Candide pète les plombs
Ainsi donc, les taux directeurs des grands argentiers tendent vers zéro : Taux : la Banque du Japon réduit ses taux directeurs à 0,1% !.
Il n’y a d’ailleurs pas de raison pour qu’on en reste là : le zéro pour cent d’intérêt est pour bientôt.
C’est déjà arrivé.
Et si cela ne suffit pas, cette fois ?
Faudra-t-il envisager de donner de l’argent aux banques pour qu’elles acceptent de jouer leur rôle ?
Un taux directeur négatif pour faire circuler l’argent …
On y songe, on en rêve, ce n’est pas impossible.
Ne vous affolez pas : cela concerne les banques, les grossistes en argent, pas nous.
Les banques, même après qu’elles auront licencié, auront besoin de se refaire et l’argent qu’elles obtiendront ainsi pour pas cher, voire pour rien ou moins que rien, elles le feront fructifier en nous le prêtant à un intérêt raisonnablement habituel
Ce n’est pas demain la veille qu’on nous paiera pour consommer.
Et pourtant …
Et pourtant, quand nous empruntons pour consommer, nous faisons fonctionner l’économie.
Une maison, une voiture, des vacances … cela fait vivre des métiers.
Et comme toute dépense est taxée (TVA …), cela fait vivre l’Etat.
C’est positif.
Alors pourquoi faut-il payer un intérêt, surpayer pour faire fonctionner la machine ?
Moi aussi j’aimerais être traitée comme une banque : obtenir de l’argent gratuit et être payée pour le mettre en circulation, pour le dépenser
Pas vous ?
—
Un ami à initiales me signalait que ce n’était pas complètement utopique.
Il me citait l’exemple d’un grand pays américain incapable de payer sa dette.
Incapable même de payer l’intérêt de sa dette.
Ennuyeux pour la comptabilité supranationale, ça.
Parce que si même l’intérêt n’est pas payé, l’actif correspondant à la dette disparaît de l’”actif”.
D’où problèmes en cascade pour la finance internationale.
On a donc proposé à ce pays de lui prêter encore, de lui fournir de quoi payer l’intérêt tant souhaité.
Et vous savez quoi ?
Ce pays a accepté.
A condition qu’on lui prête, en plus, l’équivalent en capital.
Ce qui fut fait.
C’était vers 1980 et la Finance internationale connaissait déjà des couacs.
Là, on va vers le couic.
Moi, je préviens : si on ne me paie pas pour le faire, je ne dépense plus un balle en plus de l’indispensable.
Plutôt épargner, tiens.
Clairement : j’attends une “prime à la consommation” du genre qui suit :
Pour chaque dépense dûment justifiée dans tel secteur, votre compte sera recapitalisé du même montant plus x % par marque de gratitude.
Sauvons l’Economie, pétons les plombs à l’unisson de la Finance
23 décembre 2008 à 20:08
Ce serait une bonne partie de la solution effectivement surtout en France ou le taux d’endettement est un des plus bas
Croissance assurée
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