Kiki Lee, le lapireuil de la Roadeuse et son prototype

Le lapireuil, qui est la voix de la Roadeuse dans ses explorations du multivers, est né en l’an de grâce 2008 à la maternité Spore de Electronic Arts, de mère Szarah, de père binaire et d’esprit BD.

Je n’ai jamais réussi à extraire son ADN pour pouvoir le cloner facilement. Il m’a donc fallu le refaire et le refaire encore à chaque nouveauté dans l’ingénierie génétique 3D. Ainsi, le lapireuil a été VRML, Quidam, Blender, Fuse et tant d’autres bouillons primordiaux.

Il a été plus grand, plus petit, plus gros ou plus mince, il a eu le bras long, le bras court, il a perdu sa queue, il a eu dix faciès, il a été nu ou habillé, et même costumé avec un chapeau et des bottes, il a eu le regard bleu et sauvage puis brutal-de-luxe, ses incisives ont été grandes ou petites, il a connu une version féminine … c’est plus un style, plus un genre qu’un modèle.

Mais forcément, c’est sa version native qui continue à me plaire. On n’oublie jamais son premier jet … C’est donc ce lapireuil-là que je vous présente aujourd’hui en images, et en animation Spore. En fait, j’en suis toujours assez fière : c’est du 2008, d’autres faisaient pire que ça à l’époque. :) Et d’autres faisaient mieux, oui je sais, merci de me le rappeler.

Je le voulais costaud, irascible et taquin, avec des paluches toutes en griffes pour bien marquer le contact. Un Spip super-héros aux origines aussi dramatiques que si elles provenaient de chez Marvel ? Il y avait un peu de ça, bien sûr, comment nier des racines aussi évidentes ?
Sa robe doit beaucoup au souvenir que je me faisais de celle de Garfield. Le reste tient en quelques mots : dents, oreilles et fichu caractère.

Et bien sûr c’est un garçon : il a le cerveau au bout de la queue.

Pourquoi un tel monstre plutôt qu’un chien-chien, un pingouin ou un panda ? Parce que je voulais paraphraser la créature qui erre dans la campagne de la BD « Le château maudit », cette très dense aventure de Valhardi, histoire qui elle-même paraphrasait « Le chien des Baskerville ».
De longs bras terminés par des pattes griffues, de grands pieds, un hululement plaintif et propre à faire peur … voilà ma première source d’inspiration.

Le château maudit. Une aventure de Valhardi.

« Le château maudit », par Eddy Oaape et Jean-Michel Charlier, publié en album en 1953. Réédité sous le titre « Jean Valhardi contre le monstre »

3 comments on Kiki Lee, le lapireuil de la Roadeuse et son prototype

  1. C’est le fond vert ou la bestiole qui manque de naphtaline qu’il est tout mité? 😀
    Bon, on ne va pas rentrer dans les détails du compositing de haute voltige, vu que grâce à not’ bon 6-têm on fait faire ça pour 52 cents outre-mer, m’enfin, oh! :)

    Sinon, il faudra qu’on reparle des droits à l’image pour la bestiole. Ça faisait longtemps que je ne m’étais miré et je trouve que la ressemblance mérite un p’tit billet ^^

  2. Le chopper ou le lapireuil, lequel engendra l’autre ? Quand on sait que la première poule ne sortit pas d’un œuf de poule mais de l’œuf d’un machinsaure, on se dit qu’un colloque s’impose. Ou du moins qu’il faut colloquer :)

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