SMO : principes de la Social Media Optimization
Il est communément accepté que les sites communautaires constituent des relais générateurs de trafic.
Si “communautaire” vous dérange, dites simplement “social” ou “collaboratif”, ou encore “de partage” pour décrire la même réalité des endroits librement inscriptibles.
La question se pose de l’optimisation des actions à opérer chez les autres pour attirer du monde chez vous.
Il y a un peu moins de deux ans, Rohit Bhargava publiait les cinq règles fondamentales de la SMO : 5 Rules of Social Media Optimization (SMO).
Ce document allait rapidement s’enrichir d’apports divers et intéressants pour finalement former une liste de 16 règles que JM Le Ray allait traduire et commenter le 26 août 2006 : Optimisation pour les médias sociaux.
Tout cela s’articule comme reflet et complément de l’optimisation des pages en SEO : accroître son contenu en qualité, augmenter le nombre des liens entrants, utiliser les outils qui incitent à vous recommander (Digg it | Add to del.icio.us | Wikio | add to technorati …).
A ce niveau, la SMO n’a fait que valider la SEO.
En supplément vient l’utilité d’intervenir chez les autres, là où le sujet dont vous traitez est débattu.
On observe que certains blogueurs ne sortent plus de chez eux dès que leur blog a atteint le niveau critique de fréquentation, celui qui fait d’eux des blogueurs influents.
Pourtant, Rohit Bhargava avait ajouté cette dix-septième règle :
Don’t be afraid to let go of a message or idea and let others own it.
Ou
N’ayez pas peur d’énoncer un message ou une idée que les autres reprendront à leur compte.
Faut-il comprendre qu’il peut être profitable pour son blog de laisser les autres exploiter vos idées ?
C’est effectivement le cas à condition qu’il vous revienne une référence et que cette référence soit un lien non saboté par un rel=”nofollow” ou par une autre technique castratrice.
Peu de développeurs d’idées rencontrées chez les autres citent leur inspiration si elle n’est issue d’une source influente : on ne cite que César, pas les obscurs.
Et quand le média a atteint son but d’être devenu une référence, il cesse généralement à la fois de citer et de lier proprement.
L’archétype du site participatif qu’est la Wikipedia est un exemple de cette démarche qui ne cesse de susciter des polémiques comme celle-ci, chez Hautetfort : Amuse-toi avec Wikipédia (merveilleux commentaires).
Tiendrions-nous la règle terminale ?
Les principes des médias sociaux sont à respecter jusqu’à l’établissement de la notoriété, ensuite on se replie dans son statut de référence.
La SMO apparaît alors seulement comme une étape.
Il s’agit de participer par opportunisme et calcul jusqu’à atteindre l’objectif.
L’effort personnel primitif est alors relayé par les anonymes et le système s’auto-entretient au prix d’interventions d’autant plus précieuses qu’elles se raréfient.
Cette gestion de la communication est valable aussi bien pour le blogueur que pour l’énorme plateforme.
Comme on le voit, ce n’est guère compliqué et ça n’a rien de nouveau : cela commence par de la guérilla et ça se termine au sénat.
6 juin 2008 à 11:17
“cela commence par de la guérilla et ça se termine au sénat”
Le propre de toutes les révolutions ?
Jean-Marie
6 juin 2008 à 11:52
Perso quand je veux avoir de l’influence sur le cours des choses,
je m’adresse directement aux sénateurs,
c’est plus rapide et moins fatigant que la guérilla.
6 juin 2008 à 12:54
L’illusion d’avoir de l’influence sur le cours des choses que ce soit par la guérilla ou le sénat ou les blogs, forums ou Wiki’s. mais les illusions nous sont chères. Pourtant on peut se poser des questions : A-t-on jamais une idée vraiment personnelle ? Ou je pose la question autrement : a-t-on jamais une pensée personnelle ?
Donc j’en reviens au début sur le sujet de notre influence :
Quel est l’impact de nos lectures et de nos efforts d’expression sur l’évolution globale de la pensée humaine? Si oui, le web devrait permettre d’accélérer notre évolution mentale.
6 juin 2008 à 13:17
d’accord avec toi,
si tu dis que nous aussi le résultat de l’influence des autres …
Mais bon si je vois une voiture fonçer vers un mur et si je peux contacter un de ses conducteurs, je le fais. Après cela dépendra de notre capacité à s’exprimer et à écouter, le conducteur et moi.
6 juin 2008 à 15:02
PS: le principal problème qui se pose quand on veut sauver du monde,
c’est qu’on se remet pas beaucoup en question,
et que donc nos neurones végètent …
En bref, sauver le monde ou se sauver soi, il faut choisir !
))
7 juillet 2008 à 20:11
[…] SMO (Social Media Optimisation, cf article de JM Le Ray et Sarah) […]