Archive pour octobre 2006

Matt Cutts n’est pas BO

Samedi 7 octobre 2006

Matt Cutts rappelle trois détails qui font l’objet de questions redondantes de la part des rookies.

1. Le PR est mis à jour en temps réel (ahem) en interne chez Google, la mise à jour de la petite barre verte se fait de temps à autre pour refléter x temps de calculs internes.

2. Les SERPs (search engine result pages, pages de résultats des recherches) sont mises à jour indépendamment de la mise à jour de la barre verte.
Donc : il n’y a pas de changement de position à attendre après la mise à jour du PR visible dans la barre Google, ces modifications de positionnement ayant déjà été opérées.

3. Se focaliser sur le PR peut définitivement être appelé être B.O. (backlink obsession, obsession du backlink).

Il est bo (backlink obsessed) n’est donc plus vraiment un compliment.
Et c’est sûr que Matt n’est pas bo :)

Ça et d’autres petites infos passionnantes sur :
le blog de Matt Cutts

Le curé et le nanotaxidermiste

Vendredi 6 octobre 2006

Pièce en un acte et douze clochers.

La scène se passe dans le confessionnal d’une église aux confins du monde francophone civilisé.
A peine plus loin, on entre dans les brumes nauséabondes et inquiétantes de l’Etranger barbare dont on devine en fond sonore les chants guerriers et on sait bien qu’un jour ou l’autre ils viendront ravager les campagnes, violer les cochons et tuer la volaille, ou le contraire.
Mais n’anticipons pas.

Un homme est agenouillé derrière le rideau, à même la marche de bois, il a les mains croisées en prière et il transpire à grosses gouttes.
Une cloison de bois percée d’un guichet ajouré le sépare d’un autre homme qui, lui, est assis sur une chaise rembourrée d’un confortable coussin et qui ne porte rien sous sa soutane mais cela, la caméra de surveillance réglementaire ne le voit pas et même si elle le pouvait ce serait censuré parce que certains veillent.
Ou alors ce serait diffusé sur un autre canal.
Et quoi qu’il en soit, la chose est légitime : il fait une chaleur épouvantable.

- Je vous écoute, mon fils dit l’homme au coussin.

L’autre s’éclaircit la voix et commence à parler.

- A l’époque où j’ai commencé, l’année dernière, j’avais vraiment besoin d’argent, il était essentiel que mon site soit visité par le plus de monde possible vu que la publicité que j’affichais m’était payée au nombre de visualisations.

- Vous voulez dire que c’était de la pub au CPM, mon fils ?

- Exactement. Il me fallait des milliers de visiteurs par jour. Des dizaines de milliers. Des centaines de milliers.

- Et ?

- Hé bien … Je ne pouvais pas vraiment compter sur mes mots-clés légitimes pour faire venir du monde.

- Il est vrai qu’il est peu probable qu’un internaute tape la requête Gaston Lendemyn nanotaxidermiste à Gwadechir-sur-Alzette

- Vous m’avez donc reconnu ? (voix inquiète)

- Entre ici et Paris, vous êtes le seul à porter un manteau en poils d’acariens, surtout en plein été. Poursuivez …

- Toujours est-il que j’ai bourré mes pages de mots cachés.

- Quels mots, mon fils ?

- Un peu de tout, je voulais me positionner le plus largement possible. Tous les noms de villes pour commencer, et les mots les plus courus.

- Quels mots ? Rien de sale ou d’infamant, j’espère ?

- Assurances, voyages, sexe, bio, hétéro, gratuit, free, hôtel, rencontres, gay, vacances tunisie, … ce genre-là.

- Je vois ce que c’est. Du ratissage avec un rateau large. Mais en restant dans le bon goût. Pas de noms de marques déposées ?

- … Non. Enfin, presque pas. Juste ce que je trouvais sur les listes des mots les plus tapés.

- Et ça a marché ?

- Du feu de Dieu ! Oh pardon … Oui, ça a marché.

- Et vous vous êtes fait choper et vous regrettez mais c’est trop tard.

- Pas du tout ! Ça fonctionne très bien, très très bien même. Mais je voudrais faire plus et j’ai des scrupules.

- Vous voulez vous enfoncer dans l’abjection et vous attendez que je vous absolve d’avance ?

- Même pas ! Mais je me suis laissé dire que vous étiez de la partie.

- Moi ??!!

- Oui, vous. CuretonTube.org, download de vidéos religieuses et rencontres discrètes, c’est bien vous ?

- Heuuuu … Oui, en effet. C’est juste un petit site perso que je rentabilise au profit des bonnes oeuvres de la paroisse.

- C’est cela, monsieur le curé :) On se comprend. Bref, je suis venu vous demander comment faire du cloaking sur IP. Je n’y connais rien. Faut dire que je n’ai guère d’instruction. Et je me méfie des forums, il y rôde toutes sortes de gens peu fiables.

- Ah mais vous vous méprenez, cher monsieur.

- Je ne suis plus votre cher fils, d’un coup ?

- Mais si, mais si.

- Alors expliquez-moi comment faire, de bouche de père à oreille de fiston.

- Je n’ai rien à vous expliquer.

- Vous allez m’obliger à commettre le très vilain péché de dénoncer mon prochain.

- Un spamreport ? Et pour quoi donc ? Je n’ai rien à me reprocher.

- Même pas ces trois kilos de mots-clés et de liens cachés écrits en blanc sur fond blanc sur chacune de vos pages ?

- Mécréant !

- Même pas ces div en visibility hidden bourrés de mots-clés et ces autres div placés en position négative loin du regard des internautes ? Vous faites dans la suroptimisation lourde, mon père :) Je ne parle même pas des pages satellites.

- Vous mettriez en péril la réfection du clocher.

- Sauf si vous m’aidez pour le cloaking, mon père :)
Cloaker pour un clocher, ce n’est pas un péché :)
Cela ferait même un joli slogan !

- … Il est vrai que la noblesse du but justifie parfois les moyens utilisés. Mais vous assister dans une entreprise purement mercantile … non, je ne puis.

- Je vous reverserai une partie de mes gains.

- 30 % ?

- 20

- 25 ?

- Tope-là, le curé ! Rendez-vous ce soir chez moi, vous m’expliquerez tout ça.

- D’accord.

C’est ainsi qu’en des temps reculés au fond d’une misérable campagne, un bon curé et un gentil nanotaxidermiste associèrent leurs efforts pour mettre en oeuvre avec leurs petites mains des techniques rudimentaires de spamdexing oubliées depuis longtemps par les gens des grandes villes.

La Providence fit qu’ils passèrent outre aux menaces des contrôles automatiques et des vils mouchardages avant d’avoir atteint les niveaux où le client devient roi.

Si d’aventure vous passez à Gwadechir-sur-Alzette, ne manquez pas de visiter la plus grande usine de nanotaxidermie au monde et en passant devant l’église aux douze clochers, mettez chapeau bas et rêvez.

Toi aussi tu es un bouseux ? Un looser ? Tu végètes dans ton trou à rats ?
Toi aussi tu peux devenir riche !
Comme les conquérants, construis ton site sur des méthodes traditionnelles !
La Tradition, la seule vraie Voie !

Flash sur le noembed

Vendredi 6 octobre 2006

Mince, tous les moteurs n’explorent pas les fichiers Flash, mon site est en Flash, je fais comment ?

C’est vrai qu’un site tout en Flash risque de payer sa beauté en référencement.
Si en plus il est moche, c’est payer cher :)
C’est risqué, disons.

La solution la plus évidente consiste à doubler le site en Flash avec son pendant en html.
Bien sûr, il faut envisager la possibilité qu’un moteur soit capable d’explorer le Flash, il risque alors de trouver du contenu dupliqué :)

De toute façon, il vaut mieux prévoir le doublon en HTML comme alternative automatique, pas à la demande.
Un seul objet à deux possibilités plutôt que deux objets distincts.

Retournons un instant dans le passé.
Pour greffer un objet dans une page, par exemple un fichier .swf :

<embed src=”exemple.swf” />
<noembed>
Contenu alternatif
</noembed>

Il n’y a pas de balise de fermeture pour embed.

Dans la balise <noembed>, on place ce qu’on juge nécessaire pour remplacer l’objet prévu dans le <embed>.

Par exemple, une image :

<embed src=”exemple.swf” />
<noembed>
<img src=”exemple.gif” alt=”Image de remplacement du Flash” />
</noembed>

Ou bien simplement du texte :

<embed src=”exemple.swf” />
<noembed>
Avec le plugin adéquat, vous auriez pu voir mon Flash exemple.swf
</noembed>

Le contenu placé entre <noembed> et </noembed> sera vu par l’internaute seulement si le contenu du <embed> ne peut être exploité pour absence du plugin adéquat.
Pour l’accessibilité, c’est l’équivalent du alt=”…” des images.
Donc c’est bien.

Comme le contenu du alt, le contenu du noembed sera lu dans tous les cas par le robot.

Cette opportunité n’a pas échappé aux référenceurs et depuis une éternité on trouve des codes de ce genre :

<embed src=”exemple.swf” />
<noembed>
[ Douze tonnes de mots-clés et de liens à cacher ]
</noembed>

On dissimule ainsi un paquet de mots-clés et de liens pour influencer les moteurs.
Pour se positionner mieux.
Pour se positionner sur des requêtes qui ne concernent pas la thématique du site.
Pour tricher, quoi.

C’est une technique obsolète disent les bien-pensants.
Elle est obsolète seulement parce qu’elle est très connue et que les moteurs la répriment.
Enfin, la répriment, faut le dire vite pour ne pas mentir longtemps.
Il en reste de pleins tombereaux sur le Web, des mots-clés cachés dans des balises </noembed>.
Et non punis.
Mais certains l’ont été, punis, et notamment chez les référenceurs pros : c’est normal, autant frapper à la source du problème.
Et en plus, ça sert d’exemple pour les amateurs.
Les webmasters fautifs se hâtent de nettoyer leur code dans la crainte de se faire coincer.
C’est éducatif et économique, taper sur un référenceur pro.

Aujourd’hui, c’est une technique à risque de blacklistage sans appel tellement la ficelle est grosse :)

Une question amusante : peut-on utiliser la balise <noembed> sans balise <embed> ?
Héhé … oui :) Essayez, vous verrez ce que ça donne.

Tout ça parce que au contraire du <noframe> par exemple, qui doit se trouver avant la fermeture du frameset, <noembed> ne saurait se trouver obligatoirement dans le <embed> … qui n’a pas de balise de fermeture sur tous les navigateurs :)

De toute façon, ce n’est pas la technique qui est obsolète, c’est le tag <embed>.
Il faut lui préférer dans tous les cas la balise object, qui s’utilise comme suit : le contenu alternatif doit être placé juste avant la balise de fermeture de l’objet.

Retour au présent, donc :

<object type=”application/x-shockwave-flash” data=”exemple.swf” width=”100″ height=”100″>
<!– les paramètres, entre autres : –>
<param name=”movie” value=”fichier.swf” />
<param name=”quality” value=”high” />
<param name=”menu” value=”false” />
<!– fin des paramètres –>
<!– Début du contenu alternatif –>
Tout ce qu’on veut de pertinent pour remplacer le Flash :
texte, images, liens, div, …
Tout un site non-flash si on veut
<!– Fin du contenu alternatif –>

</object>

C’est propre, net, crossbrowser, valide W3C et non pénalisant.

Et pour remplacer juste mon menu en Flash ?

On place un menu fait de liens éventuellement dans un div et stylisés par CSS juste avant la balise.

C’est tout simple mais c’est se compliquer inutilement la vie : mieux vaut oublier les menus en Flash.
Des liens bien traités par CSS permettent bien assez de fantaisies graphiques et le rôle d’un menu n’est pas de focaliser l’attention ni de produire des sons ou des effets visuels mais d’être lisible et explicite.

Un sac de contenu, s’il vous plaît. C’est pour le robot.

Jeudi 5 octobre 2006

On insiste souvent sur le contenu :

Faites du contenu.

Un robot a besoin de contenu, sinon il passe outre et il va voir plus loin (sur n’importe quel autre site) pour trouver à manger.

Le contenu, pour l’internaute, c’est à peu près n’importe quoi.
Du texte, du son, des images, des vidéos, des programmes à télécharger, … peut-être un jour des odeurs et des saveurs mais on n’en est pas là.

Pour le robot, qui est un être très primitif, le seul contenu qui vaille la peine, c’est le texte.
Le robot est un univore.
Ou un monovore, à vous de voir.

Tout le reste, pour lui, c’est l’emballage.
Et si un chien est capable de s’acharner sur un sachet en papier qui a contenu un sandwiche il y a quinze ans et en conserve une seule molécule d’odeur, le robot n’a aucun odorat.

En conséquence, il faut lui donner du texte.

C’est important, parce que contrairement au chien, si le robot ne trouve rien à manger, ce n’est pas lui qui meurt mais l’emballage.
Votre site, quoi.
Un site sans texte est en danger de mort par inanition du robot.

Le robot ne voit pas combien votre site est agréable à regarder, il se fiche complètement de la finesse des bordures et de la justesse des tons, c’est le genre qui ne pense qu’à bouffer.
TexteTexteTexteTexte … J’ai faim de TEXTE.

Votre contenu est fait d’images ?
C’est une galerie de photos ou de peintures ?
Au risque de vous décevoir, je dois vous dire que pour un robot, votre site est vide !

Non seulement vous devez attribuer à CHAQUE image un Alt=”description_de_cette_image” (une description pour CHAQUE image, pour que le robot fasse Miam ! comme moi devant une boîte de chocolats fourrés) mais vous feriez bien de placer une description plus longue, bien visible sur la page de l’image.

Votre site est en Flash ?
Un jour, les robots seront tous capables d’explorer les fichiers en Flash pour y trouver le texte nourricier.
Mais jusque là, songez sérieusement à doubler votre Flash par son équivalent en texte.

En attendant, il est possible de donner un contenu alternatif si le Flash ne peut être exploité par le robot … mais c’est surtout utile pour l’internaute dépourvu du plugin adéquat.

L’essentiel, c’est de comprendre que

Faites du contenu.

signifie en réalité

Faites du TEXTE.

Les sept piliers de la sagesse SEO

Jeudi 5 octobre 2006

Le référencement est un palliatif à la notoriété naturelle.
(Mister HawkEye)

Tout dépend de votre notoriété :
- soit vous devez solliciter pour qu’on parle de vous;
- soit vous êtes sollicité pour qu’on puisse se faire valoir en parlant de vous.

Celui qui n’est connu de personne et qui veut lancer un site Web peut utiliser quantité de méthodes traditionnelles, celles du marketting, mais il n’échappera en aucun cas aux impératifs de base qui concernent le site en lui-même.

La stratégie élémentaire pour un référencement efficace comporte sept points qu’on peut considérer comme les sept piliers de la sagesse en SEO.

  • Créer un contenu original de qualité et l’accroître régulièrement.
  • Assurer le confort des utilisateurs pour augmenter leur intérêt et les fidéliser.
  • Faciliter les ajouts de contenu.
  • Faire ajouter du contenu par les visiteurs.
  • Partager le contenu (le vôtre et celui des autres).
  • Faciliter le travail des robots
  • Inscrire le site dans des annuaires et obtenir des liens de référence

Chacun de ces points nécessite un développement et des explications.
Le résultat de leur mise en oeuvre sera du trafic.
Si ce résultat est insuffisant, il faudra envisager de booster le trafic par des campagnes de publicité.

Ces sept points sont indissociables du succès, ils doivent tous être rencontrés.
On pourra se passer de certains de ces points si le contenu est tellement indispensable pour les internautes que le reste devient anodin.

C’est notamment le cas pour un site officiel de support au lancement d’un film largement commenté par ailleurs dans quantité de médias.
Ce site n’aura aucun besoin de référencement, il apparaîtra et sera bien positionné du simple fait de la demande rapide et massive des internautes.

Les exceptions concernent donc seulement les sites dont la notoriété est assurée.
Mais même ces sites gagneront encore plus à compléter la liste.

Szarah