : si votre site est vide de tout intérêt, référencez-le vous-même.
Quoique … un bon référenceur réussira à vous positionner pour vous permettre de les vendre, vos trois couvertures, et peut-être des dizaines de milliers d’autres, à condition que vous acceptiez qu’il se mêle un peu, ou beaucoup, de l’objet même de votre commerce.

Et attention : vide, c’est relatif.
Voyez donc à perdu.com.
Plus épuré, c’est difficile.
Premier sur plus de soixante millions de résultats, sur la requête
perdu.

Gag ? Démonstration par l’absurde ? Chef d’oeuvre d’art textuel minimaliste à densité extrême de référents psycho-culturels ?
On ne le saura pas, c’est livré sans commentaires.
Ouvert à toute interprétation.
Même pas rentabilisé par des AdSenses au CPM.
Je pencherais pour l’oeuvre d’art à connotation humoristique voire taquine.

Mais cela permet de réfléchir à la pertinence des résultats livrés par les moteurs, au poids du contenu textuel, à celui du nom de domaine dans ces résultats, ce genre de choses.
Encore que rien ne me paraisse plus pertinent que ce résultat sur ce mot-clé …
La pertinence, c’est subjectif.

Si vous avez déjà construit votre site, il est un peu tard pour vous préoccuper de son référencement.
Si ça se trouve, il va falloir non pas simplement y apporter de menues modifications mais le restructurer complètement.

Faire, refaire, faire refaire … la vie est une Durluth™.

Avec un référencement professionnel, ce sera pareil : s’il donne des résultats, ok, bingo.
Dans le cas contraire, vous devrez payer un autre référenceur ou pire, le même :)

Ce n’est pas très différent en plomberie ou en dentisterie.

Mais revenons à cette union entre un référenceur et vous :)

Voici quelques questions qu’il est utile de vous poser avant d’appeler un pro.

Sur quels mots-clés pouvez-vous espérer vous positionner ?

C’est clair que cela dépend d’abord de ce que vous avez à vendre.
Par à vendre j’entends à placer, à faire voir, à faire connaître au monde, ce n’est pas forcément une question évidente d’argent et un site peut très bien se montrer très rentable en présentant un service (jeu, annuaire, …) ou de la documentation sur les ptibosaures (les beaux petits dinos), ou n’importe quoi (il y a un public pour tout), ceci grâce à l’affichage d’encarts publicitaires.

Mais cela dépend aussi des mots dont l’internaute se sert pour rechercher ce genre de choses que vous vendez.

Parce que ça ne sert à rien de se positionner sur garivatilasaure si jamais personne ne tape ça dans une requête.

Vous pouvez réfléchir autant que vous le voulez, le résultat de vos cogitations ne dépassera pas en qualité celui des sociétés qui livrent des rapports concernant les mots utilisés pour de vrai par les internautes.
Le référenceur utilise ce genre de services, que ce soit chez Digitalpoint, chez Wordtracker ou chez Overture ou autre part encore.
Wordtracker fait la différence entre les pluriels et les singuliers, Overture non … il faut utiliser le maximum d’outils pour se faire
une idée de la demande réelle sur un mot donné ou sur une expression.
Les référenceurs pros font ça.

Plus une requête est fréquente, plus il sera long et difficile de vous positionner en ordre utile.
Et plus la publicité risque d’être coûteuse.

Faites des requêtes sur base des mots-clés que vous visez, sur différents moteurs.
Cela vous permettra de vous faire une petite idée du volume et de la qualité des sites avec lesquels vous comptez entrer en compétition.

Selon le moteur, les résultats peuvent varier.
Tenez compte des préférences de l’internaute quant au moteur de recherches.
Cela ne sert à rien d’être bien positionné sur les SERPs d’un moteur qui serait utilisé par 0,001 % des internautes.
Les trois gros moteurs sont Google, Yahoo! et MSN, avec Google largement en tête pour l’instant mais ne négligez pas les deux autres.

Mon site est-il prêt pour la compétition ?

Vous avez découvert vos concurrents, regardez leurs sites, inspirez-vous et faites plus et mieux pour accrocher et fidéliser l’internaute.
Utilisez une technologie fondée sur les bases de données et la séparation nette entre les données brutes et leur présentation, cela vous permettra de vous adapter rapidement à toute nouvelle tendance dans le look, aux éventuelles nouvelles habitudes de navigation intra-site des internautes et vous pourrez aussi mieux gérer vos données : en ajouter, en retirer, en modifier les caractéristiques.

Etes-vous prêt à patienter ?

C’est une question-clé parce qu’elle va déterminer l’agressivité avec laquelle votre référenceur va organiser votre référencement, le niveau des risques qu’il va prendre et le choix des moyens.

Si vous êtes pressé, les risques seront plus grands et vous devrez impérativement investir dans la publicité pour obtenir un ROI rapide (de quelques jours à quelques semaines).

Si vous acceptez d’attendre six mois ou plus, le référenceur devra prendre moins de risques et il aura tout loisir d’affiner la publicité.

Si vous acceptez d’attendre un an voire deux, vous avez largement le temps d’apprendre comment ça marche et de faire former un membre de votre personnel (il existe quelques bonnes formations, ce sont souvent des séminaires donnés par des praticiens aguerris du noble art du référencement). Investissez dans la formation, c’est très tendance et ça peut rapporter vraiment gros !

Quelle publicité ??!!

Hé bien, les encarts que vous allez payer pour que votre site soit visible sur d’autres sites ou (mieux) sur les pages de résultats des recherches (les SERPs), cette publicité-là.
Vous pouvez vous en passer mais le lancement du site sera plus lent.
La publicité apporte des visiteurs mais c’est tout : une fois qu’ils sont là, à vous de vous débrouiller pour qu’ils consomment ce que vous avez à vendre.

Plus vous serez impatient, plus il vous faudra investir en publicité.
Mais n’oubliez pas : faire venir des clients, c’est bien, mais l’objectif c’est de leur vendre quelque chose, les pièges doivent être prêts et efficaces.
Moins vous aurez de patience, plus vous risquez que le référenceur utilise des techniques dangereuses pour la santé du site que vous allez lui confier.

Quels sont les risques ?

Le risque essentiel, c’est de voir disparaître votre site des pages de résultats des recherches (SERPs) et ne plus être accessible autrement que par l’appel de son URL.

Cela s’appelle être blacklisté.
Tous les moteurs importants ont une liste noire.
La punition dure de quelques jours à l’éternité.
On peut demander à être réintégré dans les index, parfois au moyen d’une soumission payante.
Mais le site doit d’abord être purgé de ses éléments agressifs.

Qu’est-ce qui ne plaît pas aux moteurs de recherches ?

Les moteurs ne veulent pas décevoir leurs utilisateurs.
Par exemple, si vous vous positionnez volontairement sur un mot qui n’a rien à voir avec le contenu de votre site, ceci pour attirer du monde, l’internaute sera déçu.
Les moteurs veulent livrer des résultats pertinents.
Si vous forcez la dose pour simplement vous placer mieux sur un mot légitime, pareil.

Il y a plein de motifs de pénalisation.
Tous les moteurs ne mettent pas l’accent sur les mêmes pratiques pour pénaliser.

Quels sont mes arguments ?

On en revient au contenu de votre site, invariablement.
Quel est le modèle économique que vous envisagez ?
Tient-il la route ?
Est-il basé sur la pure compétition au niveau des prix ou s’agit-il d’un service original et que vous seul pouvez rendre ?

Ne perdez pas de vue qu’il est très facile de cloner une spécificité pour se l’approprier, et que les gros mangent les petits.
Si vos espoirs sont fondés sur une telle spécificité non protégeable légalement contre la copie et facilement reproductible, vous avez du souci à vous faire.

Avez-vous vraiment besoin de booster votre site avec de la publicité ou bien pourriez-vous plus utilement et à moindre coût, plus lentement mais pour des résultats qui durent, élaborer une stratégie de liens ?
Un peu des deux ? Beaucoup ?
Un référenceur pro pourra vous répondre :)

Mais si vous prenez votre temps et que vous fréquentez les bons forums pour y poser les bonnes questions, vous pourrez obtenir des réponses aussi valables. Bien sûr, cela prendra du temps. C’est donc finalement une question de rapport temps/investissement et rien de plus. Comme pour la plomberie à faire chez vous. Mais pas comme pour la dentisterie, qui est un métier bien plus réglementé.
La profession de référenceur n’est pas réglementée.

Prochain papier : Choisir un référenceur.

6 réponses à “Le Référenceur et vous : questions prénuptiales”

  1. kazhar dit :

    [hs]Bon, après les questions prénuptiales, faut la nuit de noces :P
    Et c’est à ce moment là que j’arrive[/hs]

  2. SZarah dit :

    Ok, sans problème, kazhar, je me demandais justement qui allait s’y coller pour immortaliser l’instant sur pellicule :)

    Mais d’abord, il y a le Choix de l’élu et les Questions de la future belle-mère au futur gendre.

  3. Taranis dit :

    Ha, il est temps de rajouter quelques mots au glossaire… ROI, Durluth, etc quoi :) .

  4. SZarah dit :

    C’est vaguement fait pour ROI, Taranis, merci.
    Pour Durluth et pour etc, c’est vraiment trop hors-sujet :)

  5. Arséne dit :

    J’avais aussi pensé à “pub au CPM” et à “spamreport” ; les néophytes ne savent pas forcément ce que c’est.

  6. SZarah dit :

    Je vais y penser très fort, Arsène, merci pour la suggestion.
    Note que pour spamreport je ne suis pas très chaude vu que c’est un système pour moucharder par formulaire online un site qui utiliserait des pratiques non conformes et que la délation et moi …
    Ah mince, je viens de dire ce que c’est, mais ce ne sera pas au glossaire, et pour l’URL : Article 15.

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