Le référencement n’est plus un sport
Que le référencement entre à l’université, rien de plus normal puisque les universités, toujours en quête de nouveaux thèmes pour attirer des étudionautes et faire croître les subventions, ratissent de plus en plus large.
Il y aura un jour un Master pour les promeneurs de chiens et un autre pour les friseurs de moustaches, pas de souci.
Faut évoluer, crévindiou !
Donc : que le référencement devienne matière à cursus magistral, c’est très bien, la discipline a trop d’impact sur une certaine économie pour qu’on la méprise plus longtemps.
Quoique …
La question que je me pose, c’est au niveau de la pertinence de son attribution à telle Faculté.
Dans son principe, le référencement est une forme de marketing.
Disons que c’est de la mercatique, ça calmera les ayatollas du beau langage.
Il n’y a aucun doute à ce sujet : le référencement sert à vendre, c’est son but essentiel.
Alors pourquoi en avoir confié l’enseignement à un institut d’éducation physique ?
Dans l’oreillette, on me souffle que j’ai tout faux, que le référencement n’ira pas aux jeux olympiques, jamais, qu’il s’agit d’une discipline plus mentale que physique.
Oui bin ils n’y connaissent rien, à la Rédaction.
Dans l’écran de mes lunettes, on m’envoie la Wiki :
Le sport est un ensemble d’exercices physiques s’exerçant sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions.
Ce serait donc limité au physique, le sport ?
Le mental doit être à la hauteur de la condition physique et des outils.
Tous les sportifs le savent.
Tout le monde le sait, ça.
Sauf la Wiki, apparemment.
Sous forme de jeux.
Voyons ce que c’est, un jeu.
Toujours chez la Wiki, pas de raison pour changer de main.
On peut définir le jeu comme une activité de loisirs d’ordre physique ou psychique, soumise à des règles conventionnelles, à laquelle on s’adonne pour se divertir, tirer du plaisir et de l’amusement.
Ok, c’est clair. Sauf psychique, j’aurais dit intellectuel mais passons.
Activité de loisirs.
Sport > jeu > loisir.
Exit le sport professionnel et rémunéré, ça n’existe pas.
Les jeux olympiques, ce n’est pas du sport puisque le sport c’est des jeux de loisirs.
Quand tes loisirs sont rémunérés ou subsidiés, ils deviennent du travail, non ?
Je ne me lasse pas de ces incohérences
C’est pourtant bel et bien un sport, le référencement.
Quand tu entames un contre la montre (”Vous avez trois jours pour obtenir des résultats visibles”) ou que tu démarres un col de belle catégorie (”Je veux la première page sur la requête immobilier”), la première chose à tester ce sont tes sensations.
Est-ce que tu la sens bien, la difficulté ?
C’est un sport, je vous dis !
Il suffirait de deux détails pour que le référencement soit considéré comme un sport.
D’abord, remettre des coupes.
Des coupes, oui.
Vous savez bien : ces petites urnes en plastique métallisé posées sur un socle en poudre de marbre agglomérée.
Chic et pas cher, et ça fait des souvenirs.
Au soir d’une carrière bien remplie, le référenceur pourrait rêver devant les trophées ornant une vitrine dans le café qu’il aura bien mérité d’exploiter.
Vous me direz : C’est juste à ajouter aux compétitions SEO, les coupes.
Absolument !
Les associations de référenceurs devraient y penser, et c’est peu coûteux.
L’autre détail, c’est la starification des meilleurs référenceurs.
Jusque là, les meilleurs restent anonymes derrière le paravent de leur entreprise.
C’est l’entreprise qui reçoit la gloire, la réputation et les contrats.
Moi, je veux voir les référenceurs sur vignettes Panini, dans des clips télés, sur plein de produits dérivés.
Je veux pouvoir les collectionner, les avoir en effigies miniatures en latex articulé, comme les Schtroumpfs.
Je veux que des BD racontent leurs aventures, que des mangas leur stylisent les traits, qu’on attende avec impatience la sortie de SEO Jean-René et le mot-clé de cristal.
Et pour commencer et puisqu’on en est aux équipes, il faudrait les inscrire à Fort Boyard.
Je disais Produits dérivés …
A quand une eau de toilette “SEO blue lagoon”, Pour référencer l’homme auprès des femmes qui attendent les mots-clés” ?
A quand une Clio SEO ?
A quand une série “SEO” en prime time ?
Saison 4 Episode 8 : GG contre les MFA
On aurait des super-héros, slip bleu sur collant rouge, avec sur la poitrine le grand “S” de “Semantica”.
Il faudrait un jeu de société, aussi, quelque chose dans l’esprit du Googolopoly de Box.net mais adapté aux enjeux locaux.
Ce n’est pas pour tout de suite, on s’en doute.
Et ça remet le référencement à sa juste place dans la chaîne de production.
Pas de spectacle, pas de brio, pas de groupies, pas de salle qui se lève pour une ovation …
Pas de sport-spectacle, donc, seulement des tâches obscures pour ces héros du lancer de contenu, du double Axel sémantique, du slalom entre balises, du tremplin des BL.
Tant pis pour le show, on se contentera de ramasser le fric
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L’oreillette me souffle qu’en plus d’avoir tout faux, je me suis trompée de fiche : ce n’est pas l’Institut d’Education physique qui traite du référencement à l’université.
Je ne vois vraiment pas ce que ça change.
16 avril 2008 à 14:25
… “L’autre détail, c’est la starification des meilleurs référenceurs.” …
Exaucée: http://www.journaldunet.com/solutions/moteur-referencement/dossier/08/0415-personnalites-moteurs/1.shtml
Je t’échange une carte Panini très rare Matt Cutts en hologramme contre 3 Pogz SEO Camp…
Plus sérieusement, ce n’est pas déjà le cas, la starification?
16 avril 2008 à 19:54
Tu n’aurais rien d’autre question dinosaures ?
Je les avais déjà, ceux-là