La densité des mots-clés : ah que basta !

Pour alimenter les conversations entre webmasters, il y avait deux sujets incontournables : le PR et la densité des mots-clés.

A présent que le PR a du plomb dans l’aile, il reste l’autre thème.
Très porteur aussi puisqu’il est bien adapté à la clientèle avec ses connotations statistiques et son cortège de références scientifiques.

Que ne ferait GG pour distraire ses sujets, pas vrai ?

Déjà, il y a maldonne sur le concept puisqu’il ne s’agit pas de densité à proprement parler mais de fréquence statistique : nombre d’occurences d’un mot / nombre de mots du document.

Mais bon, admettons que dans le contexte du référencement, la fréquence puisse s’appeler densité puisque c’est l’usage (lamentable).

Il s’agirait donc de construire un texte qui présente la densité optimale pour un mot-clé donné.

Les cowans pratiquent la manière brute, le keystuffing, y compris par mots cachés.

Les raffinés font plus subtil, ils multiplient le mot autant qu’il est décemment possible en fonction des règles bien établies du discours commercial où la redondance est non seulement permise mais souhaitable.

Les intellos font comme les raffinés mais en renforçant le mot-clé avec des -nymes rares et des termes dont la fonction n’est pas d’être le résultat d’une requête mais la confortation d’une thématique.

Tout cela fonctionne très bien … exactement comme si GG tenait très médiocrement compte du niveau de sophistication dans la fabrication du discours.

Ce qui nous ramène à nous poser la question :

Qu’est-ce que la densité optimale pour GG ?.

Il la sortirait d’où, d’abord ?
Des bouquins et des magazines dont il a amplement scanné et analysé les pages ?
On peut en douter, parce que le texte littéraire et le texte webesque (webbien, webbistique, …, on s’en fiche) sont deux choses différentes.
GG se fonde très vraisemblablement sur les pages Web.

Comme ces pages sont de plus en plus traficotées pour atteindre cette mythique densité optimale, il est clair que l’importance de la densité est destinée à dégringoler.
Et l’algo est appelé à changer, donc.
Un par un, les paramètres mis en place par GG pour déterminer la pertinence d’une page par rapport à une requête ont été exploités (optimisés) de telle manière qu’ils deviennent inutilisables pour les moteurs.

Il faudrait écrire en langage naturel

Je ne vais même pas discuter du langage naturel pour démontrer que ça n’existe pas, chaque discours étant adapté à sa cible et à son vecteur, depuis le poème jusqu’au slogan publicitaire.
Je pourrais vous rappeler que chaque genre littéraire, musical, graphique ou cinématographique est soumis à des règles précises : il n’y a RIEN qui soit naturel dans la production médiatique, sinon l’oeuvre personnelle de l’artiste et ça, c’est difficilement modélisable.
Je n’en ferai rien parce que je tiens votre intelligence en haute estime.

Reste la recommandation de GG : Ecrivez pour les internautes.
Je préciserais : pour vos internautes, ceux que vous ciblez.

Ecrivez simplement, avec des mots précis placés dans des phases cohérentes qui se succèdent avec logique pour obtenir un effet déterminé : la transmission d’un message de qualité.

Si vous cherchez le positionnement, keystuffez joyeusement tant que vous observerez que ça marche.

Et laissez l’étude de la densité des mots-clés à ceux qui en d’autres temps se seraient acharnés sur la découpe des pattes des mouches.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.