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SEO : les 33 questions essentielles

Samedi 18 novembre 2006

Sur les blogs, l’habitude est de répondre aux questions qui ne sont posées par personne.
C’est une attitude très confortable.
On compile deux tonnes de documentation et on produit un nième papier aussi bien étayé que déjà vu.

Sur une suggestion de disette, commentateur et participant de la première heure et qui commence à s’ennuyer, je vais prendre le risque de laisser les lecteurs poser les questions qui les taraudent et les empêchent de s’endormir tranquilles malgré une petite bénédictine ou un vieil armagnac.

Il y aura l’inévitable triplette

Qu’est-ce que le PR, à quoi ça sert et comment en acheter ?,

à laquelle répondront les aventuriers mais surtout le silence et des renvois vers les bons forums.

Et il y aura des questions à la disette, qui porteront sur le présent comme sur l’avenir, par exemple celles-ci, que disette a déjà posées :

- Jusqu’où doit-on spécialiser son site ?
- Existe-t-il un arbitrage à faire entre la thématique retenue et le volume du site ?
- Quelle est l’unité de base du référencement ? Le site complet, le site réseau (étendu à ses partenaires), le site à ce point éclaté qu’il en est réduit à un ensemble de données ?
- Les données sont-elles référençables ?
- Pourquoi WRI demande-t-il un lien retour sur son annuaire ?
- Quel est le rôle des internautes dans la popularité d’un site ?
- Macramé ou poil de chameau ?

Pour la suite des opérations, je serai très reconnaissante aux contributeurs :

- de ne pas citer Matt Cutts;
- de tenir des propos aussi pertinents qu’il leur sera possible, ceci sans tenter de nuire à personne;
- de ne pas noyer le lecteur sous des tonnes de références contradictoires (vous avez le droit de penser par vous-mêmes);
- de ne pas citer Matt Cutts.

Par contre, les intuitions et les états d’âme sont les bienvenus.
De même sont bienvenues les assertions non étayées, pourvu qu’elles soient rigolotes ou qu’elles donnent à penser.

Les questions sont à poser en commentaire de ce billet.

Chaque question que je retiendrai fera l’objet d’un billet dans la catégorie Questions.
Je ferai la synthèse de chaque billet dans un article séparé, en rendant évidemment à César ce qui lui appartient.
L’article évoluera au fur et à mesure des commentaires apportés au billet.

Ce ne sera ni un Wiki (puisque je reste seule aux commandes de la modération) ni un forum (puisque les sujets devront être proposés avant leur ouverture).
Avec le micro-Chat latéral où passent parfois des choses intéressantes, ce sera disons un Web 2.SZ (prononcez Ouèbe deuze), donc rien de très grave ni de très important (évitons les choses importantes, contentons-nous des essentielles et des futiles).

Tous ensemble, nous réussirons peut-être à créer un embryon de SAQ (Questions subtilement posées).

Et nul doute que ce sera une SAQ en macramé :)

(Posez vos questions à faire saquer en commentaires de ce billet).

L’e-respect des anciens

Mercredi 15 novembre 2006

Beaucoup de webmasters de nouveaux sites sont scandalisés devant la difficulté qu’ils rencontrent à se positionner avant les vieux croûtons que sont les sites plus anciens.

L’ancienneté du site pèserait-elle trop dans l’Algo ?
Les nouveaux-venus ne sont pas loin de le penser, même s’ils oublient qu’ils bénéficieront un jour, eux aussi, de cette prime à l’ancienneté.

[ Le titre est de monsieur HawkEye (le Boss de indeXweb), je l’ai froidement repris d’une discussion à laquelle je participais sur les forums WebRankInfo.
Je ne peux m’empêcher de rendre à César ce qui est bien trouvé, dont acte :) ]

Conflit de générations …

Les sites anciens, ceux d’avant l’an 2000, ont eu le temps de grimper haut dans l’arbre du positionnement et d’enfoncer profondément leurs griffes dans le fût.

Certains sont boulonnés par une quantité importante et sans cesse croissante de pages pertinentes qui leur ont valu une foule de BL naturels.

Un grand nombre de ces sites ne se sont même jamais préoccupés de leur référencement.
Ceux-là, il ne faut pas espérer leur passer devant, même avec les techniques actuelles qui étaient ignorées à l’époque : buzz et webmarketing.
Ils sont là, un point c’est tout.

S’ils doivent chuter un jour, ce sera par relativité et non par gravitation, c’est que l’arbre aura poussé et qu’ils auront oublié de continuer à grimper - se visser quelque part, c’est bien pour la stabilité mais en même temps ça paralyse.

C’est trop injuste disent les jeunes caliméros.
C’est à vingt ans qu’on peut pleinement profiter d’une Porsche.
Ils se trompent.
C’est à vingt ans qu’on se plante le plus facilement (que ce soit en Porsche ou en Clio) - mais d’accord, c’est un autre sujet.
Quoique ce soit plus facile avec une bonne vieille 911 3.3 turbo à propulsion, avec le moteur qui porte à faux derrière l’essieu arrière, il faut un minimum de talent ou d’expérience pour piloter ce type de rêve.

L’expérience ou le talent …

Mais à quoi se mesure le talent ?
Aux résultats !
Et les résultats, on les obtient comment ?
En étant le meilleur !
Bon d’accord, c’est bon pour la F1, pas pour le Web.

Je suis assez d’avis qu’il faut faire patienter la jeunesse de manière générale (j’attends bien, moi, pourquoi pas les autres ?).

Mais du côté du Web, je reconnais qu’il y a des sites remarquablement construits, bourrés de contenu intéressant, qui croissent sans cesse en quantité comme en qualité, bien branchés sur l’extérieur et qui malgré ces qualités stagnent dans le milieu des SERPs si ce n’est pas carrément dans leurs oubliettes (les oubliettes, c’est plus loin que la page 5).

Et là où ça devient vraiment injuste, c’est quand on s’aperçoit que certains sites sont objectivement meilleurs que les vioques qui leur bouchent le passage.
C’est parce que cette objectivité est humaine, le moteur en a une autre qui est froidement calculée sur des critères imparfaits.

Et peut-être bien que l’ancienneté devrait compter pour moins.
Mais on n’a aucune prise sur ce paramètre.

Il faut comprendre les moteurs, aussi : sur les millions de sites nés cette année, plus de la moitié auront disparu dans un an, remplacés par d’autres tout aussi trépignants d’impatience.

L’âge est un critère objectif, il démontre sinon la qualité au moins l’entêtement :)
L’Algo donne une prime aux têtus :)

Alors quoi ? Tricher ?
C’est assez paradoxal, dans un sens, puisqu’en général on fait tout pour paraître plus jeune :)

On peut faire vieillir artificiellement un vin (Rhooo … c’est criminel, ça), donner une patine trompeuse à un meuble, fabriquer un arbre généalogique ( si si, c’est très fréquent) mais pour faire vieillir un site, il n’y a pas de recette magique.

Certains ont essayé, d’autres essaient encore, de racheter un site ancien mais hélas … le moteur tient compte non pas seulement de l’âge du NDD mais aussi de l’ancienneté de la propriété et du changement de thématique.

Que faire, mais que faiiiiire ?

L’importance des sites anciens vient rarement de leur structure, certains sont même assez pitoyables.
Rien qu’à ce niveau des canalisations internes, il est possible de facilement les égaler et ils ne pourront rien contrer : ils devraient raser et reconstruire, donc perdre (car si tu modifies, tu es recalculé).

La qualité du contenu ?
Sur les sujets classiques, disons encyclopédiques, le volume (qui compte beaucoup) vient avec l’âge et il est difficile de faire jeu égal avec les seniors ou les collaboratifs (n’oubliez pas qu’on se fiche des images et des médias non textuels).

Question commerce ?
Un site de commerce plus ancien qui a résisté est forcément satisfaisant pour ses clients.

Vous pouvez proposer objectivement plus et mieux mais il faut le prouver … sur la durée.
Et comme il s’agit de commerce, celui qui a la place que vous visez surveille les challengers, et il bosse et rien ne l’empêche de copier vos avantages et dans ce cas pourquoi le client ne continuerait-il pas à acheter chez lui plutôt que chez vous ?

Restent les BL.
Les sites anciens ont beaucoup de liens vers d’autres sites anciens.
C’est normal : c’est le club des pépés, la mafia des vioques, le cercle des pionniers (biffez les mentions inutiles).

Si j’avais à me battre dans cette arène, j’assiègerais un petit vieux pour qu’il me consente un BL.
Je jouerais de mes charmes, je ferais valoir mes qualités, je lui dirais qu’il est beau et que sa pensée m’a beaucoup inspirée et que je tiens à poursuivre son oeuvre dans la même ligne que lui.

Bin quoi ? J’ai des tas de copines et de copains qui se sont casés comme ça :)

Plutôt que détester les vieux, faites-leur les yeux doux, prenez contact, créez des liens, faites-vous supporter.

Il y a plein de sites bien positionnés par ancienneté dont les webmasters ne se soucient pas et ne se rendent même pas compte de l’importance qu’ils pourraient avoir.
Et qui ne font pas de commerce.
Et qui sont dans une thématique proche de la vôtre.

Ce sont ceux-là qu’il convient de solliciter finement pour obtenir les BL capables de relier les générations.

Ou alors lancer plusieurs sites qui se font une fausse concurrence, les faire grimper sans tricher puis rassembler leurs forces pour l’assaut ultime.
Oh et puis non, ça ne fonctionne pas comme ça.

Le vrai plan B pour l’impatient, c’est la triche éhontée considérée comme de la légitime défense contre un Algo considéré comme injuste et imparfait.
C’est un excellent moyen pour ne jamais devenir vieux.

Rien d’autre à proposer pour lutter contre l’âge ?
Non, sinon ceci : l’euthanasie après trois ans.
Mais je sens bien que ça ne vous plaira pas trop comme idée :)
Donc : vous acceptez de vieillir.
Il faut juste apprendre la patience.

[ C’est vraiment nul, tout un billet pour en arriver à répéter un truisme. ]

Structurer à la hache

Mardi 14 novembre 2006

Pour permettre son exploitation efficace, un document doit être structuré.

La structure du document doit respecter les standards auxquels sont habitués les visiteurs.

Sinon, c’est de l’Art et sa compréhension est réservée à ceux qui ont du temps à perdre pour décoder le contenu.

Cela ne s’applique pas seulement au texte mais à n’importe quoi qui prétend être pratique d’utilisation.
Considérez une grande surface de vente : il y a des rayons clairement identifiés.
On n’y trouve pas les perceuses à côté des yaourts.
Ou alors, c’est au sens propre un souk et ça a un charme certain, mais il faut du temps pour y trouver ce qu’on est venu y chercher.
C’est pré-optimisation de la vente.
Mais attention : sur l’étal du marchand de légumes, c’est structuré.
Les carottes sont avec les carottes et les haricots avec les haricots.

Le Web, c’est le souk, tout le monde est d’accord.
Mais un site, c’est un étal, et c’est mieux quand c’est organisé.

On me dira qu’il y a les boutiques d’antiquités, tout y est mélangé n’importe comment, et qu’il y a Ikéa.
Oui mais non, ces endroits de vente participent à une autre conception, celle du parcours simili-erratique mais en réalité très finement étudié et contrôlé : un modèle à tenter de transposer sur un site.

[ Accessoirement : dans les grandes surfaces commerciales, c’est à la sortie qu’on trouve les petites choses inutiles voire nuisibles et qui font grossir.
Placez donc vos annonces à la sortie de votre site, pour que l’internaute les consomme au moment où il veut se tirer.
Le tout est de savoir où se trouve la sortie de votre site mais c’est facile avec vos statistiques, et c’est un autre sujet. ]

Revenons aux choses simples :
- le contenu, c’est principalement du texte;
- il convient de structurer le texte de manière à ce qu’il soit le plus facilement exploitable par les internautes;
- parmi les internautes, il y a bon nombre de personnes complètement inféodées aux modèles traditionnels de structure, il faut donc éviter d’innover.

Le modèle le plus connu, le plus courant, le plus vulgaire, c’est le livre.

Le roman est structuré très simplement : en chapitres.
Comme structure, on trouve donc :

- Titre du roman
- Chapitre 1
- Chapitre 2
- …
- Chapitre n

Deux niveaux.
Et les romanciers sont devenus tellement paresseux que la mode s’est imposée de ne plus donner de titre aux chapitres.
Avant cette déliquescence qui se prétend progrès, on trouvait pour les vraies oeuvres littéraires des structures plus élaborées.

Considérons La légende des siècles de Victor Hugo.

Nous y trouvons trois séries.

Chaque série est séparée en chapitres eux-mêmes divisés en sous-chapitres, ce qui donne par exemple (que les puristes placent des majuscules là où ils le jugent bon) :

- Titre : La légende des siècles

  - Première série : Histoire - Les petites épopées

    - D'Eve à Jésus
      - Le sacre de la femme
      - La conscience
      - Puissance égale bonté
      - Les lions
      - Le temple
      - Booz endormi
      - Dieu invisible au philosophe
      - Première rencontre du Christ avec le tombeau

    - Décadence de Rome
      - Au lion d'Androclès

    - L'Islam
      - L'An neuf de l'Hégire
      - Mahomet
      - Le cèdre

(...)
  - Deuxième série
    - (...)
      - (...)

  - Dernière série
    - (...)
      - (...)

Il s’agit d’une structure à quatre niveaux, titre compris.
Comme il s’agit de Victor Hugo, tout est dit, on ne discute pas : quatre niveaux titre compris, il n’en faut pas plus.

[ Les ratiocineurs diront que Décadence de Rome ne comportant qu’un seul enfant ne devrait pas se trouver au même rang que les autres chapitres mais l’enfant en question, Au lion d’Androclès, est en fait divisé en parties qui, se succédant dans un concept commun, ne peuvent être listées comme s’il s’agissait d’entités autonomes.
C’est là que le roman privé de titres de chapitres retrouve sa légitimité :) ]

Un, deux, trois, … beaucoup, ainsi comptaient les sociétés primitives.

La capacité de calculer n’a rien changé à cette limite.

Nous comptons trois dimensions et il nous est difficile de nous en représenter plus (même si on peut les utiliser).

Trois est l’exacte mesure de la capacité structurelle de la pensée humaine.

En matière scientifique, par exemple sur Medline, l’arborescence compte un niveau de plus … mais cette source est destinée à l’exploitation par des cerveaux formés.

En bref : le titre et trois niveaux, point barre.

Et chaque niveau doit porter un titre.

Comme les concepteurs du HTML avaient lu Victor Hugo (mais si, bien entendu) et qu’il leur en était resté quelque chose, ils ont prévu des balises pour les sections des documents.

Il s’agit évidemment des balises Hn.

Reprenons :

- Titre : <h1>La légende des siècles</h1>

  - <h2>Première série : Histoire - Les petites épopées</h2>

    - <h3>D'Eve à Jésus</h3>
      - <h4>Le sacre de la femme</h4>
      - <h4>La conscience</h4>
      - <h4>Puissance égale bonté</h4>
      - <h4>Les lions</h4>
      - <h4>Le temple</h4>
      - <h4>Booz endormi</h4>
      - <h4>Dieu invisible au philosophe</h4>
      - <h4>Première rencontre du Christ avec le tombeau</h4>

Quatre niveaux, de H1 à H4, suffisent.
La norme prévoit deux niveaux de plus : H5 et H6.
C’est parce qu’elle a prévu l’utilisation par des cerveaux formés (H5) et par des cerveaux aliens (H6).
Ne vous servez pas de ces niveaux si vous voulez ratisser large.

Mais utilisez systématiquement les autres ! (de H1 à H4)

Existe-t-il une autre manière pour baliser proprement un document ?

Non ./

Il faut utiliser les balises H : structurer à la hache.

Par défaut, les navigateurs dessinent les balises H en différentes tailles et graisses, le H1 étant le plus important donc le plus visible.

Vous pouvez facilement arranger ces tailles et graisses (et la police, la couleur, …) au moyen des CSS MAIS veillez à conserver la hiérarchie
jusque dans le rendu visuel : H1 plus important que H2, H2 plus important que H3 et ainsi de suite.

L’internaute vous en saura gré.

Un détail important : sur le Web et plus particulièrement pour les moteurs, l’unité documentaire de base est la page,
pas le site.

Le H1 désignera donc le titre de la page et non pas celui du site.
Le title pourra froidement reprendre le contenu du H1 sans que ça nuise en rien au référencement.

Evitez de placer un lien en H1 vers la Home.
C’est bourrin.

Autre détail : la page étant l’unité de base, elle ne peut comporter qu’un seul H1.
Et s’il ne s’y trouve pas de H1, un H2 n’y a guère de sens, d’accord ?
Comme un H3 sans H2. Etc …
Et comme une page sans H1 :)

Restez logiques, les ptiloups.

Dernier détail : les balises H sont des titres, elles ne suffisent pas à faire un contenu, sauf pour les moteurs idiots sur des pages satellites.
Il faut ajouter du contenu entre les H.
Avec une exception pour le Plan du site et encore, je préfère trouver une courte description de la section après chaque titre.

Aurais-je tout dit sur le H ?
Sans doute que non.
Mais probablement assez pour que vous puissiez en faire un usage judicieux, efficace et honnête.

Pour ceux du fond dont je vois les anti-sèches dépasser des manches et qui rigolent, un dernier vers de Victor, pour la route :

(…) l’oeil était dans la tombe, et regardait Caïn.

Vivez caïn-caha, empochez votre cash, ça ne durera pas.

Il est probable qu’un jour le moteur mettra à la poubelle les abus de H.
(Humour).

PS : assez contente de ce caïn-caha :)

Le Web 3.0 sera un macramé

Lundi 13 novembre 2006

La représentation qu’on se fait de quelque chose conditionne l’usage qu’on en fait et les espoirs que cette chose peut porter.

L’image communément retenue pour représenter le Web, c’est la toile d’araignée.
Pour preuve : n’appelle-t-on pas les robots des moteurs de recherche des spiders ?
Le Web pour spiders, c’est glauque.

C’est une image réductrice à mon sens et je lui préfère celle de la réalisation en macramé.

La toile d’araignée ne préexiste pas à l’araignée.
L’araignée crée la toile en se déplaçant.
Le spider ne crée pas le Web, il se contente de s’y mouvoir.

L’image est donc fausse, pour fortement ancrée qu’elle soit dans la sous-culture informatique.

Je cherchais une représentation du Web qui soit à la fois plus juste et plus sympathique.

J’ai trouvé : le Web est une réalisation en macramé.

Le macramé est une oeuvre humaine et de un, et exit l’épouvantable arachnide qui enserre la planète dans ses filets gluants (ça colle, une toile d’araignée, c’est fait pour capturer des insectes volants et parfois des colibris). Un seul mot : Berk !

De deux, le macramé est un ouvrage composé sur une trame.
Comme le Web : les gentils webmasters accrochent leurs sites sur le canevas du réseau.

De trois, il est question de mailles et de nouer sur le Web comme pour le macramé, alors que le noeud est ignoré par l’araignée.

De quatre, la richesse et la beauté des éléments noués à la toile du macramé sont pareilles à celles du Web : il y a de beaux sites et des sites moches mais la variété y est infinie.
Sur la toile de l’araignée, on ne trouve que les dépouilles de malchanceuses victimes.
Vous voulez continuer à voir un Web parsemé de charognes ?

Je compte sur vous pour ajouter en commentaires à cette énumération qui tend à démontrer que le Web, c’est bel et bien un macramé de sites :)

Changeons de modèle !
Restituons au Web ses nobles origines artisanales et ses matériaux de qualité !

Le Web 3.0 sera en coton coloré, en soie, en fil d’or et en toile de jute !

Structure et contenu

Dimanche 12 novembre 2006

Quelle structure adopter pour mon site ? est une question redondante chez les jeunes webmasters.

A. Le contenu considéré par les robots est composé pour l’essentiel de pages à lire et de liens à suivre.

B. Les robots et les internautes préfèrent les chemins courts. Surfer oui, déterrer à la pelle, non. Le bon sens commande que l’information (la page) recherchée ne soit pas à plus de deux liens (clics) de la page où on se trouve dans le site.

C. N’importe quelle information (page) que l’on tient à référencer doit être accessible de n’importe quel point du Web et donc doit disposer de son URL propre.

D. La structure physique est indépendante de la structure logique.

Ces quatre considérations élémentaires ne font pas encore partie de l’instinct des webmasters, ni même de leur éventuelle formation si l’on en juge par le nombre de sites mal fichus.
Peut-être une liste de recommandations vigoureuses sera-t-elle plus pratique ?

1. Pas de page de garde ou dite splashscreen comportant juste un bouton Entrez.

2. Il faut prévoir la navigation interne de manière à ce que l’internaute ne soit pas obligé d’utiliser le bouton Page précédente du navigateur.
Oubliez le navigateur !

3. Il faut prévoir une page Plan du site.
(Convention : * ceci est un lien *)

* Home *
* Chapitre 1 * [ Description du Chapitre 1 ]
    * Sous-chap. 1.1 * [ Desc. du sous-chap. 1.1 ]
    * Sous-chap. 1.2 * [ Desc. du sous-chap. 1.2 ]
    * Sous-chap. 1.3 * [ Desc. du sous-chap. 1.3 ]
    * ... *
    * Sous-chap. 1.n * [ Desc. du sous-chap. 1.n ]
* Chapitre 2 * [ Desc. du Chapitre 2 ]
    * Sous-chap. 2.1 * [ Desc. du sous-chap. 2.1 ]
            * s-s-chap. 2.1.1 * [ Desc. du s-s-chap. 2.1.1 ]
                * s-s-s-chap. 2.1.1.1 *
                  [ Desc. du s-s-s-chap. 2.1.1.1.]
                * s-s-s-chap. 2.1.1.2 *
                  [ Desc. du s-s-s-chap. 2.1.1.2.]
                    * s-s-s-s-chap. 2.1.1.2.1 *
                      [ Desc. du s-s-s-s-chap. 2.1.1.2.1.]
            * s-s-chap. 2.1.2 * [ Desc. du s-s-chap. 2.1.2 ]
    * Sous-chap. 2.2 * [ Desc. du sous-chap. 1.2 ]
    * ... *
    * Sous-chap. 2.n * [ Desc. du sous-chap. 2.n ]
* Chapitre 3 * [ Desc. du Chapitre 3 ]
    * Sous-chap. 3.1 * [ Desc. du sous-chap. 3.1 ]
    * Sous-chap. 3.2 * [ Desc. du sous-chap. 3.2 ]
    * ... *
    * Sous-chap. 3.n * [ Desc. du sous-chap. 3.n ]
* Chapitre n * [ Desc. du Chapitre n ]
    * ... *
* Contact *
* Copyright et CGU *

Cette page Plan du site peut reprendre l’arborescence complète du site ou se limiter aux deux premiers niveaux (chapitres et sous-chapitres) si la profondeur de la documentation s’arrête généralement là.
Dans l’exemple, il n’y a pas de s-s-s-chap autre part que dans le chapitre 2, alors que les autres niveaux sont constants pour tous les chapitres. Pas besoin de lister les s-s-s-chap dans le Plan du site dans ce cas.

En fait, la première chose à faire quand on prépare un site, c’est cette page de plan.
Cela permet d’affirmer la structure, de la peaufiner et de la nettoyer des éléments inutiles.

Par exemple, un niveau qui serait unique doit poser interrogation : est-il nécessaire d’en faire un niveau ou bien serait-il plus judicieux d’en faire une note de bas de page ?
Ou de le remonter d’un niveau en tant que Cas particulier (ce qu’il est) ?

Dans l’exemple, c’est le cas pour
* s-s-s-s-chap. 2.1.1.2.1 * [ Desc. du s-s-s-s-chap. 2.1.1.2.1.]

Une structure qui s’arrête au troisième niveau est généralement suffisante :

Home
- Literie
- Electro-ménager
  - Electro-ménager/toasters/
    - Electromenager/toasters/boulimex-55p
- Linge de table et de maison
- ...

Les choses sont rarement plus compliquées.
Au départ de la Home, on trouve le boulimes-55p au bout de deux clics.
Pareil au départ de n’importe quelle page si on passe par le Plan du site.
Si la nécessité s’impose de plonger plus en profondeur, on peut prévoir un quatrième niveau pourvu qu’il soit habituel, nombreux et justifié.
Les matières scientifiques peuvent exiger beaucoup plus de niveaux, bien entendu mais ceux qui les organisent peuvent se baser sur des structures pré-établies, je ne vais rien leur apprendre :)

4. Chaque page de niveau n doit comporter au minimum :
- un lien vers la Home;
- un lien vers le Plan du site;
- un lien vers la page-mère n-1.
On croirait pouvoir s’en tirer à bon compte en incluant en standard un menu complet sur chaque page mais c’est penser aux robots et non aux internautes.
En effet, l’internaute doit pouvoir remonter à la page-mère sans avoir à fouiller dans un menu.
Le lien spécifique s’impose en plus du menu dès que la page-mère n’est pas accessible d’un seul clic dans le menu.

5. Les descriptions de chaque (ss-)chapitre sur la page du Plan du site permettront à cette page d’être référencée.

6. Si la structure est légère, la Home peut servir de Plan de site. Légère signifie : pas plus de 50 liens au même niveau unique (ça existe).

7. Si les liens sont faits avec des images et non du texte, songez à compléter correctement l’attribut alt de chaque image, par exemple :
<a href=”http://example.com/…/toasters.php”><img src=”http://…/images-example.com/menu/toasters.jpg” … alt=”La page des toasters sur example.com“><a>
N’abusez pas des mots-clés, tout de même : un peu de décence s’impose, renseignez juste ce qui peut intéresser l’internaute et dans cet exemple, il serait plus propre (sinon plus efficace) de supprimer ce qui est en gras.

8. Le lien vers la Home peut utilement être placé en doublon sur le logo correctement alté du site, logo qui sera présent sur toutes les pages du site. L’internaute moyen commence à prendre l’habitude de cliquer sur ce logo quand il est perdu. Bon, ça double le nombre de liens vers la Home, si on a un doute on fait l’un ou l’autre : un lien sur le logo ou bien un lien standard dans le menu ou sur une image.
Article 15.

9. Au niveau du référencement, chaque page doit disposer de l’URL qui lui correspond.
Une page en (i)frame a peu de chances d’être référencée.
Une page à contenu variable (Ajax) a peu de chances d’être référencée.

10. La structure physique du site peut être froidement calquée sur sa structure logique, ça simplifie la maintenance de l’ensemble et les robots se fichent complètement de l’emplacement physique des ressources.

11. Pour les URL, on privilégiera les paths complètement et totalement absolus (http://…) au détriment des chemins relatifs de type /, ./, ../ ou autres. Ne me demandez pas pourquoi, il y a plein de discussions sur les forums à ce sujet mais c’est clair qu’un robot est fait pour tracer sur les chemins absolus et pas sur les relatifs : Continuez tout droit jusqu’à la ferme des Michus et tournez à droite, ça ne le fait plus trop à l’heure du GPS.

12. Des mots-clés comme noms de répertoires pour la structure physique ? C’est vrai que ces noms vont se retrouver dans l’URL et que cela peut peser et qu’on en a déjà abusé au point qu’on parle de pénalités.

Pas de mystère : plus le mot-clé est à gauche dans l’URL, plus il aura de poids.
Quel poids ? Là est le mystère :)
Vous ne perdez rien à essayer d’utiliser sobrement des mots-clés comme noms de dossiers dans la structure physique.
Sobrement = sans lourdeur manifeste, sans intention trop évidente d’influencer le moteur.
Songez à la longueur des URL : le plus court possible, c’est ce qui se fait de mieux.
Le gentil moteur doit stocker tout ça.

D’un autre côté, quoi de plus légitime que ce path ?
root/electromenager/toasters/

L’abus commencerait à
root/electromenager/toasters/toasters/
J’ai même vu l’équivalent d’un
root/electromenager/toasters/toasters/toasters/toasters/
dont il faudra que j’aille vérifier s’il existe toujours, pour ma collection d’abus manifestes non pénalisés sinon non détectés après x temps.

C’est fini ?
Pas de point 13 ?
Non, jamais de point 13.
LE moteur est ricain et les ricains n’ont pas de treizième étage :)

C’est LEUR faute si je n’aborde donc pas ici la question des sites multilingues (Vaut-il mieux des sites séparés, des sous-domaines d’un site unique ou un dossier par langue ?).