Deuxième vague

On arrive doucement à la dernière marche de l’essor du capitalisme, au bout de la planche sacrificielle qui surplombe le gouffre du chaos … Vous êtes priés de jeter dedans tous vos avoirs, tous vos espoirs décadents de possession, toutes vos petites envies de consommation. Miam, on va s’amuser :)

Quelqu’un m’a dit « Tes histoires économiques étaient peu crédibles, tu fantasmes ma pauvre fille, tu as bien fait de ranger ta boule de cristal le jour où tu as décroché ton Munster ».
Je l’ai branché illico sur le site où des postulants peuvent proposer de travailler moins cher pour décrocher un boulot …

Et je lui ai dit : « Ton propre job à toi que tu as, tu vas voir qu’ils le mettront un jour aux dés-enchères. C’est Cassandre qui te le dit ». Il a grumpfé

« Hé oui, si tu laisses faire, le lendemain c’est à toi que ça arrive. Et tu as laissé faire, sombre andouille …  »
Mais ça, je ne lui ai pas dit, je l’ai seulement pensé : du grumpf à l’embolie cérébrale, il y a seulement un petit point de pression artérielle, ménageons nos amis, laissons-les macérer dans les rêveries que la télévision leur distille, au moins ça les laisse en vie. Quoique … Un poireau se sent-il vivant et libre dans le potager ?

J’avais dit aussi « leur objectif, c’est vos économies, ils viendront les chercher » et voilà qu’après le test chypriote quelqu’un en Allemagne propose sans rire de ponctionner 8% sur tous les dépôts en Europe. Justification : ce sera moins coûteux pour l’épargnant que si les banques coulent.

Sauf que les banques reviendront à l’auge jusqu’à vous lessiver complètement. C’est tout simple : elles veulent « tout », depuis le début. L’annonce est donc une incitation à peine voilée faite aux épargnants : investissez d’urgence une partie de votre épargne dans l’économie, dépensez ! Ou bien on vous volera d’autorité.

Mais c’est moi qui déraille, bien sûr :)