Métaphores

Ainsi donc, donner de l’argent directement aux gens reviendrait à verser de l’eau dans le sable.

Candide refuse de me donner la source de son information mais la métaphore me plaît assez pour que je me plaise à la commenter.

Moi, j’imagine que chaque grain serait content de prendre un petit bain.
Que ce serait bon pour le moral, que ça ferait marcher le commerce et donc l’industrie et donc l’emploi.

Et que finalement l’eau versée finirait de toute façon dans la nappe phréatique des banques.

Ce serait seulement inverser le processus.
Laisser les petites gouttes s’infiltrer en prodiguant des bienfaits au passage, partout.

Comme ça doit être.
La pluie tombe de haut en bas.

Là, on recharge une fois de plus la nappe et on espère que l’eau va remonter :)

Si l’eau remontait d’elle-même des profondeurs, ça se saurait n’est-ce pas ?

Et tiens ?
Quand l’Etat prête aux banques, est-ce considéré pour les banques comme de la recapitalisation sur fonds propres et cela leur permet-il de voir diminuer leurs impôts ? :)

Les 8 % d’intérêts annuels à payer à l’Etat, il faudra bien les trouver quelque part …

De plus, les banques prétendaient n’avoir besoin de rien, si je ne m’abuse.
En serions-nous au stade du prêt forcé ?
Ou alors au stade du “Je te prête du blé dont tu n’as pas besoin, je te fais cadeau d’impôts” ?
En gros : les banques ne vont-elles pas payer l’intérêt avec l’argent économisé sur les impôts ?

A creuser avec la pelle à méditation …

5 réponses à “Métaphores”

  1. nico dit :

    Pour faire monter de l’eau et mouiller les grains de sable, il faut pomper, et donc payer la société des eaux (ici, les banques ;) ). Alors pourquoi arroser des grains de sables alors qu’on peut faire gagner des intérêt sur emprunts aux banques ?

    Pour ma part, je pense que l’Etat a voulu préserver l’establishment parisien. Notre économie n’était pas en danger puisque par définition, l’argent circule plus en temps de crise. En revanche, il change également de main, et c’est ça qui a fait peur à nos chers gouvernants (d’ailleurs, la gauche critique à demi-mot bien contente de ne pas avoir à le faire car c’est la même classe sociale enfin de compte).

    Bon, et puis, il faut dire que sauver l’argent est plutôt en la faveur des pays riches qui en ont plus que les pays pauvres qui leur sont asservis à cause du système capitaliste. Donc bon, c’est à nous de voir si on est prêt à partager enfin de compte car nos riches font aussi la richesse de notre pays par rapport aux autres.

    Bref, je trouve que tu as partiellement raison, mais malheureusement, on ne peut rien faire d’autre que de rêver d’être à leur place un jour et peut-être faire mieux… Enfin, c’est pas dit. Car pendant la transition, tu dois adhérer au système qui fini par te corrompre autant qu’eux, c’est la nature de l’homme… Mais quoi d’autre pour faire tourner le monde plus rond ? C’est la grande question…

  2. SZarah dit :

    Perso, je suis “pré-corrompue” d’usine et je ne rêve pas de remplacer ceux dont le métier est de se faire élire pour gérer la société : c’est trop de boulot pour au final passer pour un clown même auprès de ses propres “amis”. Y a qu’à voir les anciennes gloires du secteur, qui voudrait d’un pareil destin ? Le regard de l’Histoire vient de plus en plus tôt de nos jours …
    Mais j’espère toujours que les pros du pouvoir feront preuve d’un peu de créativité dans l’exercice de leur charge. La crise actuelle est une occasion inespérée pour appliquer des solutions inhabituelles et pour renouer avec des idéaux d’avant la corruption … quand les puissants d’aujourd’hui étaient jeunes et rebelles (ils l’ont presque tous été).
    Avec le Président Obama, qui se trouve confronté d’emblée avec des soucis énormes, on saura vite si le rêve est limité à la période électorale ou s’il est possible de le perfuser dans le concret.

  3. SZarah dit :

    Le capitalisme, pour mieux fonctionner, doit se doter de valeurs telles que “la confiance mais également l’équité, l’humanité, pour un meilleur partage des fruits du progrès”.

    C’est pas moi qui le dis, c’est Amartya Sen, prix Nobel d’Economie (trouvé par l’intermédiaire de la dépêche AFP : Plus d’Etat et d’équité pour le capitalisme).

    Comme disait le poète :
    You must learn this lesson fast and learn it well.

  4. Taranis dit :

    “la confiance mais également l’équité, l’humanité, pour un meilleur partage des fruits du progrès”

    Une sorte de morale qui ne dit plus son nom de peur qu’on lui rit au nez ?

  5. Taranis dit :

    rie* ( correction orthographique, il s’agit là d’un subjonctif :) )

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