Sac vert et intérieur bleu
Lundi 17 octobre 2011
Sac vert et intérieur bleu.



Quand le typhon menace et qu’on peut s’attendre à ce qu’il pleuve comme vache qui pisse en dansant la courante (c’est la traduction d’un dicton anglais du temps des colonies), quand le temps va se gâter, le mieux est d’aller voir ailleurs.
Rien n’est plus facile : il y a plein de place autour de Hong-Kong. Le reste de la planète, en fait. Et ça, vous l’aurez remarqué, c’est universel. Ce n’est pas spécifique à Hong-Kong. Autour de chacun des milliards de terriens, il y a la même mesure d’espace, c’est ce qui fait que nous ne sommes pas seulement égaux en droits mais que nous le sommes aussi en potentiel d’aller voir ailleurs et que sans les aliénés qui organisent des frontières, nous serions aussi égaux en liberté de mouvement.
Ce matin-là , tous les enfants de l’île étaient partis à la chasse aux mallettes.
Nous avions pour mission d’arpenter les plages et d’arracher aux flots les épaves des banksters qui, disait-on, s’étaient rendus par fort mauvais temps aux émirats pour mendier du sonnant et trébuchant et qui, certainement, avaient fait naufrage.
“Tu es bien mignonne.” me disait un feedbacker “Tu es bien gentille avec tes clichés où tout est tiré au cordeau, bien propre et joyeux. Si on ne te savait pas indépendante comme un furet enragé, on pourrait te croire à la solde de l’office local du tourisme, ou chargée de relations pour une agence de voyages. Mais ne crains-tu pas, chère berSZerkeresse ou berSZerkeuse - il faudra mettre ça au point -, d’occulter une partie de la réalité, cette part d’ombre et de mystère qui sent fort la débrouille et la misère du quotidien de bon nombre des gens de là -bas, et qui sent d’ailleurs fort tout court ? Montre-nous un peu le “vrai” Hong-Kong.”
Oh le vilain reproche !