L’information désintégrée (1) : les corps rétifs
La matière informative connaît depuis plusieurs années une transition de phase ne serait-ce que par le fait (condition suffisante) de l’accroissement de son volume.
Un processus de changement d’état est notoirement engagé.
Tout porte à croire que l’info est au stade du fluide supercritique : c’est ce qui se passe quand un fluide est soumis à plus de pression et/ou à plus de température qu’il n’en peut supporter sans changer d’état.
A ce stade, on a un solvant, mais un solvant incapable de dissoudre les corps composés polaires, ce qui devrait rassurer autant les démocrates que les républicains, la droite autant que la gauche.
Ces corps restent cependant menacés par le solvant si on ajoute à celui-ci des choses aussi banales que l’acide formique ou même l’eau.
Ou encore de la vodka ou de l’argent, pour faire dans l’anthropomorphisme.
La question se pose de savoir ce qu’un corps rétif à la dissolution peut trouver comme parade.
La matière dispose d’une résistance naturelle au changement d’état, un pouvoir de répulsion, une inertie (relire Hegel et Mac Laurin) qui n’est pas sans dynamisme.
Si on va plus loin (”Osons ! Et même bosons !” Humour de physicien, il m’a fallu trois jours et des recherches pour comprendre) et qu’on accorde au corps rétif une pseudo-conscience identitaire, il devient possible et amusant de divaguer.
Les réactions du corps rétif suivraient couramment ce processus que ça n’étonnerait personne :
- nier l’existence de la transition;
- nier les ajouts;
- empêcher les ajouts;
- neutraliser les ajouts pour maintenir l’information dans son stade supercritique;
- envisager témérairement d’accélérer le processus pour obtenir un nouvel état stable non corrosif;
et finalement, au plus long terme possible :
- accepter la dissolution mais la contrôler pour conserver les caractéristiques auxquelles le corps rétif tient le plus.
Ce processus s’étant maintes fois rencontré dans l’histoire des changements (pléonasme : l’Histoire EST changement), on peut donc rassurer à la fois les agents du changement (faiseurs de solvants) et les corps rétifs (ils se reconnaîtront).
Parce que bon, un changement d’état ne modifie rien à la nature propre des constituants.
4 décembre 2008 à 15:53
Pal mal la revue de stress
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Demain c’est la Saint Nicolas, je commence ma relecture annuelle de Tintin, un blogguer journaliste d’avant garde