Les liens toxiques
La problématique actuelle ne concerne pas seulement les flux automatisés mais aussi les simples liens.
Tentative de photo avec mise au point par mots simples.
1. Il existe des contenus.
Il existe des répétiteurs de contenus.
La répétition engendre l’amplification.
La répétition est considérée comme solidaire du contenu qu’elle répercute.
2. Les liens faits vers un document sont autant de répétitions.
3. Poser un lien ou le laisser poser : même responsabilité.
4. L’organisation des liens fonde l’acte d’édition.
Par exemple Actualités > People est une organisation.
5. Le choix du flux fonde l’acte d’édition.
Il existe des millions de flux.
Sélectionner un flux, c’est le conseiller.
Accepter de publier un flux proposé par un tiers, c’est conseiller ce flux.
6. La publication d’un titre et/ou d’un chapeau fonde l’acte d’édition.
Peu importe qui a rédigé ce titre et/ou ce chapeau.
7. Peu importe que le contexte du lien indique une approbation ou une désapprobation.
Le ton du titre et/ou du chapeau, ou en général du contexte de présentation du lien, n’a aucune importance en ceci qu’ils incitent à consommer le contenu pointé par le lien.
Untel et Unetelle : retour de flammes [lien]
Certains n’hésitent pas à répandre des rumeurs : [lien]
Encore une atteinte à la vie privée : [lien]
Ces contextes se valent, qu’ils paraissent approuver, renforcer ou désapprouver le contenu lié : il y a incitation au clic sur le lien.
8. La publication d’un lien sans titre et sans chapeau, ceci dans un contexte de vrac sans organisation, pourrait fonder l’acte d’édition : il a été choisi de le publier ou de le laisser publier.
9. Les SERPs des moteurs ne sont pas concernées : ces pages listent les documents à la demande expresse (sur requête) de l’internaute.
En l’absence de requête, ces pages n’existent tout simplement pas.
C’est la requête de l’internaute qui sélectionne et organise les liens.
10. Le professionalisme du site semble opérer une influence en ceci qu’on ne peut invoquer un amateurisme maladroit comme circonstance atténuante.
11. L’existence d’une monétisation de la publication paraît opérer une influence : un but mercantile pourrait constituer une circonstance aggravante.
12. La quantité de la répercussion paraît opérer une influence : il est tenu compte du nombre de lectures du lien.
13. On peut héberger des sites et des documents, mais héberger des liens sur ses propres pages est vide de sens.
14. Un lien est un vote implicite.
L’actualité remet en lumière l’importance des liens ainsi que la responsabilité d’en poser et d’en laisser poser.
Qu’ils soient en flux ne change fondamentalement rien à l’affaire.
2 avril 2008 à 12:17
Une question me trotte dans la tête depuis quelques jours et je pense que c’est en rapport avec le “soucis” des liens : là ou l’internaute peut agir ( le ouaibe toupouinteziro ) et en particulier sur un blog à commentaires, n’importe qui peut associer un site web avec un pseudo et ensuite laisser un commentaire… Si l’internaute malin est assez fin, cela peut porter préjudice sans que le modérateur s’en aperçoive, non ?
Quelle réponse apporter à ces usurpations d’identité ? Une Ip fixe et nominative comme un numéro de sécu ?
2 avril 2008 à 12:35
Si c’est “assez fin”, personne ne s’en apercevra et l’objectif sera manqué
Mais oui, il est possible de tromper la modération et du côté des liens et des flux il est facile d’en faire accepter un qui ne pose aucun problème pour ensuite modifier le contenu qui se trouve au bout du lien. C’est assez courant, en fait, avec les annuaires : tu y inscris un site de cuisine et dix minutes plus tard, hop, c’est devenu un site de Q ou de paris, ou autre chose.
2 avril 2008 à 15:15
La mode est au cloaking parait il.
La page liée et visible est elle la même pour l’internaute, l’administrateur du blog ou l’éditeur d’annuaire qui aura son interface d’administration pour referrer et les bot des moteurs de recherche ?
2 avril 2008 à 15:51
En quelque sorte, SZarah, tu souhaiterais la fin des annuaires et celle des digg-like ?
Je sais on ne résume pas un article d’une page en une ligne ou pensée mais je voudrais être sur de bien “lire entre les lignes “
2 avril 2008 à 16:39
Bonjour,
Intéressant, mais quelle est la conclusion ?
Jean-Marie
2 avril 2008 à 17:41
@ Vince
Je ne souhaite rien de particulier, je me contente d’observer.
Et ce que j’observe, c’est un cannibalisme grandissant : l’exploitation des internautes par les sites dits “communautaires” et depuis peu l’exploitation des sites par les agrégateurs.
Le système n’ira pas plus loin dans ce sens-là, surtout que ça renâcle de partout.
Les internautes commencent à tenter de maîtriser leur “identité numérique”.
Les sites ne croient plus vraiment que se montrer partout et n’importe où peut leur assurer du trafic.
Les liens montrent leur potentiel de dangerosité, que ce soit via la justice ou par la pénalisation des moteurs pour “mauvais voisinage”.
Il me semble que l’industrie des liens, pour jeunette qu’elle soit, n’ira pas beaucoup plus loin.
Surtout que derrière, les investissements ont le pied sur le frein et que les internautes, de plus en plus avertis, ne cliquent plus comme avant.
Ça sent la bulle.
Mais le Web ne perdra que ses parasites, au fond.
@ jmleray
Merci pour cette appréciation
Ce qui s’annonce en même temps que l’observation ci-dessus, avec les nouvelles lois destinées à favoriser la création de petites entreprises, c’est une augmentation de la concurrence tous azimuts.
Le gâteau à se partager risque de ne pas grandir au rythme du nombre de gloutons.
Et là, on ira tout droit vers la décroissance, resteront ceux qui auront su bétonner leurs positions mais les nouveaux-venus risquent des désillusions.
Mais n’anticipons pas
Il est possible et souhaitable que le Web ne sombre pas dans le marasme, il y a assez d’énergie et d’inventivité dans les jeunes, et assez d’expérience dans les moins jeunes, pour dominer la crise.
Mais ce n’est pas en exonérant le Web de toute responsabilité qu’on y parviendra.
2 avril 2008 à 18:44
Merci de la réponse SZarah.
)
Vu la constante “course au Page Rank” opérée malgré les avertissements du monde du référencementn je pense que l’industrie du lien a encore un avenir (d’habitude on dit un bel avenir mais je le sens plus restreint que beau
2 avril 2008 à 23:46
SZarah, merci pour ta réponse.
Sur le fait que “l’industrie des liens, pour jeunette qu’elle soit”, n’aille pas beaucoup plus loin, je n’en suis pas certain. Au contraire. Même si je crois que la seule évolution possible, c’est un déplacement de la quantité vers la qualité, voire en en revenant aux vieilles recettes ( cf. http://adscriptum.blogspot.com/2006/01/stratgie-de-liens.html ), mais tant que le Web existe, il y aura des échanges de liens, ce n’est pas un hasard si la pertinence de Google se base en partie, aujourd’hui encore, sur ce simple concept.
Jean-Marie
3 avril 2008 à 8:05
Les saines pratiques disons ancestrales de netlinking ne suffisent malheureusement plus à satisfaire l’avidité de visibilité des sites.
Les webmasters deviennent prêts à sacrifier des principes de réserve concernant leurs pages et même leurs sites : l’ère de la prostitution des documents a commencé.
Pour un exemple, voyez cette discussion concernant l’inclusion (embed) d’un site dans un autre.
L’industrie des liens corrompt bel et bien l’esprit du Web. C’est la séquelle finale du système d’évaluation des sites par la quantité de BL.
3 avril 2008 à 11:07
Je développe un blog dans un but commercial : je crée un support pour que d’autres commerçants puisse y afficher leur publicités et accroitre leur visibilité.
Dans la mesure de mes moyens je tache de rendre le deal équitable, que chacun y trouve son compte de l’internaute au client en passant par le blogueur.
Après avoir soigneusement étudié les statistiques, je viens de demander le retrait de mon flux de l’un de ces moteurs qui “embedde” les sites.
Pas par conviction philosophique ou autre, je suis volontiers prêt à me laisser “embedder”, à fournir du contenu par le biais de mes flux rss SI c’est rentable pour moi et les clients qui achètent de la visibilité sur mon espace web.
Or sur ce moteur qui m’embedde, le taux de clic, visites entrantes n’est pas différent de ce que je pourrais obtenir d’un auto surf qui lui ne me demande pas de fournir du contenu, ne l’utilise pas pour ce positionner devant moi…
4 avril 2008 à 12:42
Sault Sarah,
Les liens vont rester puisque c’est le nerf de la guerre, car même si la course au PR est ridicule, les liens dans son univers sémantique sont indispensable à la visibilité moteur.
Et comme moi tu profites de service gracieux, qui n’ont d’intérêt que le linking http://www.indexweb.info/news/seo-berszerkers.html
Petite pub Notez que ces liens doivent être en DoFollow. http://www.dofollow.fr
4 avril 2008 à 12:59
Tu veux dire que moi aussi j’utilise des répétiteurs ? Oui, mais en quantité homéopathique (10 ? Tu peux en dresser facilement la liste, je n’ai guère de BL ici) et ils sont choisis avec soin : aucun ne me pille, aucun ne m’ennuie. Et j’ai UN partenariat. Les autres liens sont naturels, spontanés.
C’est de l’artisanat
Je n’exploite pas les liens industriels et je prétends que c’est has been et devenu inefficace. Vingt bons annuaires généralistes, ok, plus tous les annuaires thématiques que tu veux et des partenariats. Faire plus, et notamment les digg, c’est du harcèlement de moteur et ça finira par nuire.
Trop de liens forcés, ça tue l’impact des liens et ça perturbe les moteurs.
4 avril 2008 à 21:16
14. Un lien est un vote implicite.
Ben oui …
On va être logique, je conains le web depuis quelques années. On a connu toutes les techiques genre farm-link, annuaires, …
On a connu aussi les entreprises avec des gros sites permettant de démarrerr n’inporte quoi n’importe comment (avec des gros sites, genre l’actualité, un site technique permettant de postionner un site de médi*cament pour la reproduction des lézards suisses en milieur aqueux) passait.
La règle de Goggle, de la législation (même si ca devient un peu n’importe quoi ), c’est le standard.
Et les liens “toxiques”, ben c’est pas dans la norme. Désolé pour fuzzzzzz ou pour dicodo III du net. Mais à force de gagner de l’argent sur Internet (ou d’essayer par tous les moyens) : le retour de la manivelle.
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Szarah : En même temps, ce qui est pris est pris et les dommages sont dramatiques seulement pour les petits qui se sont montrés un peu innocents.
Je ne m’inquiète pas pour les vieux renards