Peaufinez vos liens sortants
A force de lire que chaque lien qui sort d’un site fait perdre un peu de PR, le webmaster se met à calculer soigneusement l’intérêt qu’un tel lien peut présenter.
On y perd beaucoup en spontanéité.
A force d’être à l’affût du moindre murmure énoncé par Matt Cutts et de tenter de l’interpréter au mieux, on se lance dans des considérations qui touchent parfois à la schizophrénie.
Par exemple, en 2005, Matt Cutts avait laissé entendre qu’il est bon de faire des liens vers des sites qui font autorité.
On se posa des questions.
S’agissait-il de sites à la crédibilité automatique (ah ah !), du type .gov ou .edu, ou bien simplement de gros sites connus ?
Les deux ?
Ou bien l’annonce était-elle stratégique et servait-elle à désamorcer la frilosité des webmasters à risquer la supposée dispersion de leur PR ?
Dix-huit mois plus tard, les interrogations subsistent et aussi les inutiles prises de tête.
Parce que la réponse est simple : si vous considérez qu’un lien peut ajouter à la qualité de votre discours, il ne faut pas hésiter à le faire.
C’est VOUS qui décidez qu’une source est pertinente pour renforcer votre dire.
Vous ne devriez jamais faire un lien parce que vous pensez que le site ciblé est bien considéré par l’un ou l’autre moteur.
Et vous ne devriez jamais hésiter à faire un lien qui avalise, conforte ou renforce votre contenu.
Plus récemment, une informelle cabale (un terme que Jean-Claude Wacquet a examiné sous toutes les coutures) visa la Wikipedia.
Il était question de ne plus lui faire de liens, pour la punir d’avoir passé ses liens sortants en nofollow.
Voilà qui illustre bien une certaine forme de schizophrénie
En se privant volontairement d’un lien pertinent, on calcule au lieu de renforcer son contenu.
On se coupe un doigt pour ne pas risquer de griffer son vernis à ongles.
Pour chaque chose avancée, on devrait apporter des références.
La recherche soigneuse de ces références est une marque de qualité.
Vous n’aimez plus la Wiki ?
Plutôt que vous priver d’une référence, faites un lien vers la ressource où elle-même a puisé.
Faites même mieux : trouvez une référence qui lui a échappé et qui vous paraît judicieuse par rapport à votre discours.
Enfin quoi ! Bossez un peu.
Bien sûr, cela signifie que vous me croyez quand je vous dit qu’un lien judicieux peut pousser l’un ou l’autre des facteurs qui peuvent améliorer votre crédibilité et même votre positionnement.
Si vous n’y croyez pas, vous finirez en autarcie et ça, c’est de l’anti-Web.
Si vous y croyez, vous prendrez soin également à ne pas faire de lien vers une ressource inappropriée.
Une autre chose : ne craignez pas de faire un lien vers une ressource parce que vous considérez son aura globale comme insuffisante aux yeux des moteurs.
Le Web n’est pas fait que de gros machins connus.
Tous les sites ne tendent pas à devenir des géants.
Mais il y a des trésors partout.
Si vous liez exclusivement vers les mastodontes, un jour il ne restera plus qu’eux.
Les moteurs sont bien conscients du problème pour l’avenir.
L’adéquation d’une ressource par rapport à une autre, ils peuvent déjà la calculer au niveau non plus du site ou de la page mais au niveau du paragraphe.
Est-ce qu’ils se servent de cette possibilité ou bien en restent-ils au niveau des thématiques globales ?
Je l’ignore mais une chose est certaine : si les liens deviennent précis vers des ressources variées et pertinentes, la qualité du Web en sera améliorée.
Les moteurs ont besoin de liens diversifiés, précis et naturels.
Sinon, ils livrent du brouet.
N’oubliez pas : la toile, c’est VOUS qui la tissez, les moteurs ne font rien d’autre que constater vos choix.
20 février 2007 à 9:43
Bien dit !
21 février 2007 à 11:01
Wikipedia meme en no follow reste mon plus gros “fournisseur” par lien externes.