Faits divers : fermeture d’un site de propagande
Le ministère de la Culture et de la Civilisation a finalement compris que son site d’information univoque sur le projet Hadopi agaçait plus de monde qu’il n’en pouvait convaincre.
Le site a donc fermé ses portes à l’occasion de taquineries DDoS que certains considèrent comme très opportunes pour à la fois retirer cette épine du pied des débats parlementaires (Champignac ! A la rescousse !) et démontrer par la victimisation que le Web, c’est exactement comme l’avait dit le Président, un ouest lointain et sauvage à civiliser.
Tout cela me laisse rêveuse …
Certains sont de plus en plus à l’ouest, effectivement …
Narguer des hackers, c’est déjà pas malin.
S’imaginer qu’on va les choper ET surtout le dire, c’est se préparer à recevoir des lazzis.
Il faut un billet open vers l’arrogance et l’ignorance pour dire ce genre de choses.
Et où va-t-on si les indiens et les buffalos s’attaquent aux gentils colons débarqués de fraîche date ?
Le synopsis prévoit pourtant pour eux “Se laisser massacrer sans moufter ou à peine”.
J’avais fini par aimer le projet Hadopi, même s’il me paraissait un peu réducteur.
Enfin quoi ?
La culture réduite aux chansons et aux films, ça va dix minutes et puis on se réveille.
Mais bon, protéger les industries moribondes, c’est une sorte de consolamentum, j’avais fini par adhérer.
Et puis là, plus moyen de recevoir de l’information.
Bonjour tristesse !
Tant pis, les députés et vous et moi devrons nous en tenir à d’autres sources.
Et vous savez quoi ? On se débrouillera
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Erratum : il faut biffer “et de la civilisation”, le lyrisme m’a emportée.
A lire sur Numerama.com :
Fermeture de Jaimelesartistes.fr : une défaite pour les internautes
30 mars 2009 à 19:07
Hélas quelquefois, les intérêts criants de ceux qui devraient agir en exemple (et se considère comme tels … En fait non, ils n’en ont rien a faire, du moment qu’ils jouissent du pouvoir et d’une fortune assurée) pousent à réagir en se mettant à leur niveau :
http://www.jaimepaslesartistes.com/
Chacun à sa place quoi
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