Archive pour la catégorie 'Le Contenu'

La grande peur des procès

Jeudi 10 avril 2008

L’impact des récents procès a incubé et hop, on commence à le voir bourgeonner dans les interrogations des webmasters.

Suis-je en règle vis-à-vis de [liste d’ennuis possibles] ?

Ce sont surtout les droits d’auteur qui inquiètent.

Non mais c’est vrai, j’en connais qui se réveillent en sursaut la nuit en songeant à telle photo qu’ils ont pourtant dûment payée (pas cher) sur un microfhotostok et qui ont entendu dire que parfois, il arrive qu’une photo ne soit pas déposée par son légitime propriétaire et que le stock étant blindé, c’est lui, le client, qui en prendra plein les dents en cas de souci.

Ah bin c’est la vie, ça.
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Ecrivez pour les robots

Jeudi 8 mars 2007

Vous connaissez le dogme :
Faites vos sites pour les internautes, pas pour les robots.

La plupart des chroniqueurs humanistes ont repris cet énoncé à leur compte sans tenir compte un seul instant qu’il s’agit d’un propos de robot.

Et c’est un mensonge, bien sûr.
Si on cherche le succès, il faut écrire pour les robots.
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L’image : Alt versus Title.

Mercredi 17 janvier 2007

On ne saurait dénombrer les sujets qui, dans les fora, traitent des attributs Alt et Title des images.

D’une manière générale, la discussion dévie immédiatement sur l’obligation de doter chaque image d’un Alt au contenu clairement descriptif, ceci pour l’accessibilité.
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La modification des titres.

Jeudi 14 décembre 2006

Une des premières choses à faire pour améliorer l’impact d’un site est de peaufiner le <title> des pages.

Juste après vient le peaufinage du texte des liens internes mais restons-en au <title> pour ce billet.

Rappel : pour le contenu du <title>, un large consensus admet l’efficacité des pseudo-normes suivantes.

- Le titre peut comporter entre 50 et 80 caractères, espaces compris (60, c’est bien).
- Le premier caractère ne peut être un espace et mieux vaut éviter les symboles et les caractères non alphanumériques.
- Pas de majuscules inopportunes.
- La forme phrase avec mot-clé + nom du site est préférable à la forme nom du site + phrase avec mot-clé.
- A l’intérieur du titre, privilégier le tiret encadré d’espaces comme séparateur (par exemple Phrase avec mot-clé - NDD), ceci pour le confort de l’internaute; si le NDD fait partie du titre et comporte un tiret, pas de soucis : ce tiret spécifique n’est pas encadré par des espaces.
- Le mot-clé le plus à gauche aura le plus grand impact.
- Il faut un titre par page.
- Le titre doit refléter le contenu réel de la page.
- Organiquement parlant, on placera la balise <title> en tête de page, immédiatement après l’ouverture du <head> et après le META qui déclare le charset (pour que le contenu du <title> puisse comporter des caractères accentués.
Le titre fait en effet partie du contenu exploité par les moteurs, sa position dans le <head> ne doit pas faire croire qu’il est au rang d’un META : c’est du contenu (insistons lourdement), c’est même le premier contenu rencontré par le robot d’où son importance capitale.
- N’utilisez pas le <meta name=”title” content=”…” /> en plus du <title>.

Tout cela relève des truismes mais il est bon de le rappeler.

Ceci dit, la modification du title peut entraîner une pénalité en phase de lancement du site ou s’il est dans le bac à sable.

Un certain nombre de sites restent en sandbox parce que le webmaster opère modification sur modification dans l’espoir d’en sortir.
Le bac à sable devient alors sables mouvants.

On modifie le title sur des pages qui reçoivent déjà du trafic-moteur, pas sur des pages non encore affirmées.

C’est extrêmement ennuyeux pour le webmaster d’un site immature qui constate que toutes ses pages portent le même titre et qui voudrait modifier cette erreur.

Si ce titre commun est une phrase avec un mot-clé, mieux vaut la laisser et opérer les modifications au fur et à mesure qu’une page reçoit du trafic par les moteurs, page après page.

Le même type de problème peut être rencontré à l’occasion de la mise en oeuvre en temps inopportun de l’URL-rewriting.

Moralité : il faut penser un site avant de le lancer et sinon, la correction pour être efficace va prendre du temps et de l’énergie donc coûter cher.

Pour corriger rapidement le tir, la tentation est grande, et le risque aussi, de cloaker les pages immatures vers les pages aux titres optimisés.

A chacun de prendre ses responsabilités.

Structurer à la hache

Mardi 14 novembre 2006

Pour permettre son exploitation efficace, un document doit être structuré.

La structure du document doit respecter les standards auxquels sont habitués les visiteurs.

Sinon, c’est de l’Art et sa compréhension est réservée à ceux qui ont du temps à perdre pour décoder le contenu.

Cela ne s’applique pas seulement au texte mais à n’importe quoi qui prétend être pratique d’utilisation.
Considérez une grande surface de vente : il y a des rayons clairement identifiés.
On n’y trouve pas les perceuses à côté des yaourts.
Ou alors, c’est au sens propre un souk et ça a un charme certain, mais il faut du temps pour y trouver ce qu’on est venu y chercher.
C’est pré-optimisation de la vente.
Mais attention : sur l’étal du marchand de légumes, c’est structuré.
Les carottes sont avec les carottes et les haricots avec les haricots.

Le Web, c’est le souk, tout le monde est d’accord.
Mais un site, c’est un étal, et c’est mieux quand c’est organisé.

On me dira qu’il y a les boutiques d’antiquités, tout y est mélangé n’importe comment, et qu’il y a Ikéa.
Oui mais non, ces endroits de vente participent à une autre conception, celle du parcours simili-erratique mais en réalité très finement étudié et contrôlé : un modèle à tenter de transposer sur un site.

[ Accessoirement : dans les grandes surfaces commerciales, c’est à la sortie qu’on trouve les petites choses inutiles voire nuisibles et qui font grossir.
Placez donc vos annonces à la sortie de votre site, pour que l’internaute les consomme au moment où il veut se tirer.
Le tout est de savoir où se trouve la sortie de votre site mais c’est facile avec vos statistiques, et c’est un autre sujet. ]

Revenons aux choses simples :
- le contenu, c’est principalement du texte;
- il convient de structurer le texte de manière à ce qu’il soit le plus facilement exploitable par les internautes;
- parmi les internautes, il y a bon nombre de personnes complètement inféodées aux modèles traditionnels de structure, il faut donc éviter d’innover.

Le modèle le plus connu, le plus courant, le plus vulgaire, c’est le livre.

Le roman est structuré très simplement : en chapitres.
Comme structure, on trouve donc :

- Titre du roman
- Chapitre 1
- Chapitre 2
- …
- Chapitre n

Deux niveaux.
Et les romanciers sont devenus tellement paresseux que la mode s’est imposée de ne plus donner de titre aux chapitres.
Avant cette déliquescence qui se prétend progrès, on trouvait pour les vraies oeuvres littéraires des structures plus élaborées.

Considérons La légende des siècles de Victor Hugo.

Nous y trouvons trois séries.

Chaque série est séparée en chapitres eux-mêmes divisés en sous-chapitres, ce qui donne par exemple (que les puristes placent des majuscules là où ils le jugent bon) :

- Titre : La légende des siècles

  - Première série : Histoire - Les petites épopées

    - D'Eve à Jésus
      - Le sacre de la femme
      - La conscience
      - Puissance égale bonté
      - Les lions
      - Le temple
      - Booz endormi
      - Dieu invisible au philosophe
      - Première rencontre du Christ avec le tombeau

    - Décadence de Rome
      - Au lion d'Androclès

    - L'Islam
      - L'An neuf de l'Hégire
      - Mahomet
      - Le cèdre

(...)
  - Deuxième série
    - (...)
      - (...)

  - Dernière série
    - (...)
      - (...)

Il s’agit d’une structure à quatre niveaux, titre compris.
Comme il s’agit de Victor Hugo, tout est dit, on ne discute pas : quatre niveaux titre compris, il n’en faut pas plus.

[ Les ratiocineurs diront que Décadence de Rome ne comportant qu’un seul enfant ne devrait pas se trouver au même rang que les autres chapitres mais l’enfant en question, Au lion d’Androclès, est en fait divisé en parties qui, se succédant dans un concept commun, ne peuvent être listées comme s’il s’agissait d’entités autonomes.
C’est là que le roman privé de titres de chapitres retrouve sa légitimité :) ]

Un, deux, trois, … beaucoup, ainsi comptaient les sociétés primitives.

La capacité de calculer n’a rien changé à cette limite.

Nous comptons trois dimensions et il nous est difficile de nous en représenter plus (même si on peut les utiliser).

Trois est l’exacte mesure de la capacité structurelle de la pensée humaine.

En matière scientifique, par exemple sur Medline, l’arborescence compte un niveau de plus … mais cette source est destinée à l’exploitation par des cerveaux formés.

En bref : le titre et trois niveaux, point barre.

Et chaque niveau doit porter un titre.

Comme les concepteurs du HTML avaient lu Victor Hugo (mais si, bien entendu) et qu’il leur en était resté quelque chose, ils ont prévu des balises pour les sections des documents.

Il s’agit évidemment des balises Hn.

Reprenons :

- Titre : <h1>La légende des siècles</h1>

  - <h2>Première série : Histoire - Les petites épopées</h2>

    - <h3>D'Eve à Jésus</h3>
      - <h4>Le sacre de la femme</h4>
      - <h4>La conscience</h4>
      - <h4>Puissance égale bonté</h4>
      - <h4>Les lions</h4>
      - <h4>Le temple</h4>
      - <h4>Booz endormi</h4>
      - <h4>Dieu invisible au philosophe</h4>
      - <h4>Première rencontre du Christ avec le tombeau</h4>

Quatre niveaux, de H1 à H4, suffisent.
La norme prévoit deux niveaux de plus : H5 et H6.
C’est parce qu’elle a prévu l’utilisation par des cerveaux formés (H5) et par des cerveaux aliens (H6).
Ne vous servez pas de ces niveaux si vous voulez ratisser large.

Mais utilisez systématiquement les autres ! (de H1 à H4)

Existe-t-il une autre manière pour baliser proprement un document ?

Non ./

Il faut utiliser les balises H : structurer à la hache.

Par défaut, les navigateurs dessinent les balises H en différentes tailles et graisses, le H1 étant le plus important donc le plus visible.

Vous pouvez facilement arranger ces tailles et graisses (et la police, la couleur, …) au moyen des CSS MAIS veillez à conserver la hiérarchie
jusque dans le rendu visuel : H1 plus important que H2, H2 plus important que H3 et ainsi de suite.

L’internaute vous en saura gré.

Un détail important : sur le Web et plus particulièrement pour les moteurs, l’unité documentaire de base est la page,
pas le site.

Le H1 désignera donc le titre de la page et non pas celui du site.
Le title pourra froidement reprendre le contenu du H1 sans que ça nuise en rien au référencement.

Evitez de placer un lien en H1 vers la Home.
C’est bourrin.

Autre détail : la page étant l’unité de base, elle ne peut comporter qu’un seul H1.
Et s’il ne s’y trouve pas de H1, un H2 n’y a guère de sens, d’accord ?
Comme un H3 sans H2. Etc …
Et comme une page sans H1 :)

Restez logiques, les ptiloups.

Dernier détail : les balises H sont des titres, elles ne suffisent pas à faire un contenu, sauf pour les moteurs idiots sur des pages satellites.
Il faut ajouter du contenu entre les H.
Avec une exception pour le Plan du site et encore, je préfère trouver une courte description de la section après chaque titre.

Aurais-je tout dit sur le H ?
Sans doute que non.
Mais probablement assez pour que vous puissiez en faire un usage judicieux, efficace et honnête.

Pour ceux du fond dont je vois les anti-sèches dépasser des manches et qui rigolent, un dernier vers de Victor, pour la route :

(…) l’oeil était dans la tombe, et regardait Caïn.

Vivez caïn-caha, empochez votre cash, ça ne durera pas.

Il est probable qu’un jour le moteur mettra à la poubelle les abus de H.
(Humour).

PS : assez contente de ce caïn-caha :)