Archive pour novembre 2006

Eviter les résultats supplémentaires dans les SERPs de GG

Vendredi 10 novembre 2006

Il ne se passe pas de jour sans qu’un webmaster demande

Quel est le truc pour avoir des lignes supplémentaires dans les résultats de GG ?

Et on devine qu’il salive d’abondance : un nouveau défi à relever !

C’est vrai que pour un site, un bloc d’URL dans les pages de résultats, ça fait sérieux.
Ça impressionne le chaland, ça incite à oublier le reste de la page et à choisir un clic dans cette mini-page qu’est le bloc.

Ça disqualifie presque le reste de la page.
C’est donc tentant comme un beau fruit sur un arbre.
J’en veux un, j’en veux un !
Mais si c’était trompeur ?

On a pu lire (beaucoup) que cet affichage correspondait au TR et que les sites qui en bénéficient seraient donc des sites de référence.

Après deux mois d’observations et au vu de la qualité médiocre de certains sites qui affichent des résultats supplémentaires, il est permis d’en douter.

Les résultats supplémentaires proviennent des index accessoires du moteur, ils sont affichés automatiquement quand un site apparaît en premier sur une requête donnée.
Les pages supplémentaires seraient celles qui n’apparaissent pas, ou très mal, dans l’index principal.

Ceci expliquerait pourquoi de très nombreux sites anciens bénéficient de cet affichage.
Et le constat de cette ancienneté aurait entraîné la confusion entre cet affichage et le TR.
Voilà.

Les résultats supplémentaires cibleraient alors des pages à améliorer pour qu’elles apparaissent dans l’index principal avec un rang honorable.

La potion standard serait à administrer à ces pages : amélioration du contenu, titre et description plus léchées, meilleur ciblage par BL, … vous connaissez la musique.

N’importe quoi pour sortir ces pages des résultats supplémentaires tant convoités par certains :)

Affirmez vos thématiques

Mardi 7 novembre 2006

Un conseil souvent donné aux webmasters qui souhaitent établir un partenariat ou obtenir un BL, fût-ce dans un annuaire, est de privilégier la thématique.

Autrement dit : il s’agit de rester dans la thématique.

Par exemple, si on parle d’oiseaux, on évitera de faire référence à un site d’astronomie.

Ce conseil est compris d’instinct comme judicieux mais bien peu se demandent comment les moteurs s’arrangent pour déterminer les thématiques.

Toujours d’instinct, celui qui s’interroge pensera que le moteur compare les mots-clés des deux sites liés pour établir un degré de correspondance entre les thématiques.

Or, la thématique n’est pas vraiment dans les mots, elle en découle.

Après l’indexation de ses mots, une page peut être représentée comme un tableau multidimensionnel, chaque mot étant une dimension, l’ensemble formant un espace vectoriel où chaque mot a la même importance.

Un tri élimine les mots qui ne participent pas à une quelconque thématique, principalement les mots grammaticaux : les articles, les adjectifs non qualificatifs, les conjonctions (coordination et subordination) et les prépositions.

Restent les mots significatifs qu’il s’agit de pondérer (= leur attribuer un poids).
Cette pondération se base sur le nombre d’occurences1 du mot dans le texte et sur sa rareté (spécificité).

On pourrait comparer deux textes mot significatif par mot significatif mais chaque mot pris isolément peut avoir différentes significations et cela se complique encore du fait que les polysémies et les homonymies sont différentes pour chaque langue humaine (par exemple, les jeux de mots sont difficilement traduisibles).

C’est jouable mais malheureusement, et même si chaque thématique est supposée disposer d’un vocabulaire spécifique que l’on retrouvera dans tous les textes traitant de cette thématique, il existe quantité de thèmes qui partagent le même vocabulaire. Plus rares sont les textes traitant d’une même thématique avec des mots différents, mais ils existent et sont plus difficiles à mettre en correspondance.

Il est préférable de considérer la somme des vecteurs représentés par les mots significatifs pondérés, ce produit scalaire sera la thématique.

A ce stade, il devient possible de comparer deux textes de sites différents pour tenter de décider si, globalement, ils traitent de la même chose.

Conséquences :
- il faut veiller à utiliser les mots spécifiques à la thématique choisie et éviter d’emprunter le jargon d’un autre thème;
- il convient de réduire sinon de proscrire toutes les fantaisies (déplacements métaphoriques, jeux de mots, …) qui laisseraient le moteur perplexe ou plus exactement pourraient l’empêcher de cerner la thématique;
- pour les mots destinés à affirmer la thématique voulue, ne négligez pas (mais sans en abuser) les mots voisins pertinents (hyperonymes) ou plus spécifiques (hyponymes);
- il vaut mieux traiter une thématique précise : un thème, un site;
- une page doit être auto-référente au niveau de la thématique, on doit y trouver un vocabulaire précis, non ambigu;
- un texte doit être écrit dans une seule langue (sauf pour les citations clairement balisées comme telles);
- il faut veiller à l’orthographe; même si les moteurs prennent les erreurs en considération ce sont celles de l’internaute qui cherche, l’exploitation systématique de cette caractéristique par les auteurs sera un jour considérée comme abusive.

1 On voit encore trop souvent des pages bourrées de mots-clés répétés n’importe comment. Quant au nombre d’occurences d’un mot dans un texte, l’art du bien écrire recommande d’utiliser les synonymes plutôt que la répétition brutale et ça tombe bien : les moteurs sont devenus capables de traiter non seulement la synonymie des unités lexicales (les mots simples) mais aussi celle des expressions, sans compter la prise en compte des variations emphatiques porteuses de sens, ils feront par exemple une distinction entre dieu et Dieu.
Il n’existe plus de motif pour écrire bourrin à destination des moteurs.

La pub-erté du Web

Vendredi 3 novembre 2006

Bouboule_235 se fait du mouron.
Il a lu que certains internautes utilisent des anti-pubs.
Des petits utilitaires qui bloquent l’affichage des encarts publicitaires.

Bouboule_235 découvre le monde :)
Il ne sait pas que depuis longtemps le moindre des firewalls est capable de faire ça.

On le rassure, on lui dit que tout va bien, que les hérétiques sont peu nombreux.
On parle de vingt, trente pour cent.
En réalité, on n’en sait rien du tout, ça peut partir comme une traînée de poudre.

Bien plus rapidement que l’expansion de FF.

Une très intéressante discussion naît sur
les forums WebRankInfo, tous les arguments sont pris en considération, c’est très positif au final.

Mais Bouboule_235 n’est pas trop rassuré.
Son trouble vient du fait qu’il n’avait jamais envisagé ce paramètre : que l’internaute prenne la publicité en grippe.

Menfin ! C’est scandaleux !
Et certains d’envisager des mesures de rétorsion : Tu ne veux pas de mes affichages publicitaires, je te bloque l’accès à mon site. Tendances suicidaires :)

Jusque là, ça avait bien fonctionné, pourtant.
Effet de nouveauté dans un système en croissance, augmentation de la densité de la publicité, et enfin saturation.

Les régies le savent bien qui multiplient les vecteurs, on en est aux vidéos mais ensuite ?
Que faire pour maintenir l’intérêt ?
Rien.

On verra de plus en plus d’internautes se passer des annonces.
Pendant un certain temps, la croissance du nombre d’internautes compensera celle des anti-pubs.
Cela ne durera pas : les bloqueurs de pub finiront par augmenter de façon perceptible.
Dans deux ans, trois peut-être, on peut envisager 50% de surfeurs non publivores.
A l’horizon 2010, disons.

Et à partir de là, ce sera un raz-de-marée.
Comment puis-je l’affirmer avec autant de certitude ?
Parce que les prophéties ne fonctionnent jamais aussi bien que quand elles sont annoncées :)

Il reste donc quelques petites années aux webmasters qui vivent de l’affichage publicitaire pour trouver des arguments capables de faire venir les internautes, de les fidéliser et de leur vendre quelque chose.

On peut freiner le mouvement en cassant les sites arbres de Noël, en faisant la publicité discrète et utile pour l’internaute, en la faisant oublier.
En éliminant tout ce qui fait percevoir la publicité comme une nuisance intrusive et parasite.
En triant soigneusement les annonces pour les nettoyer des messages déplaisants ou porteurs d’arnaques.
Là, c’est surtout aux régies de faire le boulot.

Il ne sert à rien d’argumenter au niveau de l’aspect économique, de la possible augmentation des coûts du surf, …
C’est l’internaute qui décidera.
Et s’il faut un web-des-pauvres-qui-sont-obligés- de-subir-la-pub-par-manque-de-moyens, hé bien ce sera un nouveau créneau :)
On est bien passés par des hébergeurs gratuits mais à affichage de pubs, on s’en est débarassés sans sourciller, c’est une question d’évolution des mentalités.

La publicité, c’est comme le tabac ou l’alcool, il faut que ça fasse plaisir. Ce qui est dégoûtant c’est quand c’est imposé, ce qui est nuisible c’est quand ça devient une assuétude.

Et beaucoup de webmasters sont addicts à la publicité : ils ne peuvent pas s’empêcher d’en afficher, ils ne cherchent même pas d’autres moyens pour gagner de l’argent, ils sont victimes.

A terme, il n’y a pourtant guère d’illusions à se faire : le modèle publicitaire actuel du Web disparaîtra.

La publicité, c’est la puberté du Web.
Le WEB 3 sera adulte et moins boutonneux.

Du macramé pour les SEOs ?

Mercredi 1 novembre 2006

Il arrive que l’on se retrouve positionné pour une requête non prévue.
Faut-il insister dans la voie ainsi tracée par le robot ou est-il plus judicieux de s’accrocher désespérément au projet initial ?

Vaut-il mieux pour les berSZerkers renoncer à positionner ce blog sur la requête SEO (aucune chance avec mes douze milliards de prédécesseurs) et chercher à percer sur d’autres mots ?

Je m’interroge.

En fait, je pourrais d’ores et déjà me recycler dans la confection de couvertures en macramé pour petits chiens puisque realisation en macramé semble avoir bien plu au moteur : troisième :)

Je me tâte.

La vraie solution universelle ne serait-ce pas de faire n’importe quoi (mais proprement), de voir ce qui accroche le moteur et d’insister dans cette voie ?

Ne riez pas : ça se fait.

En tout cas quand on accepte de traiter n’importe quel sujet, le principal objectif étant de se positionner.

Pour placer des AdSenses ou pour la simple gloire, qu’importe : le macramé porte sa récompense en lui.

Se laisser guider par le moteur …
Le moteur, source d’inspiration …

A cette idée, mon imagination tricote.
Et le tricot n’est pas très éloigné du macramé.

Des fiches sur différentes réalisations en macramé, c’est certainement à ma portée si je me documente et si je m’applique.

Des couvertures en macramé pour chiens de luxe.
Des couvre-lits en macramé pour hôtels savoyards.
Des coussins en macramé pour harems scandinaves.
Des abats-jours en macramé pour lampes hanséatiques traditionnelles.
Des garnitures de sofa en macramé pour les salons de l’Elysée.
Une étole d’apparat en macramé d’hermine pour le sacre d’un empereur campé par Jean Reno dans un futur Besson.
Une cape pour la première apparition officielle aux sites préhistoriques de Malte du Pape Benoît XVI, Bailli Grand Croix de l’Ordre de Malte.

Entre mes travaux de crochet et de tricot, il doit rester une petite place pour cet exercice splendide.

Bien sûr, il me serait pénible de changer tout de go mes aiguilles d’épaule et d’abandonner la SEO.
Notez que les aiguilles y participent déjà, ce sont des banderilles.

Il s’agit d’opérer une reconversion en douceur, d’y aller calmement, de définir un produit porteur.

L’idée, c’est de proposer des bonnets en macramé pour SEOs.

Des bonnets pour qu’on puisse, partout, les distinguer du commun des mortels.
Pour qu’il devienne évident, au restaurant comme à l’opéra, que le porteur de ce bonnet en macramé est un spécialiste de l’optimisation pour la recherche par moteurs.
Et certainement que le macramé est plus indiqué que la laine bouillie ou que le feutre moulé à la vapeur sur une tête en bois.

Bien sûr, ces bonnets auront un prix.
Ils seront réalisés à la main par des artisans longuement formés aux Arts et métiers.

Peut-être faudra-t-il décliner le produit, lui adapter des oreillettes andines pour l’hiver.
Etablir des relations de commerce équitable avec différents fournisseurs lointains.
Songer à des matières nobles telles que la sargassum muticum ou le rarissime varech de Transylvanie.

Ces bonnets en macramé rare, les SEOs devront les mériter.
Rien de plus normal puisque la maison sera aussi Fournisseur de Sa Sainteté, des monarques et de Ikéa.

Ainsi révassai-je à l’heure du thé et le temps de le dire, ce fut écrit par la grâce de mon Olympus speech-to-text, et par la fière propulsion de WordPress, ce fut publié.

L’avenir nous dira ce qu’en retiendront les robots.