Les vertus de la distance
Chaque fois que je rentre d’une escapade loin du Web, je m’attends à trouver des bouleversements.
Tout change tellement vite sur le Web, n’est-ce pas ?
J’espère confusément que quelque chose aura changé.
Et chaque fois, je suis déçue de retrouver le train-train monotone d’une évolution sans surprises.
Comme je suis très organisée, le point est vite fait entre avant et après.
C’est un peu comme trier une pile de notes sur base de leurs titres.
Yahoo! et Microsoft ne se font plus la gueule ?
Le pétrole a encore augmenté ?
La release candidate de FF 3 est disponible pour Windows ?
On s’en fiche ! Panier !
Vingt-huit industriels importants remettent un manifeste “Energies numériques” à Eric Besson ?
Voilà qui m’intéresse : 28 chefs d’entreprise français se mobilisent en faveur du numérique (chez LaTribune.fr).
Surtout que le manifeste dirait ceci (extrait de l’article de LaTribune.fr) :
Le développement et l’usage des technologies numériques d’un pays témoigne de sa vitalité.
Il est le moyen le plus puissant pour les entreprises d’innover plus vite et de rester en avance sur la concurrence à l’échelle mondiale.
Mince, on va avoir un secrétaire d’état informé des challenges et des enjeux, et en plus des axes de développement sont prévus.
Si ça ne nous donne pas une France 2.0, c’est à désespérer.
En même temps, je lis Marissa Mayer sur le blog officiel de GG, un article A peek into our search factory, disons Un coup d’oeil sur notre usine de recherche.
Là, il n’est pas question d’avenir mais de réalisations déjà opérationnelles.
Et il y en a un paquet, ça va de la reconnaissance des formes pour l’analyse des images jusqu’à la gestion d’un dossier médical personnel en passant par la recherche basée sur les intentions de l’internaute.
Et plein d’autres machins, vous connaissez Google, c’est un hyperactif.
Pour les rétifs à la langue cosmopolite, Jean-Marie Le Ray livre une belle traduction des extraits essentiels : La recherche selon Google.
En même temps, un ami de sud-Afrique m’annonce qu’on va raccorder sa ferme au réseau de distribution électrique.
Un an qu’il attend ça.
Un autre, plus proche, m’informe que le dégroupage va incessament sous peu lui offrir le haut débit.
Trois ans qu’il attend ça.
C’est très relatif, le progrès.
Il y a ceux qui envisagent d’y penser, il y a ceux qui essaient de l’obtenir et il y a ceux qui le font.
Et il y a ceux qui s’éloignent un peu de cette pétaudière pour respirer.
J’y retourne, il me reste à lire du Sénèque et aussi du Toni Negri.
Parce que le Web de demain, ce n’est pas seulement avec des clowns qu’il se fera.
20 mai 2008 à 10:23
J’ai oublié les trucs marrants, il y en a trop, par exemple cette note téléphonique de 371 millions d’Euros.
Top trop cool le progrès
20 mai 2008 à 11:28
Oui, il est bon de regarder autre chose que le web …
surtout qu’à première vue le web, il ne te donne pas trop le moral.
Il faudra quand même qu’un jour tu qualifies ceux qui ne sont pas des clowns,
parce que si je me contente du sens premier, cela fait beaucoup de gens … les clowns pros n’étant pas des milles et des cents …
20 mai 2008 à 16:36
Ah mais c’est une paraphrase de McBeth (de William) :
Encore heureux qu’il y a les clowns, ce serait trop ennuyeux
20 mai 2008 à 17:30
Vive les clowns. Dans une autre vie, dans un autre pays, il y a longtemps, j’ai fait pour de vrai le clown pour les enfants dans les hôpitaux et les vieillards dans les maisons de retraite : oh une seule fois et pour la période de Noel ! et je n’étais pas pro. Je possède encore ma perruque rouge! Voilà sans doute pourquoi j’aime bien les clowns du web
et que je ne suis pas un pro là aussi.
mais je veux bien prendre à mon compte un peu de “clownerie” ou tout du moins l’observer. Le web est le microcosme du monde soi disant réel qui est aussi une vaste clownerie. Regardez les clowns qui sont censés nous diriger qu’ils soient de la finance, du monde politique, du CAC40 etc. Ce serait pittoresque aussi si cela n’engendrait pas tant de souffrances. Je préfère ceux du monde virtuel, ils n’ont pas, pas encore, fait autant de dégâts. (modère ce post SZarah car je me suis laissée aller mais ça fait du bien
)
20 mai 2008 à 19:21
Ca paye d’être clown. Je l’ai fait aussi quand j’étais bistrot
Ca me faisait un minimum de 40 cocas, 40 barbecue, des profs contents…
Il faut aussi savoir que souvent les enfants en excursion ont quelque argent de poche et que un clown peut demander sans complexe qui a déjà acheté un cadeau pour papa et maman et proposé d’accompagner au rayon gadget et souvenirs.
20 mai 2008 à 21:56
Salut Szarah,
Pour le lien vers la trad de JM le Ray, c’est plutôt :
-http://adscriptum.blogspot.com/2008/05/la-recherche-selon-google.html
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SZarah : ok merci Alex, c’est rectifié.