Héros ou anti-héros ?

C’est la toute première question à se poser quand on prépare un personnage.
Avant de savoir s’il aura les cheveux verts ou rouges, il faut envisager les caractéristiques essentielles de son comportement.

S’il s’agit d’un personnage conventionnel (beau grand fort intelligent courageux moral), ce sera un “héros”. Autrement dit un demi-dieu.
Tout écart avec le modèle idéal fera glisser le personnage vers le tiroir de l’anti-héros.
Toute exagération en fera un super-héros.

Un personnage banal, ordinaire, calqué sur le lecteur pour que ce dernier puisse s’y identifier aisément, sera automatiquement un “anti-héros”.

L’art consiste à créer de l’épique, du fabuleux, de l’homérique avec un anti-héros.
C’est un exercice très difficile et sa réussite n’est pas nécessaire au succès d’une oeuvre puisque l’auteur peut aussi bien camoufler un super-héros sous les apparences d’un anti-héros - de mon point de vue, c’est de la triche mais c’est un genre bien établi et qui plaît.

Mon idée, c’est que le temps transforme l’anti-héros en héros dans la mémoire collective.
Je ne vois donc pas l’intérêt de démarrer avec de purs héros sans taches ni failles.
C’est d’ailleurs la tendance : le héros n’a plus la cote.

Tout ceci pour dire que Jillan et Liza, cyniques et parfois cruelles, un peu lâches quand ça chauffe vraiment, susceptibles et colériques, pareilles à moi finalement, je les ai voulues anti-héroïnes, ce n’est pas un accident si elles manifestent la mauvaise foi tellement utile à la résolution des conflits et si elles sont un peu moches de mentalité ou si elles n’ont pas cette qualité des faibles qu’est la cohérence.

Ce sont des miroirs non correcteurs :)

Et de toute façon elles sont “posées”, établies, elles existent point barre, je m’en servirai telles que vous les connaissez, le problème n’est pas là.

J’ai besoin d’un méchant.
Vous savez bien : un Olrik, un Monsieur Choc, un Joker, un Rastapopoulos, un Zorglub, un Gargamel, quelqu’un qui incarne les vices de l’humanité et sans lequel l’histoire perdrait en saveur.

J’ai bien une idée mais pour moi, c’est beaucoup plus difficile à inventer comme personnage puisque je ne peux décemment pas m’impliquer dedans (vu que je compte le faire souffrir et que je ne suis pas maso).

Je vais donc procéder à des essais de méchant.
Et si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à m’en faire part :)

6 réponses à “Héros ou anti-héros ?”

  1. jocrisse dit :

    un moralisateur?
    :D

  2. SZarah dit :

    @ Jocrisse

    un moralisateur ?

    Je prends, trop dans ma ligne obscure :)
    C’est amusant parce que d’un coup tu valides mon projet de méchant, et sans le connaître !
    Magique ! :)

  3. Renan dit :

    Il faut surtout un nom, au méchant.

  4. Arsène dit :

    Un moralisateur du style “Dieu n’est qu’Amour” à coups de ceinturon ? :)

  5. chiendent dit :

    Oh la la Arsène, ça court les rues ces méchants là, tu fais fort. Ce sont les pires et s’ils n’usent pas du ceinturon mais donnent dans des subtilités psychologiques, c’est encore mieux :) .

  6. Taranis dit :

    Arsène a du fourcher lorsqu’il a voulu retranscrire cette maxime bien connue aux us : Dieu n’est qu’amour à coups de centurions :)

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