Les dérives du nofollow

Frêle valeur de l’attribut rel du lien, le nofollow sert à …
A quoi, au juste ?

Ce n’est pas une valeur officielle mais une création-propriétaire de Google à la fin de l’année 2003.
Depuis son invention et sa généralisation, le nofollow n’a cessé de susciter les polémiques.
Je ne prendrai pas parti, me contentant d’acter que cet attribut ajoute à l’arsenal mis à la disposition du webmaster pour limiter l’usage qui peut être fait de son contenu (une sorte de complément au META robots).

En principe, il s’agissait de lutter contre le spam de liens dans les messages et signatures des forums et des livres d’or comme dans les commentaires des blogs.

De neutraliser les liens des spammeurs, sans pour autant prétendre apporter ainsi la solution ultime.
Et de fait, si un lien <a href=”…” rel=”nofollow”> annule le poids éventuel de la référence (Pas de vote pour le site lié, outrageusement dévié en Le PR n’est pas transmis), il n’empêche pas le lien d’être suivi par le robot ou cliqué par l’internaute.
Le nofollow allait rapidement équiper la plupart des CMS.

Les spammeurs ont réagi en continuant à inonder les blogs et les forums de liens désormais sans poids mais toujours cliquables.
Mais ils ont été obligés d’enrober leurs liens avec un discours cohérent et tentateur, par exemple des plaisanteries (plus ou moins) amusantes.
La nuisance a été obligée de muter :)

Personnellement, j’apprécie tout ce qui force les nuisibles à bosser.
Tout ce qui les oblige à faire preuve de créativité.
Ça fait parfois avancer des domaines laissés en friche et au final ça peut déboucher sur des applications honorables et licites.
C’est positif.

Donc, et malgré la neutralité que j’affichais plus haut, voilà un point de plus à l’actif du nofollow.

L’argument décisif, de mon point de vue, c’est que cet attribut permet au webmaster de valider le lien ou d’en faire une décoration accessoire.
Au risque de se faire enflammer par un lié sans poids.

Et bien sûr il y a les petites utilisations standards, comme aligner mille liens par page sans risquer de passer pour une farmlink du moment que tout est en nofollow.
Le nofollow sert aussi à limiter les liens sortants aux seuls liens de la même thématique sans pour autant se priver des autres liens.

Différencier l’intérêt qu’on porte aux liens, c’est positif.

Ah oui mais …
Seul le robot connaîtra l’opinion du webmaster, à moins que les liens normaux et les liens en nofollow soient colorés de manière différente pour signaler la différence à l’internaute.
Et il faudrait aussi trouver un moyen pour transmettre cette information à l’internaute qui n’utilise pas les couleurs (accessibilité, toujours).

L’attribut, non accompagné d’une signalétique appropriée, est réservé aux robots.
Et mince … don’t do evil, ne faites RIEN seulement pour les robots.

SAUF des sitemaps et des liens en nofollow ? :)

4 réponses à “Les dérives du nofollow”

  1. chiendent dit :

    Bonsoir, j’aime l’humour et le style et j’en apprend tous les jours.
    Je ne connaissais pas le nofollow, il est vrai que je suis ultra
    novice sur le web.
    Je plains les spammeurs et tricheurs de tous horizons. Que de travail,
    que de temps passé!
    La moralité: ne faites rien seulement pour les robots! Excellent.
    Ils ne vont pas nous empécher de vivre et de faire de beaux sites
    surtout Google!
    Merci.

  2. HawkEye dit :

    Salut Szarah,

    Le rel=”nofollow” permet une autre utilisation, et non des moindres.

    On sait que Google a lancé une chasse aux liens “non naturels”. A en interpréter les mots de Matt Cutts, on pourrait même craindre des pénalisations dans le cas de liens clairement identifiables comme “achetés” ou “négociés”.

    Lorsque je négocie un échange de liens à vocation d’échange ou de fourniture de trafic, j’envisage sans honte d’utiliser rel=”nofollow”. Cela a plusieurs effets:

    - d’une part, le lien ne représente pas un risque pour le site lié.
    - d’autre part la page qui fait le lien ne voit pas sa pertinence “diluée”: les autres liens -naturels- présents sur cette page restent privilégiés.
    - finalement, il se pourrait que ces deux sites, de par la démonstration d’une certaine forme de bonne volonté et de rigueur (professionnalisme ?!), gagnent quelque faveur auprès de Google (amélioration de la confiance accordée au site ?).

    Bonne journée :D

  3. effisk dit :

    Il existe des extensions sur firefox pour surligner les liens nofollow (SEO for Firefox par exemple). Il est d’ailleurs étonnant de voir le nombre de ces liens sur le web.

  4. SZarah dit :

    Il y a du neuf sur le sujet : voir l’article de Olivier Duffez sur WebRankInfo.

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