Déstructuréalisme
Cet article a été publié le Samedi 11 avril 2009 à 15:42 et est classé dans SEOs, Avenir, Mental funnels. Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre site.
11 avril 2009 à 19:54
S’il s’agit d’entropie, il me faudra déroger à l’heure espagnole.
.
Soit , j’en serai
11 avril 2009 à 21:03
Quand je pense que je suis en train d’écouter de la techno! Pas désagréable d’ailleurs et les vertex tunneloïdes offrent certainement plus d’espoir que notre amère réalité dérisoire et tout aussi éphémère:)
12 avril 2009 à 6:54
Merci pour vos interventions, Taranis et Chiendent, elles étaient nécessaires parce que les choses vont à présent se passer dans les commentaires autant que dans le billet.
Le billet sera transformé sans changer de titre, je lui conserverai la “valeur” que lui accordent les moteurs, ceci au moyen d’un harmoniseur de texte (un pipotron évolué).
Je suis certaine que vous comprenez à présent où je veux en venir : même titre, texte de poids signifiant équivalent, signifié (”contenu”) sans autre justification qu’être moteur de commentaires …
Quoique les moteurs aient déjà digéré le titre “déstructuréalisme” (une non-erreur préméditée de longtemps et “validée” subtilement par un commentaire chez un honorable blogueur lettré), je vais attendre un peu avant de tourner la roue sémantique, et tant pis si le gusse qui est attaché dessus reste la tête en bas
C’est indexé mais j’attends.
Je notifierai le changement par un message dans le microtchatte - et vos commentaires ici sont les bienvenus, comme vos suggestions.
12 avril 2009 à 7:59
Il me semble que la liberté annoncée devrait ignorer les moteurs.
Donc pourquoi tenter de les nourrir avec la même dose de salades ?
12 avril 2009 à 9:38
Bonjour,
Ce qui compte c’est la musique sous les mots et ici ça chante bien même si je ne comprends pas tout parce que je suis plus jazz que techno mais j’ai bien envie de faire un titre “Ve(rte)xoïd funnel” si tu permets
Tu as bien fait de laisser tomber les billets politiques, d’abord ils étaient tristes et puis tristes ils étaient.
12 avril 2009 à 10:21
@ Renan
Je comprends bien mais pas question de traiter de chats en titrant sur les chiens, ce serait un autre exercice.
Merci pour l’intervention, de vortex en vertex en cortex on arrivera à faire prendre la sauce
@ minnie-mum
Merci pour cette approbation flatteuse et pour le second degré
Il ne faut pas se montrer so shy, c’est juste un blog, voici l’URL vers la vidéo des Babylosers et celle vers la fiche LesMinnies
@ Chiendent
Pour te consoler de la techno, le funnel te recommande la vidéo ci-dessus
12 avril 2009 à 14:31
Me rappelle quand j’étais petit que je jetais des poissons dans l’eau pour faire des bulles
12 avril 2009 à 17:30
@ jocrisse
C’est un peu la même démarche, en effet.
Il y a comme une connivence entre celui qui descend de son style et celui qui sort de sa grotte, pas vrai ?
Allons, je repasse ton brillant résumé :
Merci pour cet éclairage
12 avril 2009 à 18:41
J’ai pas encore voté pour le numéro 542 n’empêche :
http://www.darkdog.fr/concours-dark-dog-collector-4/galerie-vote-detail-dark-dog-concours-542.html
12 avril 2009 à 18:45
J’aime philosopher dans mon boudoir.
12 avril 2009 à 19:11
Quand tu cites Snoopy, j’aimerais que tu précises l’opus
12 avril 2009 à 19:43
Ç(Alt+0199, merci Arsène celui-là je l’ai retenu grâce a toi)a pourrait déraper à force de préciser dans le détail anatomique…
Et cela même sans parler de “tunnel” ou d’ “underground” …
13 avril 2009 à 12:43
Vanité paroxystique.
13 avril 2009 à 18:10
n’ayant strictement rien compris à toute cette histoire, je rajouterai juste un “+1″ lapidaire et peu impliquant ^^
13 avril 2009 à 19:50
@ fran6
Ajoutant 1 à quelque chose qui n’existe pas et qui vaut donc zéro, tu le crées !
Et te voilà gravement compromis
T’en fais pas : tous les créateurs tombent dans ce piège un jour ou l’autre, il y a des cas célèbres
13 avril 2009 à 20:15
houlalala non c’est du trop gros poisson pour moi tout ça, je fais machine arrière -1
13 avril 2009 à 20:47
Mais attention fran6 le -1 n’annule pas forcément le +1 dans certains vertex car quand quelque chose y est créé il doit rester éternel….. surtout s’ils sont “tunneloïdes” et donc il faut être beaucoup plus prudent: le rien, le vide le néant, les trous noirs …. ne sont pas alors accessibles. Tu peut tendre vers zéro sans jamais atteindre cette limite ! il reste toujours un epsilon
: destruction impossible, pas de retour en arrière complet:l’éphémère n’est plus de mise.
13 avril 2009 à 23:21
damned je suis fait comme un rat… je ne vois qu’une issue : raccourcir ma propre éphémérité par la parabole fromagére, le hara-kiri ou le ptit-suisside
14 avril 2009 à 9:51
Chiendent a raison : ce qui est créé laisse toujours des traces, le “+1″ de fran6 a suscité au moins quatre messages qu’un “-1″ n’effacera pas.
C’est l’Histoire en marche !
14 avril 2009 à 10:29
<digression>
Ce matin, http://www.google.fr/ ne me donne pas de lien “Actualités”
Commentaires d’un ami :
</digression>
14 avril 2009 à 10:37
Ah ben, un couillon de chez GG a encore coché la case qu’il ne fallait pas ou s’est pris les pieds dans un câble.
- Où que c’était branché, ce truc ?
- Je vais glisser ça sous la moquette, personne ne va s’en rendre compte.
14 avril 2009 à 13:24
Revenons à nos moutons.
Si GG a bien engrangé la première occurence de ce “Déstructuréalisme”, il a omis le deuxième texte.
Ce qui se traduit dans les SERPs par un snippet qui ne correspond plus à la réalité.
Un résultat décevant par excellence
Et pourtant, GG est “venu voir”, les logs l’attestent.
Il passe toutes les huit minutes environ, le bot.
Genre :
13/Apr/2009:09:43:13 +0200
13/Apr/2009:09:48:54 +0200
13/Apr/2009:09:55:15 +0200
Et à certaines heures, il ralentit la fréquence :
13/Apr/2009:19:15:42 +0200
14/Apr/2009:00:25:19 +0200
14/Apr/2009:02:02:00 +0200
Donc il passe.
Mais pour faire quoi au juste ?
On dirait que le titre ne changeant pas, ni la date de publication, le bot retourne dormir.
Et pourtant, le contenu change fortement : nouveau texte et ajout de commentaires.
C’est pas rien, avouez.
Il y a matière à réindexer mais GG ne réindexe pas.
Il est devenu évident que GG n’est pas capable d’intercepter tout ce qui est produit sur le Web.
Et là, je ne parle pas d’un éphémère court mais d’une publication qui reste affichée plus de 24 heures.
Bien sûr, je pourrais tester la bête en modifiant le titre mais ça, c’est couru d’avance.
Si on se contente de modifier un document sans changer le titre ni la date de publication, on dirait bien que GG n’y voit que du feu.
Autrement dit : GG n’analyse pas le contenu aussi profondément qu’on pourrait le croire.
On le sait depuis longtemps et c’est exploitable à l’inverse : changez le titre, changez la date, ne modifiez rien au contenu et hop, c’est reparti pour une course au classement
Top trop cool
Mais on s’en fiche complètement, ici, c’est pas de ça dont il est question.
L’écriture sur le sable est donc une réalité pour le Web.
C’est ennuyeux pour ceux qui n’étaient pas là au moment de la publication, ils risquent de perdre le fil et d’être obligés de s’en remettre aux commentaires.
C’est une problématique christique
Il fallait être là pour l’écouter, ou alors lire ceux qui étaient là
Heureusement, nous disposons de merveilleux outils de stockage, par exemple wordle.net qui conserve la mémoire des mots.
Pour la structure, faites un effort d’imagination
Et pour les originaux, pas de souci : ils sont datés-signés en bonne place (et sans duplicate).
Elle est pas belle, la vie ?
14 avril 2009 à 13:31
Un jour GG, il va devenir méchant “à force qu’on le chatouille”… Ça va plus être sandbox, ça va être redstick !
Ailleuuuu !
14 avril 2009 à 13:55
Voir, sur le sujet, les travaux de Alfred Korzybski
GENERAL SEMANTICS
Toward a new general system of evaluation and predictability in solving human problems
14 avril 2009 à 15:27
Je viens subitement de comprendre.
En tout cas en ce qui concerne les bonnets de Thomas Reid.
Et je suis d’accord !
14 avril 2009 à 15:49
@ Taranis qui a dit :
Les éventuels états d’âme des robots, je m’en occuperai un autre jour.
Pour l’instant, je peux t’assurer d’une chose : environ 0% de mes lecteurs arrivent ici au hasard d’une recherche. Ce qui, tu en conviendras, limite ma dépendance aux moteurs
14 avril 2009 à 20:01
Ah, du neuf

Et qui me donne tort, j’adore ça
A l’heure actuelle (top chrono), la SERP sur “déstructuréalisme” livre bien le snippet de la page deux (donc pas celui de la page courante, qui est la troisième, ni celui de la première page sous ce titre).
Quant au cache, il donne la page d’origine, ce qui est normal, la mise en cache se faisant à un autre moment.
GG fait donc bel et bien son boulot et ceci, contrairement à ce que j’ai dit plus haut, sans s’en tenir au titre et à la date de la page.
Il est donc capable de détecter une modification du contenu.
CQFD ?
Ata, c’est pas fini.
En fin d’exercice (dans quelques jours), la page sera vidée complètement.
Resteront le titre et les commentaires.
Et on verra alors si GG considère des commentaires comme du contenu.
Ensuite encore, le texte de la page 1 sera rétabli pour fermer la boucle.
14 avril 2009 à 20:19
Il n’y a pas que la logique faite de déduction à partir d’axiomes mais l’humain raisonne ainsi selon Reid. Les axiomes et les règles de déductions sont alors acquises en partie ou en totalité par notre éducation et notre vie . Quelle est alors la part de l’inné et de l’acquis dans la programmation de notre cerveau.
Toutes les civilisations ne raisonnent pas de la même façon et avec la même logique et donc je ne sais pas si j’agrée totalement.
A part ça, l’analyse de Google ne doit pas être la même à chaque passage du bot, il doit y avoir des degrés différents mais elle n’est certes pas si substantielle qu’on ne le pense!
15 avril 2009 à 14:23
Un billet en rapport avec le référencement ? Mince alors.
Mais peut-être que ma perception de la réalité est altérée par des bonnets. Oui, c’est sûrement ça.
15 avril 2009 à 15:00
La page des SERPS est à présent la 3 et le cache montre la 2.
Conclusion : tout va bien.
Je propose un congé jusqu’au 20 inclus
15 avril 2009 à 18:28
@ Chiendent
Tu fais bien de préciser ces limites.
A cultures différentes, raisonnements différents c’est vrai.
Même entre générations, et même entre genres d’une même culture on “pense” autrement.
D’où cette tentation de trouver un dénominateur commun le plus pratique possible, opérativement parlant.
Perso, je pense que cette quête est inutile et qu’il y a une communauté naturelle (et ineffable) qui se traduit aussi bien dans les manifestations du delirium tremens (purement physico-chimique) que dans l’idée de la divinité (purement spirituel).
Réconcilier ces deux-là, le physique et le psychique …
Voilà le challenge le plus proche qui soit pour chacun
L’ineffable, les artistes peuvent le représenter modulo leur propre “culture” unique (une par artiste) et cela ne nous aide guère à formaliser.
Sauf à formaliser l’Art, ce qui est une quête intermédiaire peu enthousiasmante
Mais bon, si l’objectif est d’optimiser la fourmillière humaine, soit : cherchons encore.
Je m’y suis exercée un temps en assistant l’observation expérimentale de schémas de raisonnement tirés de paradoxes classiques des cultures chinoise, indienne et nordique.
Mais fin des crédits > moi arrêter travail, moi relâcher Ragnarok et moi voir ailleurs
Sinon oui, entre langages naturels et langages mathématiques on trouve des similitudes qui ne doivent rien au hasard.
Pousser l’analyse pourrait révéler que nous sommes programmés, c’est un risque qu’il ne me plaît pas de prendre.
@ rijjie
Tu n’avais pas piscine, le mercredi ?
Ce qui explique que
On ne fume pas les bonnets, rijjie
@ Renan
Bin oui, tout est normal.
On va le taquiner avec une image, tiens, le gentil GG.
Et pour un congé jusqu’au 20, tu n’es pas attaché que je sache
16 avril 2009 à 4:57
SAYEST !
Comme vous pouvez le voir sur cette image (cliquez pour agrandir)
GG a indexé le billet contenant seulement une image … et pour le snippet il a utilisé le contenu du “alt”.
Donc … YES ! Je l’ai eu !
Et j’attends des félicitations
16 avril 2009 à 12:11
Un bravo discret et sans bavure
16 avril 2009 à 12:14
Des félicitations ? On sait bien que tu es capable de faire indexer une page complètement vide avec le snippet que tu veux (tu l’as montré il y a plus de deux ans) … Alors le coup de l’image snippée avec son alt, c’est un cran en-dessous.
Mais “félicitations” tout de même
16 avril 2009 à 15:32
Merci Chiendent, je reconnais la sobriété de l’experte
Quant à toi Renan, tu sembles avoir oublié la première page où il était précisé :
Je ne cherche pas l’exploit technique mais le confort et la liberté : c’est une démarche quasiment artistique toute en nuances
17 avril 2009 à 7:45
Je suis ce matin dépourvu d’imagination, j’ai à faire avec un certain “zona”
. D’ou ma question : que peut-on faire de rigolo en s’inspirant des résultats de cette analyse SEO ?
17 avril 2009 à 9:38
C’est comment encore pour s’inscrire ici ?
17 avril 2009 à 15:07
Nous avons décidé de suspendre les inscriptions temporairement, pendant les tests.
17 avril 2009 à 16:37
Ce qui n’a rien de spécial, on fait ça à Noël, aux anniversaires, le 14 juillet, à la St-Andrew, le jour de la Fête internationale des tomates, à la rentrée académique et aussi les lendemains de la veille …
Et tu es déjà inscrite, minnie-mum
18 avril 2009 à 12:58
Mais laisse-la donc inscrire ses copines ! Bon sang de bois
18 avril 2009 à 23:07
Il y a bien longtemps qu’on a inscrit ses copines !
On ne t’a pas attendu.
T’aurais peut-être aussi une copine à faire inscrire ?
20 avril 2009 à 12:42
Je propose que tu laisses le fond en blanc, ce serait plus joli surtout avec les tulipes.
20 avril 2009 à 13:32
Les tulipes sont éphémères, pas de raison pour qu’elles dictent leur loi à l’environnement. A moins qu’elles peignent elles-mêmes le fond.
Et tu n’es pas dans le bon blog, minnie-mum, fais l’effort de classer tes Favoris
20 avril 2009 à 22:09
Au risque de paraître impatient, puis-je demander quand cette épouvantable image qui représente à l’évidence “rien du tout vu de coin” sera remplacée par un signifiant un peu plus consistant ?
D’avance merci.
21 avril 2009 à 8:56
Cher Renan, cette photographie représente à l’évidence un élément de décoration architecturale : on y voit distinctement, malgré le gros plan, une partie de mouluration en pierre marquant la limite entre une ouverture et le mur qu’elle perce
. Mais les guirlandes éléctriques “faux néon” , celle qui suit la courbe de l’arc ainsi que que celle qui pendouille lamentablement au premier plan sont, je te l’accorde, du plus mauvais goût
21 avril 2009 à 13:28
DONC et reprenons, il s’agit de présenter au lecteur quelque chose de différent qu’il (le lecteur) pourra apprécier par sa connaissance de ce qui précédait.
Dans ce processus, on méprise (= “ignore”) les moteurs incultes (de même que les lecteurs qui jouent aux moteurs) et on se fiche complètement de “ramener du monde dans ses filets” … moteurs ou spectateurs.
En bref : cela se produit et peu importe que cela soit consommé, vu, mémorisé, analysé ou gnagnagné.
L’expérience montre un effet paradoxal, celui de la montée en puissance de la trouvabilité de l’objet éphémère.
21 avril 2009 à 13:39
On passe du bocal au filet donc le poisson est pris et vendu aux enchères publiques ?
Tout objet est éphémère seul le sujet peut prétendre à l’éternité ?
21 avril 2009 à 16:23
“Tout objet retourne à l’informe, seul l’esprit survit …”
Si on considère de très vieux artefacts, par exemple les pyramides, on doit déjà réaliser :
1. que leur revêtement décoré a disparu;
2. qu’on ne peut pas les dater avec précision;
3. qu’on se perd en conjectures quant à leur utilité.
Un peu comme “Liberté Egalité Fraternité … qui n’est pas si vieux comme slogan mais qu’on ne comprend déjà plus.
L’esprit est plus résistant mais on se trompe peut-être sur sa nature.
21 avril 2009 à 21:26
En effet, je me posais la question suite à ce rappel certainement fortuit de la maxime républicaine : faisons-nous partie d’une bande et serions-nous en train de commettre un (futur) délit tout absorbés que nous sommes à disserter sur quelques pixels ?
22 avril 2009 à 8:26
Ma bande s’appelle ‘humanité”.
Et pour rebondir sur Renan, une pensée me traverse l’esprit (esprit qui ne fait qu’intercepter cette pensée, il ne la crée pas) : “”.
22 avril 2009 à 9:08
C’est comme GG : les données le traversent, il ne les crée pas et il lui arrive de véhiculer des “pensées” obsolètes dont il livre seulement un aperçu imprécis.
C’est vague, tout ça
22 avril 2009 à 10:09
“C’est vague, tout ça” … la vague de la marée re-génératrice dont tu parlais, je suppose ?
22 avril 2009 à 12:25
Les vagues, ça va et ça vient et je restitue le texte au risque de faire disjoncter le déstructuréalisateur :
DEBUT DE MA MEMOIRE
Déstructuréalisme - 11 avril 2009 à 15:42
Dans la série de mes expérimentations sauvages dont certains diront non sans quelque raison qu’elles sont “préscientifiques” ou encore “intuitives”, voici la suivante : le Test de l’éphémère.
Il s’agit, comme on le comprendra subitement à 20:00 GMT d’un jour prochain, non seulement d’écrire sur le sable mais aussi de provoquer la marée de jouvence.
L’exercice n’a rien de révolutionnaire, il est très habituel dans certaines contrées de la blogosphère et il nécessite deux prérequis :
- il faut s’abstraire des classements;
- il faut mépriser (avec superbe et sans regret si possible) la dictature des moteurs de recherche.
De la sorte, on gagne ce qui paraît le plus précieux à ceux qui en manquent : la liberté dans l’écriture.
La méthode est empruntée à la nature : des événements, ou plus souvent des non-événements, se produisent qui sont mémorisés, traités, analysés, expliqués par qui le peut ou par qui le veut.
Ou qui ne le sont pas, et c’est sans aucune importance.
Dans l’expérience, il est question d’entropie et de développement, de lieux et de moments.
Et de vertex tunneloïdes.
Sont concernés au premier chef les Technos et les artistes, seuls capables de percevoir la trame ineffable du sujet.
Mais l’effet, car effet il y aura, se traduira en solid concrete elements … ce qui ne manquera pas de concerner les purs matérialistes.
Nous verrons bien comment se déploie le projet.
Sans perdre de vue que l’objectif est d’autant plus important qu’il est dérisoire, mais ça va de soi
—
Prière de commenter.
//////////
[Le texte précédent a été remplacé par le suivant, le lundi 13 avril 2009 à 08:37. Le titre n’a pas été modifié.]
Ce test de l’éphémère est une occasion de réfléchir à la conservation de l’exprimé, que ce soit en écrit, en peinture, en sculpture ou autrement.
Depuis deux millénaires et demi que l’on grave dans le marbre les expériences de l’humanité, rien ne paraît changer et en fait de se souvenir pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, on observe que l’horreur n’en finit pas de se massifier.
Les souvenirs des temps antéhistoriques, cachés dans les légendes et les mythes, ne nous aident guère plus à évoluer.
Mais l’éphémère conserve ses partisans, à commencer par ceux qui refusent d’assumer la responsabilité d’une pollution de la pensée par saturation.
Le grand média qui s’approche le plus de cette démarche est la télévision, même si on peut imaginer sans peine qu’elle nec le fait pas exprès.
Les informations télévisées ne sont pas archivées au-delà d’une durée courte et chaque année ce sont des conteneurs entiers qui sont jetés.
Sur le Web, la tendance est à la thésaurisation : on amasse les textes et les données.
En principe, de la quantité devrait naître la qualité, c’est du moins le credo de certain moteur de recherches.
Il est permis de considérer que mathématiquement c’est possible, mais seulement sous le regard de la machine.
L’individu, lui, dispose d’un temps et d’un processeur limités.
La machine est là pour lui faciliter la tâche de distinguer les données qui lui sont profitables.
Pour ce faire, la machine doit avoir accès à la totalité des données et connaître les besoins de chaque individu.
Ce processus finira par doter chacun d’un majordome idéal.
Et comme la qualité requise par chacun n’est pas un standard, il s’agit de ne rien négliger dans la conservation de l’exprimé.
Tout, et plus précisément n’importe quoi, peut se révéler utile un jour ou l’autre pour quelqu’un.
Dans ces conditions, écrire sur le sable peut apparaître comme une mutilation.
Mais peut-être est-ce une manifestation d’humilité et de réalisme.
—
Prière de commenter, merci.
//////////
[Le texte précédent a été remplacé par le suivant, le mardi 14 avril 2009 à 08:37. Le titre n’a pas été modifié.]
3. Il y a longtemps que je voulais citer Thomas Reid.
Pas pour le fait qu’il a créé Le Club des Sages (quoique …), ni pour la somptuosité de ses bonnets.
Mais parce qu’il a écrit, au XVIIIè siècle, des choses fortes qui restent compréhensibles aujourd’hui.
Dans le domaine qui nous occupe, je précise.
Voilà un philosophe influent qui a voué une partie de son oeuvre à l’établissement d’une correspondance parfaite entre les certitudes mathématiques et la connaissance via notre perception du réel.
Les premiers principes de raisonnement nous sont donnés par la nature, par la réalité telle que perçue.
- Maman dit que si je touche la flamme, je vais me faire mal.
- Je choisis d’expérimenter et aïe en effet : bobo le doigt
- Maman avait raison.
Mais Maman a-t-elle raison sur tous les sujets ?
Toutes les mamans ont-elles raison en toutes circonstances ?
Faut-il expérimenter toutes les voies possibles pour me faire ma propre idée sur chaque chose ou bien puis-je me référer aux spécialistes pour ce qui est spécial et au sens commun pour ce qui est commun ?
Mais surtout : quelle heure est-il à l’horloge de mon intelligence ET de ma liberté de pensée ?
FIN DE MA MEMOIRE
J’espère que je n’ai rien cassé ?
22 avril 2009 à 19:23
Rien de cassé, ton initiative est l’un de ces événements sans conséquence qui jalonnent l’existence. Le fil est un peu décousu avec des commentaires précédant le sujet mais c’est c’est une bonne illustration du funnel donc bravo
23 avril 2009 à 6:18
Puisque Jocrisse ne se manifeste pas, je me permets d’empiéter sur son domaine (la pataphysique) en avançant que le procédé décrit et développé m’inspire [(2+cos(u/2)*sin(v)-sin(u/2)*sin(2*v))*cos(u), (2+cos(u/2)*sin(v)-sin(u/2)*sin(2*v))*sin(u), sin(u/2)*sin(v)+cos(u/2)*sin(2*v)].
23 avril 2009 à 7:51
Tu vises le comble de la pédanterie, Renan ?
Tu ne peux pas dire bouteille de Klein comme tout le monde ?
23 avril 2009 à 11:28
Je m’en vais vous dire la chose la plus aride, la plus nauséabonde, la plus pestilentielle, la plus embarassante, la plus vertigineuse, la plus honteuse, la plus inattendue, et à cet égard là, la moins jolie, la moins géniale, la moins brillante, la moins intéressante, la moins thuriféraire, une chose dont on n’a pas envie de discuter, une chose qui vous hante encore au matin, une chose que vous n’oublierez pas de si tôt, une chose qui reste scarifiée à vie dans la chair.
Quelque chose d’inimaginable, d’inabordable, d’impubliable, d’imbuvable.
Elle a réussi son dico de lexèmes en farsi !
23 avril 2009 à 12:06
Marie de Rabutin-Chantal, bavarde marquise, sortez du corps de cette pauvre minnie-mum !
Et à mon avis il y a maldonne acoustique, connaissant le sujet et l’étendue de ses compétences, elle a plutôt réussi la recette de l’Oedicnème criard farci (Burhinus oedicnemus).
23 avril 2009 à 12:43
Chaque jeudi 23 avril, il s’agit de faire le point sur l’état du déstructuréalisme.
Cette tâche est d’ordinaire confiée à un veston (masculin de “vestale” dit-on) mais en l’absence de volontaire désigné c’est Wordle qui s’y cordle
Et celui qui estime ne pas trop bien apparaître, hé bien qu’il ajoute des commentaires !
23 avril 2009 à 13:48
J’ai bien compris, chère minnie-mum, qu’un brin de littéraire te manquait en ces lieux.
Alors cadeau, à la Duras :
***
Midi sur GG City. Oui.
La moiteur est collante, et parfois on entend, loin, des rires de Googlers.
Peut-être enregistrés.
La moiteur.
La Roadeuse erre dans le presk. Elle se dirige vaguement vers le distributeur de sodas.
Peut-être a-t-elle soif.
Le plus souvent c’était Minnie qui allait secouer l’appareil.
Oui.
Sur un banc presqu’à l’ombre il y a un Matt.
Il est gros et son poil brun brille sous les lampes écologiques.
Des employés comme celui-ci, le presk en compte des milliers.
Sous l’abri des vélos pas très loin, des gens attendent sans se parler.
Ils pédalent consciencieusement dans le vide.
Dure déstructure du réalisme.
La Roadeuse fait demi-tour.
Lentement.
Plus tard il fait tellement chaud que le plafond devient blanc.
GG City est figée.
Une rumeur monte. C’est la vague de fin d’alerte.
La Roadeuse est face au Monolithe et le regarde.
“J’ai encore vu ce Matt” dit la Roadeuse.
“Il doit être abandonné” dit le Monolithe.
23 avril 2009 à 17:29
Manque-t-il Jocrisse, Arsène, Fran6?. Le pauvre (léger euphémisme) gros Matt mériterait une petite place à l’ombre de GG. Je ne dois pas avoir d’assez bons yeux, je manque de lumière écologique dans mon petit espace bureautique. Cette réalisation artistique sera sans doute inscrite au patrimoine de l’UNESCO dans quelques zillions d’années si l’éphémère l’épargne.
23 avril 2009 à 18:56
Il ne manque pas d’Arsène, surtout sur le tard : il y a le Monolithe.
Et bien au-delà, quand l’UNESCO ne sera même plus le reflet de l’ombre d’une légende.
Parce que, c’est un Matt de Naples !
23 avril 2009 à 21:26
@ Chiendent
Fran6 est bien là, verticalement juste sous “Chiendent”, et Arsène est en vertical sur le bord droit. Manque Jocrisse mais c’est un mot tellement alien que le système a pu le scotomiser
Et Matt est un Mâtin, effectivement. Mais pas un napolitain : un espagnol (poil brun, vitesse de pointe d’un cheval, crocs respectables).
Quant au Monolithe, c’est celui de “2001 A space odyssey” (encore un cru 1968) de Kubrick, même nom que le thème de ce WordPress (pas de hasard, jamais, nulle part), il était là avant nous et il sera là après, et là où se trouve la Roadeuse il n’est jamais loin
24 avril 2009 à 0:10
Et Arthur C. Clarke : ils ont fait le roman et le film en même temps ; basés sur des nouvelles de Arthur C. Clarke, dont, surtout, The Sentinel, qui avait auparavant été publiée sous le nom Sentinel of Eternity (tout à fait indiqué pour parler d’éphémère) ; dans la nouvelle originale c’est un tétraèdre un peu comme celui-ci (sauf erreur de fichier).
Pour la petite histoire, en 1983 The Sentinel a été publiée dans une anthologie éponyme qui comportait aussi la nouvelle Guardian Angel (tsoin tsoin).
24 avril 2009 à 21:00
J’apprends plein de choses avec tous ces commentaires. As-t-on battu le record du plus grand nombre de commentaires sur un post ou cherche-t-on à battre ce record ?
25 avril 2009 à 16:31
Il ne manque jamais un jocrisse : un jocrisse est toujours de trop… j’essaye juste d’être là pour ne rien apprendre à Chiendent.
26 avril 2009 à 10:47
@ Chiendent
Ce n’était pas l’objectif mais oui, ce billet rassemble le plus grand nombre de commentaires pour ce blog et aussi le plus grand nombre d’intervenants différents. On dira que ce billet était intéressant (une fois n’est pas coutume).
Avec le commentaire de Jocrisse ci-dessus, numéroté “66″, il est temps de reprendre la route
@ Jocrisse
Merci pour le superfétatoire, il n’en restait presque plus dans le frigo
28 avril 2009 à 16:37
J’estime ne pas trop bien apparaître. Alors j’ajoute un commentaire.
28 avril 2009 à 16:45
Et je suis comme chiendent : j’apprends plein de choses avec cet article.
@SZarah
Hé ho, n’en déduis pas si vite que tes autres articles sont “moins intéressants”. C’est peut-être juste qu’ils se prêtent moins au jeu des commentaires.
D’ailleurs, on peut penser qu’ils n’incitent pas à commenter parce qu’ils se suffisent à eux-mêmes. Chacun de tes articles non commenté est un Tout, complet et parfait dans l’essence de son propos. Et nous n’osons pas briser une telle harmonie en y ajoutant notre patte grossière et défectueuse. CQFD.
1 mai 2009 à 16:55
Allons allons… les commentaires c’est mettre dupiment dans les épinards… voire même en mettre dans le beurre! indis-pensable
12 mai 2009 à 11:41
Je ne corrige jamais les fautes de ‘Jocrisse … parce qu’il les fait expressément et qu’elles cachent des sens inopinés