Archive pour octobre 2006

Le Référenceur et vous : questions prénuptiales

Jeudi 12 octobre 2006

Vous n’avez pas le temps de faire vous-même votre référencement, ou bien cela ne vous intéresse pas, ou bien vous craignez de ne pas vous y connaître assez pour faire tout le nécessaire et le faire bien.

Bref : il vous faut un SEO, un référenceur.
Ce sera un mariage pour le meilleur et pour le pire. Le pire, s’il advient, sera toujours pour vous seul, notez bien.

Vos motivations indiquent que vous aimez bien faire circuler l’argent, et en plus, si votre site est un fiasco, vous pourrez toujours en reporter la responsabilité sur cet @çtfrgt de référenceur.
Qui dans trois ans n’aura pas réussi à faire décoller vos ventes en ligne de couvertures en macramé pour chiens (vous proposiez pourtant TROIS modèles différents).

Bon plan sur toute la ligne, rien à dire.
Non mais bon, je veux dire qu’il faut lui donner quelque chose à référencer, au référenceur.

C’est la seule chose certaine dans cette affaire : si votre site est vide de tout intérêt, référencez-le vous-même.
Quoique … un bon référenceur réussira à vous positionner pour vous permettre de les vendre, vos trois couvertures, et peut-être des dizaines de milliers d’autres, à condition que vous acceptiez qu’il se mêle un peu, ou beaucoup, de l’objet même de votre commerce.

Et attention : vide, c’est relatif.
Voyez donc à perdu.com.
Plus épuré, c’est difficile.
Premier sur plus de soixante millions de résultats, sur la requête
perdu.

Gag ? Démonstration par l’absurde ? Chef d’oeuvre d’art textuel minimaliste à densité extrême de référents psycho-culturels ?
On ne le saura pas, c’est livré sans commentaires.
Ouvert à toute interprétation.
Même pas rentabilisé par des AdSenses au CPM.
Je pencherais pour l’oeuvre d’art à connotation humoristique voire taquine.

Mais cela permet de réfléchir à la pertinence des résultats livrés par les moteurs, au poids du contenu textuel, à celui du nom de domaine dans ces résultats, ce genre de choses.
Encore que rien ne me paraisse plus pertinent que ce résultat sur ce mot-clé …
La pertinence, c’est subjectif.

Si vous avez déjà construit votre site, il est un peu tard pour vous préoccuper de son référencement.
Si ça se trouve, il va falloir non pas simplement y apporter de menues modifications mais le restructurer complètement.

Faire, refaire, faire refaire … la vie est une Durluth™.

Avec un référencement professionnel, ce sera pareil : s’il donne des résultats, ok, bingo.
Dans le cas contraire, vous devrez payer un autre référenceur ou pire, le même :)

Ce n’est pas très différent en plomberie ou en dentisterie.

Mais revenons à cette union entre un référenceur et vous :)

Voici quelques questions qu’il est utile de vous poser avant d’appeler un pro.

Sur quels mots-clés pouvez-vous espérer vous positionner ?

C’est clair que cela dépend d’abord de ce que vous avez à vendre.
Par à vendre j’entends à placer, à faire voir, à faire connaître au monde, ce n’est pas forcément une question évidente d’argent et un site peut très bien se montrer très rentable en présentant un service (jeu, annuaire, …) ou de la documentation sur les ptibosaures (les beaux petits dinos), ou n’importe quoi (il y a un public pour tout), ceci grâce à l’affichage d’encarts publicitaires.

Mais cela dépend aussi des mots dont l’internaute se sert pour rechercher ce genre de choses que vous vendez.

Parce que ça ne sert à rien de se positionner sur garivatilasaure si jamais personne ne tape ça dans une requête.

Vous pouvez réfléchir autant que vous le voulez, le résultat de vos cogitations ne dépassera pas en qualité celui des sociétés qui livrent des rapports concernant les mots utilisés pour de vrai par les internautes.
Le référenceur utilise ce genre de services, que ce soit chez Digitalpoint, chez Wordtracker ou chez Overture ou autre part encore.
Wordtracker fait la différence entre les pluriels et les singuliers, Overture non … il faut utiliser le maximum d’outils pour se faire
une idée de la demande réelle sur un mot donné ou sur une expression.
Les référenceurs pros font ça.

Plus une requête est fréquente, plus il sera long et difficile de vous positionner en ordre utile.
Et plus la publicité risque d’être coûteuse.

Faites des requêtes sur base des mots-clés que vous visez, sur différents moteurs.
Cela vous permettra de vous faire une petite idée du volume et de la qualité des sites avec lesquels vous comptez entrer en compétition.

Selon le moteur, les résultats peuvent varier.
Tenez compte des préférences de l’internaute quant au moteur de recherches.
Cela ne sert à rien d’être bien positionné sur les SERPs d’un moteur qui serait utilisé par 0,001 % des internautes.
Les trois gros moteurs sont Google, Yahoo! et MSN, avec Google largement en tête pour l’instant mais ne négligez pas les deux autres.

Mon site est-il prêt pour la compétition ?

Vous avez découvert vos concurrents, regardez leurs sites, inspirez-vous et faites plus et mieux pour accrocher et fidéliser l’internaute.
Utilisez une technologie fondée sur les bases de données et la séparation nette entre les données brutes et leur présentation, cela vous permettra de vous adapter rapidement à toute nouvelle tendance dans le look, aux éventuelles nouvelles habitudes de navigation intra-site des internautes et vous pourrez aussi mieux gérer vos données : en ajouter, en retirer, en modifier les caractéristiques.

Etes-vous prêt à patienter ?

C’est une question-clé parce qu’elle va déterminer l’agressivité avec laquelle votre référenceur va organiser votre référencement, le niveau des risques qu’il va prendre et le choix des moyens.

Si vous êtes pressé, les risques seront plus grands et vous devrez impérativement investir dans la publicité pour obtenir un ROI rapide (de quelques jours à quelques semaines).

Si vous acceptez d’attendre six mois ou plus, le référenceur devra prendre moins de risques et il aura tout loisir d’affiner la publicité.

Si vous acceptez d’attendre un an voire deux, vous avez largement le temps d’apprendre comment ça marche et de faire former un membre de votre personnel (il existe quelques bonnes formations, ce sont souvent des séminaires donnés par des praticiens aguerris du noble art du référencement). Investissez dans la formation, c’est très tendance et ça peut rapporter vraiment gros !

Quelle publicité ??!!

Hé bien, les encarts que vous allez payer pour que votre site soit visible sur d’autres sites ou (mieux) sur les pages de résultats des recherches (les SERPs), cette publicité-là.
Vous pouvez vous en passer mais le lancement du site sera plus lent.
La publicité apporte des visiteurs mais c’est tout : une fois qu’ils sont là, à vous de vous débrouiller pour qu’ils consomment ce que vous avez à vendre.

Plus vous serez impatient, plus il vous faudra investir en publicité.
Mais n’oubliez pas : faire venir des clients, c’est bien, mais l’objectif c’est de leur vendre quelque chose, les pièges doivent être prêts et efficaces.
Moins vous aurez de patience, plus vous risquez que le référenceur utilise des techniques dangereuses pour la santé du site que vous allez lui confier.

Quels sont les risques ?

Le risque essentiel, c’est de voir disparaître votre site des pages de résultats des recherches (SERPs) et ne plus être accessible autrement que par l’appel de son URL.

Cela s’appelle être blacklisté.
Tous les moteurs importants ont une liste noire.
La punition dure de quelques jours à l’éternité.
On peut demander à être réintégré dans les index, parfois au moyen d’une soumission payante.
Mais le site doit d’abord être purgé de ses éléments agressifs.

Qu’est-ce qui ne plaît pas aux moteurs de recherches ?

Les moteurs ne veulent pas décevoir leurs utilisateurs.
Par exemple, si vous vous positionnez volontairement sur un mot qui n’a rien à voir avec le contenu de votre site, ceci pour attirer du monde, l’internaute sera déçu.
Les moteurs veulent livrer des résultats pertinents.
Si vous forcez la dose pour simplement vous placer mieux sur un mot légitime, pareil.

Il y a plein de motifs de pénalisation.
Tous les moteurs ne mettent pas l’accent sur les mêmes pratiques pour pénaliser.

Quels sont mes arguments ?

On en revient au contenu de votre site, invariablement.
Quel est le modèle économique que vous envisagez ?
Tient-il la route ?
Est-il basé sur la pure compétition au niveau des prix ou s’agit-il d’un service original et que vous seul pouvez rendre ?

Ne perdez pas de vue qu’il est très facile de cloner une spécificité pour se l’approprier, et que les gros mangent les petits.
Si vos espoirs sont fondés sur une telle spécificité non protégeable légalement contre la copie et facilement reproductible, vous avez du souci à vous faire.

Avez-vous vraiment besoin de booster votre site avec de la publicité ou bien pourriez-vous plus utilement et à moindre coût, plus lentement mais pour des résultats qui durent, élaborer une stratégie de liens ?
Un peu des deux ? Beaucoup ?
Un référenceur pro pourra vous répondre :)

Mais si vous prenez votre temps et que vous fréquentez les bons forums pour y poser les bonnes questions, vous pourrez obtenir des réponses aussi valables. Bien sûr, cela prendra du temps. C’est donc finalement une question de rapport temps/investissement et rien de plus. Comme pour la plomberie à faire chez vous. Mais pas comme pour la dentisterie, qui est un métier bien plus réglementé.
La profession de référenceur n’est pas réglementée.

Prochain papier : Choisir un référenceur.

L’annuaire indeXweb.info : six millième site !

Mercredi 11 octobre 2006

Rebond sur un annuaire gagnant

A peine plus de cinquante semaines pour sélectionner 6000 sites parmi des milliers de soumissions pour indeXweb.info : un succès qui doit tout à un projet solide et à une volonté sans faille.
Le Boss du projet, Monsieur HawkEye est un pionnier des annuaires de qualité de la nouvelle génération, son annuaire est certainement l’un des premiers où il faut faire référencer son site. Attention : les critères de sélection sont plutôt sévères (mais c’est ça aussi, la qualité).

Info

Qui porte un chapeau noir ?

Mercredi 11 octobre 2006

Si le SEO est la Search engines optimization, optimisation de la recherche par moteurs, les SEOs sont les optimiseurs, autrement appelés référenceurs dans nos campagnes à nous.

Il ne faut pas se voiler la face : les moteurs n’aiment pas les SEOs.

Ils friment, faisant mine de les mépriser, de les compter pour quantité négligeable mais la vérité c’est que leur stratégie à eux, les moteurs, est complètement dictée par le souci de contrer les manoeuvres des petits rusés.

Quand on abandonne le contenu du META keywords, c’est parce qu’il en a été fait un usage abusif.
Quand Google modifie son algo en 2003, c’est pour contrer des pratiques qui sont à ce moment devenues courantes pour tromper les moteurs.

L’influence des SEOs sur l’évolution des moteurs n’est pas niable.
Ce sont leurs manigances qui ont incité les moteurs à décider eux-mêmes du contenu réel d’une page en l’analysant.

Les SEOs sont donc un facteur de progrès et il ne sert à rien de cacher l’importance de leur intervention derrière des prétentions idéalistes comme le Web sémantique et ce genre de gargarismes intellectuels.

Si les moteurs voulaient faire un vrai boulot qualitatif à ce niveau, ils commenceraient par conserver dans leurs index les seules pages valides au plus haut niveau facilement réalisable, actuellement la norme XHTML 1.0 STRICT.
Mais en vérité, ils se fichent de la qualité, c’est la quantité qui compte pour eux, et ils engorgent leurs index avec des fonds de poubelle.

Le fait est que les moteurs négligent complètement la conformité des pages aux normes.
Après cela, ils viennent parler de qualité et une partie du boulot de leurs communicateurs consiste à noyer le poisson en faisant croire que les moteurs décident de leur évolution alors qu’en fait ils ne font que réagir aux actions des SEOs.

De l’autre côté, on se croit très malin et on se pavane quand on a découvert un des points sensibles de l’algo de recherche.
On met le paquet sur telle balise, on cherche le nombre idéal de répétitions du mot-clé dans le contenu, on élabore une stratégie de BL … ce genre de choses.

Ce faisant, on perd de vue que cette optimisation vise elle aussi à influencer les moteurs.
On invente la suroptimisation pour bien montrer qu’il y a les choses tolérables et puis celles qui dépassent les limites.
En réalité, la suroptimisation, c’est de l’optimisation qui a été repérée par les moteurs.
Et l’optimisation, c’est une tentative de tromper le moteur.

Il y a le délit et le petit délit.
Quand le petit délit devient une habitude courante, on le renomme en incivilité et à peine plus tard il devient un comportement toléré.

La frontière est très floue entre les black hats et les référenceurs qui se croient francs et honnêtes.

Il n’y a pas de white hats chez les référenceurs, pas un seul : tous tentent d’influencer les moteurs.

Le plus amusant, c’est que ceux qui s’en tiennent aux méthodes soft font volontiers la morale à ceux ont été flashés pour suroptimisation :)

Comme si on pouvait être à moitié put*** :)

Je serai claire : il y a les triches tolérées par les moteurs et celles qui ne le sont pas, mais il n’y a pas de référencement volontaire sans triche.

Une des triches tolérée, c’est l’inscription dans des annuaires, une des phases considérée comme normale par le plus virginal des webmasters.
Mais de quoi s’agit-il en réalité ?
De faire croire aux moteurs qu’on a de la notoriété, que d’autres sites parlent du nôtre, et ceci sans l’ombre d’une justification.

Les moteurs sont gentils : ils tolèrent du moment que ce n’est pas excessif.
Et leur conception de l’excès, ce n’est pas comme on le croit généralement le nombre anormal de BL sur une période donnée (c’est juste un signal, ça) mais l’utilisation d’un système visant de toute évidence à les tromper lourdement et sans finesse.

Ainsi, les farm links ont été pénalisées, remplacées par des inscriptions massives dans une nuée d’annuaires dont l’unique objet est d’exploiter la vogue de ce genre de fausse notoriété.
Cela durera le temps que ça durera mais il est prévisible que ce système sera ou bien réprimé ou bien neutralisé par une non-prise en compte.
En vérité, beaucoup d’inscriptions ne comptent déjà plus ou seulement pour quantité négligeable.

Au marché, à côté de l’étal des salades, un bateleur hurlait

Il est beau, mon référencement, il est beau ! L’INSCRIPTION dans 800 moteurs et dans douze mille annuaires, UN Euro par téléphone SEULEMENT ! Qui veut mon référencement ? Allez ma ptite dame, il y en a pour tout le monde !

Voilà où on en est arrivés avec la popularisation du Web et la vulgarisation des trucs et astuces …

On prend un seul des aspects de la SEO, on en fait un petit commerce, les amateurs mal informés se rueront sur l’aubaine.

Le plus remarquable, c’est encore le mutisme quasiment complice des observateurs.

Le plus nul des webmasters est un SEO qui s’ignore :)

Ceux qui prennent de l’avance sont ceux qui font du contenu, même au départ du contenu des autres.
Un annuaire sélectif à l’inscription et qui fait la critique des sites qui y sont inscrits est un annuaire destiné à gagner de l’importance et à augmenter pour de vrai la notoriété des sites qu’il recense.

Là, pas de triche mais seulement l’exploitation de ressources naturelles et de la mécanique basique des moteurs.

Référencer naturellement, ce n’est pas profiter des failles connues des moteurs ni profiter des petites manies qu’on leur connaît.
Ce n’est pas applicable à n’importe quel thème, le référencement naturel.

Référencer n’importe quoi efficacement et rapidement, c’est autre chose, c’est l’affaire des vrais SEOs et tous portent un chapeau plus ou moins noir.

Keywords attitude

Lundi 9 octobre 2006

Comme c’est bientôt l’été, j’ai des tentations et donc j’ai tapé une requête de un mot.
Ce faisant, j’ai songé à cette question qui revient tout le temps :

Quelle densité pour les mots-clés ?

Et à d’autres questions :

Ça va mieux avec un mot-clé dans le NDD ?
Ça va mieux avec un mot-clé dans le nom d’un répertoire ?
Les METAS description et keywords, ça compte encore ?
Ça va mieux avec un mot-clé dans un H1 ?

Faute d’avoir les compétences pour élaborer une méthode scientifique, je me suis contentée de pianoter cinq requêtes : la première avec le mot-clé tout seul, ensuite en le doublant, puis en le triplant et ainsi jusqu’à cinq pour avoir motclé motclé motclé motclé motclé, et j’ai regardé ce que ça donnait.

A. Avec motclé : 119 Mios résultats.
B. Avec motclé motclé : 88.700.000 résultats.
C. 3 x motclé : 88.600.000 résultats. Même premier qu’en B.
D. 4 x motclé : 85.900.000 résultats. Premier et second identiques qu’en C.
E. 5 x motclé : 88.800.000 résultats (plus que B, bizarre …). Même premier qu’en B, C et D.

On a le même premier en B, C, D et E !
Avons-nous notre gagnant à examiner ?
Pas vraiment : il n’est qu’en page 2 sur la requête logique (1 x motclé) que tapera l’internaute.
C’est bien aux résultats de la requête simple qu’il faut s’attacher.

Requête motclé

Premier :
- 1 x le mot-clé dans le NDD;
- mot-cle dans le Title de la page + rappel du NDD (qui contient le mot-clé) en fin de titre;
- 2 x le mot-clé en META description, c’est ce texte que le moteur a pris pour décrire la page;
- 2 x le mot-clé en META keywords, dont une en association avec un autre mot;
- pas de H1;
- 342 x le mot-clé dans des Select de listes;
- 87 x le mot-clé dans le texte lisible (17% des mots hors la, le, de, …);
- 12 x le mot-clé dans les textes composés des ALT (12 images sur 18);
- 61 x le mot-clé dans les liens absolus (dont l’URL contient le NDD qui contient le mot-clé).

Le second :
- le mot-clé n’est pas dans le NDD;
- 2 x le mot-clé dans le Title;
- 7 x le mot-clé en META description, c’est ce texte que le moteur a pris pour décrire la page;
- 2 x le mot-clé en META keywords, à l’identique;
- pas de H1;
- 12 x le mot-clé dans le texte lisible (14% des mots hors le, le, de, …);
- 182 x le mot-clé placé tout seul tout nu dans des ALT sur des liens (oui, pas sur des images);
- 182 x le mot-clé placé dans le texte des liens (en association chaque fois avec un autre mot);
- 182 x le mot-clé placé dans l’URL en absolu des liens, sous la forme http:// …/mot-clé/… (un répertoire porte le nom du mot-clé);

Le troisième :
- 1 x le mot-clé dans le NDD;
- 3 x le mot-clé dans le Title;
- 3 x le mot-clé en META description, c’est ce texte que le moteur a pris pour décrire la page;
- 5 x le mot-clé en META keywords, dont 4 x en association et 1 x avec une erreur stratégique;
- 3 x le mot-clé dans un H1 unique (dont 1 x dans l’URL d’un A qui pointe vers la home du site);
- 15 x le mot-clé dans le texte lisible (12% des mots hors le, le, de, …);
- 72 x le mot-clé placé dans l’URL en absolu des liens (l’URL contient le NDD qui contient le mot-clé).

Je ne suis pas allée voir le quatrième …

Mes conclusions
Bin je n’en ai pas.
Le robot serait-il sympa au point de prendre en compte les mots-clés placés dans les ALT erronés du 2 ?
Qui sait ?
Le fait de donner le mot-clé comme nom à un répertoire compte-t-il ? Juste un sur trois a misé comme ça.
Et le mot-clé dans le NDD ? Deux des trois premiers ont ça.
Et dans les keywords ? Et dans la META description (là, elle a été prise à chaque fois, cette description) ?
Clair que pour mon compte perso je continuerai les keywords et la description, comme METAs.
Un seul des trois a un H1.

Les PR ? Pour ceux que ça intéresse : 5 0 5, clair que ça n’a rien à voir.

Ma conclusion, c’est que c’est épuisant de compter ces trucs et ces machins et que je vais demander à mon Techno préféré de me faire un beau petit programme pour extraire tout ça automatiquement d’un bon dix millions des premiers de SERPs, calculer les statistiques et me livrer un résultat tout cuit.

Faut de la matière, pour conclure.

Ça ne prendra que quelques heures mais comme ce Techno est très occupé à autre chose, je vous dirai ça dans deux ou trois ans :)

En attendant, j’ai trouvé un truc marrant sur un autre mot-clé : vacances.

Sur la requête modèle E (5 x vacances), Google propose :

Essayez avec cette orthographe : vacances vacancesvacancesvacances vacances.

Et il en a trouvé un ? Oui ! Douze, même :)
C’est pas beau, ça ?

Est-ce à dire que Google indexe en texte intégral ?
En tout cas, il a indexé une suite aussi improbable que vacances vacancesvacancesvacances vacances.

Ah oui : C’est bientôt l’été … dans l’hémisphère austral, bien sûr :)

Euthanasie

Dimanche 8 octobre 2006

C’est l’histoire d’un site inscrit en 2001 dans la file des soumissions d’un annuaire réputé pour sa validation manuelle.

Dans une catégorie où il n’avait rien à faire, mais alors là rien de rien, du genre Sciences/Techniques/Electronique alors qu’il s’agissait de fiches sur la réalisation artisanale de couvertures en macramé pour chiens entre 20 et 30 centimètres au garrot.
Rien à vendre, pas de méthode révolutionnaire, c’est juste du bon vieux macramé, trois fiches pour habiller les chiens d’un manteau fait-main.

Traité deux mois plus tard, ce qui est raisonnable vu la pile à traiter dans cette catégorie, ce site est transféré dans la catégorie ad-hoc.

Mais cette micro-catégorie n’a pas d’éditeur.

En 2002 cependant, le site est vu de nouveau par un éditeur qui a trouvé un peu de temps à consacrer à une catégorie autre que la sienne.

Forcément, comme il édite d’habitude en géographie, le macramé ce n’est pas vraiment son créneau mais il prend la peine de corriger l’orthographe de la description et de la formuler correctement.

Parce que
Ce site est le meilleure pour aprendre à faire des couverture en maccramé pour chiens petits,
ça ne le fait pas trop.

La description devient

Fiches explicatives pour la réalisation en macramé de couvertures pour chiens de petite taille

Ça vaut ce que ça vaut mais c’est clair par rapport au contenu réel du site.

L’éditeur occasionnel ne valide pas la soumission parce que le site ne comporte encore que trois fiches, c’est un contenu encore un peu léger, il convient d’attendre.
Il y a un an que le site a été soumis, ce qui nous fait un maximum d’une fiche par quadrimestre …
Mais bon, le macramé artisanal, ce n’est pas de réalisation fulgurante, non plus.

La catégorie n’a toujours pas d’éditeur quand en 2003 un autre bénévole s’intéresse au cas.
Il note que le nom du site a changé.
Il opère la modification mais sans valider : il n’y a toujours que trois fiches.
Le site reste en attente.

A la fin de 2004, nouvelle édition par un autre éditeur encore.
Le site présente cette fois des encarts publicitaires mais toujours trois fiches seulement.
L’éditeur se demande si ces trois fiches ne constitueraient pas le travail de toute une vie, l’oeuvre magistrale d’un tisserand méconnu, quelque chose de rare ou de spécial, une oeuvre.

Il se documente mais non : il s’agit bel et bien de trois fiches qui expliquent comment réaliser trois couvertures pour des petits chiens.
C’est un minutieux, il se demande si ce site ne présenterait pas trois fiches à la fois, qui seraient renouvelées tous les x temps, et quoique le texte sur le site n’en dise rien, il investigue.
Mais aussi bien le cache de GG que archive.org et un autre outil lui annoncent le fait qu’il y a toujours eu trois fiches, ces trois-là.

En 2005, trois éditeurs non titulaires passent sur le site, mais il n’y a toujours pas de contenu suffisant pour valider.

Début 2006, un éditeur signale que le site n’est plus accessible autrement que sous la forme d’une arborescence du répertoire : il n’y a plus de pages.
Comme il est lui aussi de passage et qu’il n’est pas titulaire de cette catégorie, il laisse le site en attente, pour le cas où il referait surface.

Ce matin, j’ai lu la suite des rapports d’édition, le site était toujours HS avec un ECG plat et j’ai pris une décision : couic.

Ce site ne fera plus perdre de temps aux bénévoles qui consacrent une partie de leurs loisirs à traiter des choses qui ne méritent pas de l’être. Je ne parle pas du macramé, là, mais du site.

Cinq ans et huit éditions, huit rapports pour en arriver là.

Alors qu’avec une soumission dans la bonne catégorie, une description correcte et un vrai contenu, ce site aurait été validé au premier passage d’un éditeur, donc en deux mois.
Même en l’absence d’un éditeur titulaire pour cette catégorie, le site aurait été validé dans un délai acceptable.

Vous me direz que de toute façon il n’est plus là et qu’il aurait péri de la même manière, inscrit ou pas dans cet annuaire.

Qui sait ? Si le webmaster a procédé à l’inscription, c’est qu’il connaissait l’annuaire et s’il y avait vu apparaître son site, peut-être l’aurait-il nourri de contenu ?
On n’abandonne pas aussi facilement un site accepté qu’un autre.

Cette histoire est fictive, bien entendu, et nul ne pourra y reconnaître son site.
Seuls la chronologie, les circonstances, le nombre d’éditions et le couic final sont authentiques.

Pourquoi pas une suppression plus rapide ? diront certains.
Tout simplement parce que la plupart des éditeurs ont du respect pour chaque site, aussi misérable qu’il puisse paraître, et qu’ils hésitent à faire tomber le couperet.

Pas si facile, d’euthanasier.