DMOZ : 200.000 sites !
Mardi 17 octobre 2006Dans la nuit du 13 au 14 octobre, l’annuaire DMOZ de l’ODP (Open Directory Project) a validé son deux cent millième site.
Cette barre symbolique prend sa réelle signification quand on sait que le traitement est manuel 100% bio et quand on connaît les difficultés rencontrées par les éditeurs.
Vu de loin, cela paraît simple : il suffit de vérifier que le site n’est pas déjà répertorié, qu’il est dans la bonne catégorie, que son contenu correspond aux directives, que le titre et la descriptions sont corrects, … rien de très compliqué si l’on prend la peine de lire les directives.
Nyaka …
Sur le terrain …
Sur le terrain, on s’aperçoit que 80% des soumissions sont erronées sur l’un ou l’autre point, sans compter les fautes d’orthographe.
Des sites qu’on inscrit avant même qu’ils soient terminés.
Comme on fait avec les crèches pour les gniares : à six mois de grossesse, tu l’inscris
Des sites au contenu pompé sur d’autres … hé oui, faut vérifier, l’annuaire répertorie des contenus originaux, pas des doublons.
Des sites d’une page qui font la promo d’un autre site.
Bande de petits malins ![]()
Canaillous
Des sites dont il faut écosser la pub pour arriver au contenu planqué dans un coin sous un beau popup à tiroir.
Bon, la pub ce n’est pas forcément sale mais les sapins de Noël, c’est à Noël.
Tout ça traîne sur le Web et se porte très bien même sans apparaître dans l’annuaire.
Ces négligences dans le chef d’un nombre conséquent de webmasters entraînent un travail inutile et un retard dans le traitement des soumissions … ce qui permet de critiquer l’efficacité de l’annuaire.
On reconnaît bien là le mécanisme qui permet à la médiocrité de discréditer un système intéressant et volontariste.
Notez que ce sabotage n’est effectif que grâce à (à cause de ?) la patience et la bonne volonté des bénévoles qui éditent les soumissions.
Imaginez qu’une directive dise
A partir de maintenant, c’est tolérance zéro, on ne peut plus corriger ni le titre ni la description, en cas d’erreur on classe verticalement, les sites soumis proprement pourraient être validés en quelques heures.
On pourrait aussi supprimer toutes les soumissions datant de plus d’un an et qui sont passées de catégorie en catégorie sans trouver de port d’attache.
On peut faire plus soft, aussi : imaginez que la liste des sites en attente soit visible au bas de chaque page de catégorie, avec pour chaque site le titre et la description (mais sans lien), il deviendrait facile de montrer que certaines soumissions peuvent ressembler à du foutage de gueule, il y aurait des rires dans le public et on peut même imaginer de faire des référendums pour élire la soumission la plus crade de la semaine.
Leurs oeuvres ainsi exposées au jugement de tous, nul doute que les webmasters y regarderaient à deux fois avant d’envoyer leur soumission sans la vérifier minutieusement.
On peut rêver
Mais il y a bien plus simple pour se rendre compte que ce que je raconte est vrai, le mieux c’est de devenir éditeur.
C’est bénévole et on se fait critiquer à peu près partout dès qu’on en parle, mais au moins on est au courant et on a le plaisir de découvrir des sites qu’on n’aurait jamais pu rencontrer autrement.