La Roadeuse se mouille
Quand le lac déborde, ce qui se produit chaque fois que les vents catabatiques plongent du grand sud et prennent de la vitesse, il se passe des phénomènes étranges dont le plus remarquable est que l’eau monte sur les prairies d’altitude.
Alors qu’elle devrait trouver un chemin pour se déverser dans la vallée.
Question de gravité et de mécanique des fluides.
C’est le vent à 300 kilomètres heure qui dresse l’eau comme une muraille. Dix kilomètres plus loin, on ne se rend compte de rien et il fait bon, il y a juste le mugissement lointain et l’eau qui monte.
Il faut seulement accepter de se mouiller un peu les pieds et guetter les trompes qui annoncent l’arrêt du vent et le reflux brutal qui s’ensuit.
Marcher lentement pour ne pas faire de vagues.
Il s’agit de bien attacher tout ce qu’on ne souhaite pas retrouver dans la vallée.
Les vaches, par exemple.
Il faut les équiper de flotteurs et de pare-battages pour qu’elles puissent s’amuser sur les dix kilomètres de vague et plonger tranquillement dans l’immense cataracte finale.
Le milk-shake, c’est le fleuron de l’industrie locale.
Pur bio ! Enrichi à l’adrénaline !
C’est le plus bel endroit de l’univers pour le rafting comme pour le surf, mais vous l’aviez deviné
—
Donnez à manger à votre imagination.
4 février 2010 à 12:25
Un vent pareil, c’est la cata
Merci pour ce divertissement culturel, j’ai appris “catabatique”, je vais m’en servir pour frimer.
4 février 2010 à 12:27
La Roadeuse qui se mouille et qui, en plus, s’est faite belle pour l’occasion, wow ! Hop ! Archivée la vidéo réussie
4 février 2010 à 12:29
En théorie j’étais prems pour mon commentaire élogieux, hein !
Renan c’est un pistonné !
4 février 2010 à 12:33
Voilà pourquoi, Renan, le grec ancien est un enseignement utile : on fait facilement la différence entre un vent anabatique et un vent catabatique !
4 février 2010 à 12:41
Je dirais bien que certains pourraient aller se faire voir chez les grecs anciens mais on va dire que j’ajoute la trivialité à l’inculture donc je m’abstiens.
Le mouvement de la marche prudente est bien réussi.
4 février 2010 à 13:21
Le plan final serré, et l’attitude de l’actrice à ce moment là est parfait.
4 février 2010 à 14:10
Vous êtes trop mimis, les berszerkers
Mais c’est vrai que je peux faire des choses correctes quand je veux.
Et un film, ce n’est jamais que 360 plans de vingt secondes …
5 février 2010 à 19:37
Bravo pour la ressemblance !
Et rebravo pour la grâce du mouvement.