SEO : naissance d’une profession
Le temps du référencement sauvage est révolu.
Google l’a bien fait comprendre cette année avec des sanctions et des avertissements.
Il a fait les gros yeux du haut de sa montagne et il a grondé, tout ça alimenté à l’éolien et au solaire, en brandissant son sacré Index et les Tables des Recommandations aux webmasters.
Un moment, on a pu craindre qu’il en voulait aux référenceurs au point de tenter de les exterminer, eux qui jouaient avec le veau d’or dans la plaine.
Mais ce n’est pas ça du tout.
Ce qu’il y a, c’est qu’il commence à être temps de faire jouer la concurrence sur des bases un peu plus saines.
Et comme il n’y a pas de hasard, c’est à ce moment-là que les référenceurs décident de se parler pour de vrai.
D’échanger leurs idées et leurs impressions, d’établir une sorte de plateforme commune pour leurs activités.
De mettre un peu d’ordre.
Cela s’était déjà fait, souvent, mais le marché n’était pas prêt pour une régulation.
On pouvait encore faire dans le n’importe quoi avec de franches espérances de succès.
C’est toujours le cas mais les perspectives se rétrécissent de plus en plus pour les renards.
Ce qui s’est passé le 8 décembre 2007 au SEO camp n’a rien d’anecdotique et bien sûr rien n’est joué, un immense travail reste à accomplir pour réaliser les idées émises ce jour-là mais il faut se garder de sourire bêtement en disant Ça leur passera.
Ça leur passera seulement s’ils ne réalisent pas que le temps est venu pour eux de réussir la mutation.
Le webmaster et ses esclaves ouvriers assistants sont à la production, le référenceur s’occupe de la distribution des produits.
Et l’on sait depuis longtemps que c’est la distribution qui commande.
La distribution commande à tel point que c’est le distributeur qui décide de l’existence même d’un produit, de son conditionnement et de son prix.
C’est ainsi que ça fonctionne, aussi bien pour le film ou le roman que pour le boulon de 8 ou pour le yoghourt à la fraise.
S’il prend conscience de cette réalité, le référenceur, qui jusque là n’était qu’un aimable bidouilleur, va devoir assumer ses responsabilités et envisager de prendre la place qui lui revient.
Ce ne sera pas facile. Tout le monde n’a pas intérêt à ce que le référencement se pacifie.
Il y aura encore bien des sourires qui voudront en dire long, et surtout des silences.
Chez les vieux qui ont réussi et qui croient que ça va durer, surtout
Reste à peaufiner la nouvelle génération …
Il reste encore beaucoup du webmaster de base (homo webus faber) sous le référenceur (homo webus sapiens sapiens), c’est un être encore mal rasé et qui s’habille n’importe comment - avec des exceptions - … mais il y a une nette évolution de l’espèce, ça se remarque dans les regards (voir la galerie des monstres sur Flickr).
L’avenir paraît donc serein : quelque chose s’est passé et tous les espoirs sont permis pour qu’une réelle profession de haut niveau voie le jour.
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Le tour des réactions :
- Alex (l’inspirateur);
- David Degrelle (inspirateur);
- Wullon;
- Kazhar;
- HawkEye (mister);
- Chauffeurdebuzz;
- Abondance;
- Baptiste.
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Billet différé de Szarah mis en ligne par @interim
13 décembre 2007 à 18:13
Bonjour Sarah,
Parfois les référenceurs sont mal rasés, mais aussi mal coiffés
http://www.referencement-blog.net/?101-ref-party-ou-la-problematique-dindependance-et-douverture
13 décembre 2007 à 21:23
Ça se voit bien que ce brushing vaut 150 €uros au moins, Einstein, Driscoll et Hendrix (ces autres Bretons qui ignoraient l’être) avaient le même.
Quand on gagne sa vie, 100€/an ce n’est rien (et même pas assez pour signer son intérêt) mais il faudrait penser aux étudiants, ils sont l’avenir.
Personne n’empêchera une entreprise d’envoyer un émissaire s’inscrire à titre personnel.
Le BarCamp est une mode et c’est un modèle paramétrable.
On peut imaginer un événement unique avec une zone réservée … dont il est permis de sortir.
Repris chez David :
Tous les inscrits au premier Camp devraient être cooptés d’office : ils y ont cru ou ont manifesté la curiosité nécessaire pour que l’événement puisse exister.
Pour les autres … ok pour le double parrainage à condition que les parrains prennent vraiment la responsabilité de leurs pupilles.
Les parrains n’ont qu’à faire gaffe, un mauvais poulain et c’est leur propre crédibilité qui en prend un coup.
Soumettre ensuite au vote de l’assemblée …
Il y a le bon vieux système du vote secret à boules noires et blanches …
On se fait blackbouler mais on ne sait pas par qui.
Et les parrains peuvent dire Ce n’est pas notre faute.
Le système a fait ses preuves
4 janvier 2008 à 20:02
Bonjour @interim,
Tu as tout à fait raison, d’ailleurs, j’avais updaté mon billet à ce sujet.
En fait j’avais un peu peur que l’association SeoCamp, devienne l’ordre du SeoCamp et devienne très parisien, mais si cela reste simple et ouvert, cela me parait plutôt bien.
NB : Oui le brushing c’est le dernier modèle “Sortie du lit” de chez Franck Provost