Les dérives du nofollow
Lundi 4 décembre 2006Frêle valeur de l’attribut rel du lien, le nofollow sert à …
A quoi, au juste ?
Ce n’est pas une valeur officielle mais une création-propriétaire de Google à la fin de l’année 2003.
Depuis son invention et sa généralisation, le nofollow n’a cessé de susciter les polémiques.
Je ne prendrai pas parti, me contentant d’acter que cet attribut ajoute à l’arsenal mis à la disposition du webmaster pour limiter l’usage qui peut être fait de son contenu (une sorte de complément au META robots).
En principe, il s’agissait de lutter contre le spam de liens dans les messages et signatures des forums et des livres d’or comme dans les commentaires des blogs.
De neutraliser les liens des spammeurs, sans pour autant prétendre apporter ainsi la solution ultime.
Et de fait, si un lien <a href=”…” rel=”nofollow”> annule le poids éventuel de la référence (Pas de vote pour le site lié, outrageusement dévié en Le PR n’est pas transmis), il n’empêche pas le lien d’être suivi par le robot ou cliqué par l’internaute.
Le nofollow allait rapidement équiper la plupart des CMS.
Les spammeurs ont réagi en continuant à inonder les blogs et les forums de liens désormais sans poids mais toujours cliquables.
Mais ils ont été obligés d’enrober leurs liens avec un discours cohérent et tentateur, par exemple des plaisanteries (plus ou moins) amusantes.
La nuisance a été obligée de muter
Personnellement, j’apprécie tout ce qui force les nuisibles à bosser.
Tout ce qui les oblige à faire preuve de créativité.
Ça fait parfois avancer des domaines laissés en friche et au final ça peut déboucher sur des applications honorables et licites.
C’est positif.
Donc, et malgré la neutralité que j’affichais plus haut, voilà un point de plus à l’actif du nofollow.
L’argument décisif, de mon point de vue, c’est que cet attribut permet au webmaster de valider le lien ou d’en faire une décoration accessoire.
Au risque de se faire enflammer par un lié sans poids.
Et bien sûr il y a les petites utilisations standards, comme aligner mille liens par page sans risquer de passer pour une farmlink du moment que tout est en nofollow.
Le nofollow sert aussi à limiter les liens sortants aux seuls liens de la même thématique sans pour autant se priver des autres liens.
Différencier l’intérêt qu’on porte aux liens, c’est positif.
Ah oui mais …
Seul le robot connaîtra l’opinion du webmaster, à moins que les liens normaux et les liens en nofollow soient colorés de manière différente pour signaler la différence à l’internaute.
Et il faudrait aussi trouver un moyen pour transmettre cette information à l’internaute qui n’utilise pas les couleurs (accessibilité, toujours).
L’attribut, non accompagné d’une signalétique appropriée, est réservé aux robots.
Et mince … don’t do evil, ne faites RIEN seulement pour les robots.
SAUF des sitemaps et des liens en nofollow ?