Le mirage de la discrétion
- Ah oui, c’est un bon élément. Je la connais très bien.
- “Très bien” … Euuuuh tu veux dire … ?
- Oui, comme ça.
- Ah d’accord.
(Sourires entendus entre mecs qui se comprennent).
J’ai assisté à ce sobre échange entre gentlemen, ce n’est pas de la fiction.
Mais hop, une réputation vient d’être affinée ![]()
Et vous pouvez remplacer “Je la connais …” par “Je LE connais …”, on ne fait pas de discrimination entre les crétins enfants du Seigneur
On ne dit rien à personne … mais de proche en proche tout le monde finit par être au courant.
Croire le contraire, nourrir la croyance que ça restera caché, voilà qui appartient au reniement, une altération de la raison qui permet d’occulter la réalité.
Par ailleurs, peu importe ce qu’est le ça, j’ai pris un exemple que tout le monde peut comprendre
Le reniement et la rationalisation, une autre altération de la raison qui nous permet de donner des raisons acceptables à des comportements, des pensées et des sentiments inacceptables, ces deux choses vont faire mon fond de commerce en ce début d’année.
Ils s’appliquent en bien des domaines, depuis le couple jusqu’à la géostratégie et l’exploration spatiale en passant par la politique.
Comment ça fonctionne, pourquoi et comment c’est voué à l’échec … comment se fourvoyer et se faire avoir à tous les coups même en prenant un maximum de précautions …
Mais d’abord, je voudrais savoir si ça vous intéresse ou pas.
Parce que pour “communiquer”, il faut un récepteur, et le désert est un triste lecteur même si son souffle de poussière jaune murmure parfois des choses intéressantes.
Sinon je garde ça pour moi, no souci.
—
Je vous souhaite une bonne année 2010.
5 janvier 2010 à 10:29
Ça a l’air chafouin et crousti sous la dent, je prends !
Et bonne année tou ziro tène.
5 janvier 2010 à 11:55
C’est un sujet bien plus important qu’il n’y paraît à première vue. Sans reniement et rationalisation pas de politique, pas de journalisme, pas de justification des échecs (oh, il faudrait dire succès sans doute) de sommets mondiaux, pas d’avocats, pas d’agents immobiliers, pas de transactions commerciales (mal)honnêtes, pas de femmes (hommes) battu(e)s, pas de guerre (le comble de l’irrationnel rationalisé), … et on se fait avoir à tous les coups car on fait de même avec soi-même, on rationalise ses actes minables et on occulte la réalité quand cela nous arrange. L’introduction de ce problème central avec un sujet léger (quoique !) est très habile
. Le chafouin et le crousti sont des bons sujets
5 janvier 2010 à 14:09
Le sujet, pour fort intéressant qu’il est, est cependant un brin “oveure-traité” en ce moment…
.
De quoi se distinguer, bien sûr
5 janvier 2010 à 15:47
C’est un sujet inépuisable et ça me plaît de le voir traité par une des rares égéries du RER
Le bémol, c’est que je devine comme un malin plaisir à arracher un par un les cils des gentils lecteurs …
5 janvier 2010 à 18:37
J’ai toujours prétendu “Si ‘ça’ devait se savoir, ça ferait juste des jaloux”
Mais d’une part il n’y a pas de ‘ça’ dans ma vie et d’autre part c’est le genre de chose qu’on dit pour se rassurer.
C’était mon témoignage sincère et spontané, il m’en a beaucoup coûté de le poster.
6 janvier 2010 à 15:42
Cette chèèèère minnie-mum, toujours aussi menteuse
C’était très fin, bravo !
7 janvier 2010 à 8:26
Chiendent a vidé le sujet d’un coup sec
On pourrait s’étendre en détails dramatiques ou croustillants mais je sais que ce serait pur voyeurisme : on n’apprend ces choses-là que par sa propre expérience … et alors c’est trop tard.
Dans le tiroir aux détails, j’aurais bien “Le chemin de l’adultère en douze étapes”, renommé “Douze stations vers l’enfer” pour faire ferroviaire mais bon, ma cavalerie a dormi sous la neige, ça a gelé et il va me falloir gratter
193 chevaux glacés
7 janvier 2010 à 8:37
C’est tiré de “Mes souvenirs de Russie” par Napoléon, non ?
7 janvier 2010 à 9:58
On ne peut comprendre les vertus de la fidélité avant d’avoir été infidèle.
Et la fidélité n’a rien à voir avec une restriction de la liberté : on peut librement choisir d’être inconditionnellement fidèle.