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Du macramé pour les SEOs ?

Mercredi 1 novembre 2006

Il arrive que l’on se retrouve positionné pour une requête non prévue.
Faut-il insister dans la voie ainsi tracée par le robot ou est-il plus judicieux de s’accrocher désespérément au projet initial ?

Vaut-il mieux pour les berSZerkers renoncer à positionner ce blog sur la requête SEO (aucune chance avec mes douze milliards de prédécesseurs) et chercher à percer sur d’autres mots ?

Je m’interroge.

En fait, je pourrais d’ores et déjà me recycler dans la confection de couvertures en macramé pour petits chiens puisque realisation en macramé semble avoir bien plu au moteur : troisième :)

Je me tâte.

La vraie solution universelle ne serait-ce pas de faire n’importe quoi (mais proprement), de voir ce qui accroche le moteur et d’insister dans cette voie ?

Ne riez pas : ça se fait.

En tout cas quand on accepte de traiter n’importe quel sujet, le principal objectif étant de se positionner.

Pour placer des AdSenses ou pour la simple gloire, qu’importe : le macramé porte sa récompense en lui.

Se laisser guider par le moteur …
Le moteur, source d’inspiration …

A cette idée, mon imagination tricote.
Et le tricot n’est pas très éloigné du macramé.

Des fiches sur différentes réalisations en macramé, c’est certainement à ma portée si je me documente et si je m’applique.

Des couvertures en macramé pour chiens de luxe.
Des couvre-lits en macramé pour hôtels savoyards.
Des coussins en macramé pour harems scandinaves.
Des abats-jours en macramé pour lampes hanséatiques traditionnelles.
Des garnitures de sofa en macramé pour les salons de l’Elysée.
Une étole d’apparat en macramé d’hermine pour le sacre d’un empereur campé par Jean Reno dans un futur Besson.
Une cape pour la première apparition officielle aux sites préhistoriques de Malte du Pape Benoît XVI, Bailli Grand Croix de l’Ordre de Malte.

Entre mes travaux de crochet et de tricot, il doit rester une petite place pour cet exercice splendide.

Bien sûr, il me serait pénible de changer tout de go mes aiguilles d’épaule et d’abandonner la SEO.
Notez que les aiguilles y participent déjà, ce sont des banderilles.

Il s’agit d’opérer une reconversion en douceur, d’y aller calmement, de définir un produit porteur.

L’idée, c’est de proposer des bonnets en macramé pour SEOs.

Des bonnets pour qu’on puisse, partout, les distinguer du commun des mortels.
Pour qu’il devienne évident, au restaurant comme à l’opéra, que le porteur de ce bonnet en macramé est un spécialiste de l’optimisation pour la recherche par moteurs.
Et certainement que le macramé est plus indiqué que la laine bouillie ou que le feutre moulé à la vapeur sur une tête en bois.

Bien sûr, ces bonnets auront un prix.
Ils seront réalisés à la main par des artisans longuement formés aux Arts et métiers.

Peut-être faudra-t-il décliner le produit, lui adapter des oreillettes andines pour l’hiver.
Etablir des relations de commerce équitable avec différents fournisseurs lointains.
Songer à des matières nobles telles que la sargassum muticum ou le rarissime varech de Transylvanie.

Ces bonnets en macramé rare, les SEOs devront les mériter.
Rien de plus normal puisque la maison sera aussi Fournisseur de Sa Sainteté, des monarques et de Ikéa.

Ainsi révassai-je à l’heure du thé et le temps de le dire, ce fut écrit par la grâce de mon Olympus speech-to-text, et par la fière propulsion de WordPress, ce fut publié.

L’avenir nous dira ce qu’en retiendront les robots.

Le Référenceur et vous : enfin seuls !

Lundi 16 octobre 2006

Vous avez complété son formulaire en ligne, vous lui avez téléphoné, vous avez convenu d’un rendez-vous et vous y voilà.

Pas besoin de fleurs ni de chocolats, mais n’oubliez pas votre chéquier ou votre Amex.

A moins que quelques dizaines de minutes après avoir téléphoné, il vous aît rappelé pour vous dire que Non, finalement ce ne sera pas possible, votre site ne correspond pas à notre créneau de traitement personnalisé.
Mais une petite formule standard, ok, on peut vous arranger ça, pas besoin de se voir.

Ça arrive que vous ne soyiez pas à la hauteur.
Surtout si votre site est nul et que vous vendez réellement trois couvertures en macramé et que votre trésorerie est notée comme désespérée sur les sites qui livrent des infos sur la santé des entreprises.
Ah bin oui, il a le droit de se renseigner aussi :)

Et bien sûr, pour les formules low cost, ne vous attendez pas à rencontrer votre prestataire : ce n’est pas un épicier et c’est comme au poker, il faut payer pour voir :)
Disons que à partir d’un budget annuel prévu de 5000 Euros (pub non comprise), vous pourrez voir l’artiste en chair et en os.
Un de ses employés, je veux dire.
Le patron, il est toujours autre part, à L.A. pour un séminaire, à l’Elysée ou à Matignon pour arranger une campagne ou l’autre, ou alors tout bêtement il donne son cours hebdomadaire au M.I.T.
Vous vous sentez demandeur, tout-à-coup :)
Et vous savez quoi ?
Vous l’êtes, demandeur.

Mais bon, disons que c’est juste une agence normale, son nom vous a bien plu, ses bureaux n’étaient pas trop loin.

Ce qui intéresse le prestataire :

- le budget que vous envisagez;
- si vous comptez acheter des liens sponsorisés (pub) ou pas;
- si vous voulez une restructuration complète de votre site ou si vous vous contenteriez de l’optimisation de quelques pages;
- si le site est vierge question référencement ou bien s’il a déjà été salopé par un dilettante (tout autre pro est un dilettante, c’est comme en plomberie comme je l’ai déjà dit).

Ce qui vous intéresse :

- un budget clair pour des prestations précises avec des objectifs déterminés et des résultats garantis sur telle durée.

Le budget clair, vous savez ce que c’est … ça a tendance à exploser sous la pression des impondérables.
Les offres d’appel, vous connaissez.
Tout est dans les options et forcément les options, ça coûte.
Peinture métallisée, sièges en vraie peau de toro … ça se paie.
Je veux parler de la voiture du référenceur. C’est un peu vous qui la payez.

Les prestations précises, pas de souci, vous en aurez la liste qui devrait ressembler à ceci :

- audit de votre site;
- choix des x mots-clés les plus adaptés;
- optimisation de x pages sur ces mots-clés;
- création de x liens pointant vers votre site, contrôle de ces liens;
- rapport de positionnement (ce sera à fréquence hebdomadaire, seuls les gros budgets sont suivis de plus près);
- rapport de trafic (quotidien, c’est full-auto);
- analyse du trafic (pareil, et indispensable puisque vous n’êtes pas fichu d’interpréter un rapport, on a dit que vous ne vouliez pas mettre les mains dans le cambouis).

Les objectifs à déterminer …
D’instinct, on choisirait le trafic, pas vrai ?
Beaucoup de visiteurs.
Seulement, le positionnement entraîne le trafic mais l’inverse n’est pas vrai.

Le trafic peut être simulé par artifices et ne rien vous apporter du tout, le positionnement peut être amélioré par le référencement et par l’achat de mots-clés (pubs).

Donc : visez le positionnement.

Quelles positions pour combien de mots-clés ?
Commencez petit : deux mots-clés qui feraient apparaître votre site dans les cinq premiers de la première page de résultats des moteurs, ce serait bien à terme de trois mois.

En fait, le référencement vous fera grimper sur tous les moteurs, c’est le dumping par achat de mots-clés qui fera grimper le nombre de visiteurs en provenance du moteur associé à la régie publicitaire.

Plus bas que la dixième place, inutile d’y penser, ça ne vous améliorera pas assez la vie (sauf sur des requêtes hyper-courues).
Et si on vous vend une deuxième page, laissez tomber, personne ne va jusque là, tout le monde trouve son bonheur sur la première page.

Les garanties.
Quelles garanties ?
On vous en fera parce que c’est de bonne pratique mais en excluant les méfaits des impondérables.
Et des impondérables, il n’y a que ça en SEO.
Les moteurs changent leurs algos sans prévenir, les concurrents trichent effrontément …

De toute façon, toutes ces informations sont évidentes, vous les recevrez.
Mais d’autres, il faudra les demander.

Quels sont vos clients que je pourrais rencontrer ?

Bin vous êtes fou ? Ça ne se fait pas !
Faut pas demander des trucs comme ça !
De plus, le référenceur n’aurait aucune difficulté pour vous procurer des témoignages de complaisance :)
Tout ce que vous pouvez espérer, c’est une liste de sites déjà traités par le référenceur.
Il en a certainement quelques-uns dont le succès anormal pourra vous convaincre que sans son intervention ils n’en seraient pas là.
Parce que bon, classer SNCR en top position sur la requête train, ce n’est pas vraiment un exploit :)
N’oubliez pas que le référencement naturel existe et fonctionne à la perfection si l’offre est unique ou peu concurrentielle.

Mon créneau est-il concurrentiel ?

Si le référenceur est routiné et s’il a pris la peine de se pencher un tout petit instant sur votre demande avant votre arrivée, il pourra vous répondre.
Si sa réponse vous donne l’impression que le référenceur va traiter votre cas sans tenir compte de ses spécificités de thématique comme de structure, laissez tomber.
Il n’y a pas de site-standard en référencement, donc pas de solution standard.
Celui qui vend un kit de référencement standard est un référenceur standard.
Vous valez mieux que ça :)

Avez-vous déjà un client dans mon créneau ?

C’est un peu le souci, ça.
Ne prenez aucun risque : si ce référenceur gère déjà le référencement d’un autre marchand de couvertures en macramé pour chiens, allez voir ailleurs.
Mais rien ne l’oblige à vous le dire, qu’il booste déjà votre concurrent.
Bon, peut-être que c’est dans un autre créneau géographique ou de langue mais si vous êtes sur Internet c’est pour vendre un peu plus loin que le coin de la rue, non ?

C’est d’ailleurs une autre bonne question à poser : comment référencer un site multilingue ?
Plusieurs domaines ?
Un hébergeur dans chaque pays concerné ? Ou bien un seul site et alors où ?
Avec des sous-domaines ou avec des dossiers ?
Non mais je le sais que ça n’a rien à voir, c’est juste histoire de vous filer une question embarassante à lui poser pour voir s’il est cap’ ou pas :)
C’est la question-piège, ça.
A poser quand il vous a convaincu sur tout le reste.

Mon site doit-il être refait ?

Modifié ? Transformé ?
Si votre site n’est pas bien construit, il faudra y travailler bien plus qu’en se contentant d’en optimiser quelques pages.
Par exemple, chaque page doit présenter un titre et une description qui lui sont propres.
Si ce n’est pas le cas et qu’à votre question le référenceur, reste évasif ou dit que ça importe peu, c’est qu’il a choisi de vous injecter des doses massives d’achat de mots-clés.
Ce n’est pas un référenceur mais un détaillant en mots-clés.

Les résultats, c’est pour quand ?

Si vous achetez des mots-clés, les résultats peuvent suivre en quelques jours.
Pour le référenceur, c’est la solution de facilité mais elle ne saurait durer sans injection continuelle de nouveaux encarts.
Le référencement durable passe par une stratégie de liens externes (qui pointent vers votre site) et internes (qui assurent la circulation de l’internaute à l’intérieur du site) comme par une structure efficace (sans parler du contenu).

Les liens externes (BL) peuvent être loués ou obtenus par partenariats ou encore par inscription dans des annuaires.
Le référenceur routiné dispose des moyens nécessaires pour obtenir facilement de tels liens.
Mais point trop n’en faut à la fois et il s’agit d’éviter les inscriptions automatiques comme les liens suspects, et il faut aussi faire varier le texte et la page-cible des liens.

Poussez-le à vous expliciter la stratégie de liens qu’il compte appliquer à votre site.

Utilisez-vous des techniques déconseillées par les moteurs ?

Pages satellites ? Cloaking ? Mots cachés ? Nuages de liens ? Liens venant de farm links ? Carpet bombing de mots-clés ?
C’est une question très importante parce que beaucoup de thématiques n’ont en réalité aucun besoin de ce doping pour qu’on puisse espérer un bon référencement propre tandis que certains secteurs les exigent (au risque d’entraîner des pénalités par les moteurs).
Si votre créneau est très concurrentiel, vous échapperez difficilement à la prise de risques.
Mais l’important, c’est que vous le sachiez.
Si votre site vient à être blacklisté, vous pourrez dire que vous ne connaissiez pas les manoeuvres de votre SEO, et vous serez réintégré plus rapidement.
Le moteur ne sera pas dupe mais c’est le jeu.

Vous pouvez aussi choisir de ne rien vouloir savoir des méthodes utilisées.
Ou exiger qu’il ne soit fait usage d’aucun système de triche.

Mais de toute façon, précisez les limites des risques que vous acceptez de prendre.
Sinon, vous risquez de vous retrouver avec un site-cobaye pour des techniques dangereuses.

Avez-vous déjà eu des clients pénalisés ?

Si la réponse est négative, soit on vous ment soit vous avez affaire à un référenceur qui ne prend aucun risque ou qui jusqu’ici est passé outre aux soucis ou encore qui n’a jamais eu besoin des techniques critiques donc jamais eu à traiter de sites très concurrentiels.
C’est un menteur, un veinard ou un enfant de choeur.
Si la réponse est positive, n’en déduisez pas que ce référenceur est un méchant tricheur fier de l’être.
Le référencement optimal, c’est la recherche des limites.

Le client veut toujours tout illico, vite et fort.
Un jour ou l’autre, un moteur frémit de l’algo et on se retrouve de l’autre côté de la ligne blanche.
Demandez de quel(s) site(s) il s’agit : c’est une référence qui en vaut bien une autre.
Vous apprendrez comment ils sont tombés, pour quelle raison et comment ils sont remontés et combien de temps ça leur a pris pour récupérer leurs places.
Et vous serez soulagé :)

Ensuite ?
Ensuite, vous signez le chèque et la longue attente commence.

Plus tard, quand vous serez grand, vous vous occuperez du référencement de votre site dans votre boîte à vous, vous vous serez offert en CDI un esclave spécialisé, mais vous continuerez à fréquenter votre référenceur de temps à autre pour lui acheter les nouvelles tendances, faire le point sur vos résultats, pour faire des frais, aussi :)
On se fâche rarement avec son premier bon référenceur et il connaît la musique, il sait que vous le quitterez un jour non pas à cause de lui mais pour être plus indépendant, et que vous repasserez le voir de ci de là, comme pour une visite à une ancienne maîtresse :)

Le Référenceur et vous : le choix de l’élu.

Dimanche 15 octobre 2006

C’est donc décidé, vous allez confier le destin de vos pages à un professionnel.
Reste à choisir l’artiste …
Sur sa bonne mine ? Sur ses références ?
Sur sa visibilité ?
Sur recommandation ?
Au hasard ?

Si vous êtes vraiment novice, vous allez taper la requête
référencement services
et là vous allez faire Houlà, parce que l’offre est vraiment importante.

Raffinez la recherche avec le nom de votre bled si la proximité du prestataire vous intéresse mais bon, le référencement étant ce qu’il est devenu, vous trouverez tout le monde partout, ou à peu près.

Vous allez regarder la plaquette de présentation Web de quelques-uns des prestataires et ça ne vous avancera à rien du tout parce que chez les pros, le discours est formaté et optimisé, tous disent finalement exactement la même chose. Est-ce à vous qu’il faut apprendre comment on fait l’article pour vendre ?

Ne vous fiez pas au PR de ces sites.
Le PR est le résultat d’une bonne stratégie de liens et que voulez-vous qu’un SEO obtienne comme liens dans sa thématique ?
Des liens offerts par de gros concurrents ?
Le cordonnier est souvent le plus mal chaussé …

Par contre, examinez la nature des sites qui pointent vers le site du SEO.
Une commande linkdomain:www.example.com sous Yahoo! vous livrera une bonne partie de ces liens.
Si vous trouvez du casino, des sites pas frais ou de petits annuaires généralistes, classez l’affaire.
Les gros annuaires, pas de souci.

Que pouvez-vous trouver d’autre qui soit du concret ?
Pas grand’chose en vérité.
Il n’y a pas, en tout cas à ma connaissance, de hit-parade qualitatif des SEOs.
Si vous décidez de hanter les forums, vous n’y trouverez rien : on n’y dit ni bien ni mal de personne en particulier, ou alors autant d’information que de désinformation. Mais bon, des critiques redondantes et étayées pourront vous mettre la puce à l’oreille.

Reste le bouche-à-oreille et les indiscrétions : qui donc a référencé tel site qui est classé vraiment au top ?
Ne vous étonnez pas si vous découvrez que le boulot a été fait de l’intérieur, sans sous-traitance.
C’est assez mode, d’embaucher un référenceur au CDI, on a barre sur lui et on contrôle mieux le coût.

Mais c’est CHER !

Ah bin oui.
Mais qu’est-ce que vous croyez ?
Quel coût attendez-vous de payer chez un référenceur pro ?

Il y a clairement deux choses à éviter.

1. Accepter une proposition qui vous est faite par téléphone.
Les bons référenceurs ne démarchent pas, ils ont une file de clients en attente.

2. Accepter une proposition cheap, discount : si vous pouvez vous l’offrir, votre plus petit concurrent aussi le fera et au mieux vous neutraliserez l’effet du référencement des autres : vous n’y gagnerez rien.

Réfléchissez : un vrai référencement pour un seul site, c’est une heure de travail par jour, trois cents jours par an au moins.
Même si les rapports peuvent être automatisés grâce à des logiciels spécialisés, il faut une veille technologique, le monitoring des positions, des prises de décision, des pow-wows entre le client et le prestataire, …
Faites le compte au tarif du plombier.
C’est le minimum de ce que vous devez vous attendre à payer chez un pro de haut de gamme.
Sinon, il le fera comment, le boulot ?
En sous-traitance au Baloukistan ? Pourquoi pas au fond ?

Réfléchissez encore. Un référenceur pro de qualité est capable de positionner n’importe quelle thématique, oui ?
Il peut monter un site hyper-rentable pour son propre compte, oui ? Dix, même. Cent, s’il veut. Même dans VOTRE thématique si elle ne nécessite aucun know-how particulier.
S’il préfère vous consacrer son temps, il est juste qu’il gagne là ce qu’il ne gagne pas ailleurs.

Donc, si vous sous-traitez votre référencement, ce ne sera pas pour le prix d’une machine à café.

Sans compter l’achat de publicité, n’est-ce pas ? C’est en plus et dans tous les cas, ce poste.
Et là, pour peu que les requêtes que vous visez soient très courues, ne vous étonnez pas de devoir aligner cinq chiffres par an. Même six.

Et oui, il y a grand intérêt à faire le boulot soi-même ou à faire former un membre de son personnel, ou à engager un référenceur salarié.
Parce que le référencement, c’est à faire tout le temps, ce n’est pas un one shot.

Mais disons que vous avez choisi de sous-traiter.
Vous allez rencontrer le référenceur.
Impératif, ça.
Il y a des questions à lui poser.
On verra ça demain :)

Le Référenceur et vous : questions prénuptiales

Jeudi 12 octobre 2006

Vous n’avez pas le temps de faire vous-même votre référencement, ou bien cela ne vous intéresse pas, ou bien vous craignez de ne pas vous y connaître assez pour faire tout le nécessaire et le faire bien.

Bref : il vous faut un SEO, un référenceur.
Ce sera un mariage pour le meilleur et pour le pire. Le pire, s’il advient, sera toujours pour vous seul, notez bien.

Vos motivations indiquent que vous aimez bien faire circuler l’argent, et en plus, si votre site est un fiasco, vous pourrez toujours en reporter la responsabilité sur cet @çtfrgt de référenceur.
Qui dans trois ans n’aura pas réussi à faire décoller vos ventes en ligne de couvertures en macramé pour chiens (vous proposiez pourtant TROIS modèles différents).

Bon plan sur toute la ligne, rien à dire.
Non mais bon, je veux dire qu’il faut lui donner quelque chose à référencer, au référenceur.

C’est la seule chose certaine dans cette affaire : si votre site est vide de tout intérêt, référencez-le vous-même.
Quoique … un bon référenceur réussira à vous positionner pour vous permettre de les vendre, vos trois couvertures, et peut-être des dizaines de milliers d’autres, à condition que vous acceptiez qu’il se mêle un peu, ou beaucoup, de l’objet même de votre commerce.

Et attention : vide, c’est relatif.
Voyez donc à perdu.com.
Plus épuré, c’est difficile.
Premier sur plus de soixante millions de résultats, sur la requête
perdu.

Gag ? Démonstration par l’absurde ? Chef d’oeuvre d’art textuel minimaliste à densité extrême de référents psycho-culturels ?
On ne le saura pas, c’est livré sans commentaires.
Ouvert à toute interprétation.
Même pas rentabilisé par des AdSenses au CPM.
Je pencherais pour l’oeuvre d’art à connotation humoristique voire taquine.

Mais cela permet de réfléchir à la pertinence des résultats livrés par les moteurs, au poids du contenu textuel, à celui du nom de domaine dans ces résultats, ce genre de choses.
Encore que rien ne me paraisse plus pertinent que ce résultat sur ce mot-clé …
La pertinence, c’est subjectif.

Si vous avez déjà construit votre site, il est un peu tard pour vous préoccuper de son référencement.
Si ça se trouve, il va falloir non pas simplement y apporter de menues modifications mais le restructurer complètement.

Faire, refaire, faire refaire … la vie est une Durluth™.

Avec un référencement professionnel, ce sera pareil : s’il donne des résultats, ok, bingo.
Dans le cas contraire, vous devrez payer un autre référenceur ou pire, le même :)

Ce n’est pas très différent en plomberie ou en dentisterie.

Mais revenons à cette union entre un référenceur et vous :)

Voici quelques questions qu’il est utile de vous poser avant d’appeler un pro.

Sur quels mots-clés pouvez-vous espérer vous positionner ?

C’est clair que cela dépend d’abord de ce que vous avez à vendre.
Par à vendre j’entends à placer, à faire voir, à faire connaître au monde, ce n’est pas forcément une question évidente d’argent et un site peut très bien se montrer très rentable en présentant un service (jeu, annuaire, …) ou de la documentation sur les ptibosaures (les beaux petits dinos), ou n’importe quoi (il y a un public pour tout), ceci grâce à l’affichage d’encarts publicitaires.

Mais cela dépend aussi des mots dont l’internaute se sert pour rechercher ce genre de choses que vous vendez.

Parce que ça ne sert à rien de se positionner sur garivatilasaure si jamais personne ne tape ça dans une requête.

Vous pouvez réfléchir autant que vous le voulez, le résultat de vos cogitations ne dépassera pas en qualité celui des sociétés qui livrent des rapports concernant les mots utilisés pour de vrai par les internautes.
Le référenceur utilise ce genre de services, que ce soit chez Digitalpoint, chez Wordtracker ou chez Overture ou autre part encore.
Wordtracker fait la différence entre les pluriels et les singuliers, Overture non … il faut utiliser le maximum d’outils pour se faire
une idée de la demande réelle sur un mot donné ou sur une expression.
Les référenceurs pros font ça.

Plus une requête est fréquente, plus il sera long et difficile de vous positionner en ordre utile.
Et plus la publicité risque d’être coûteuse.

Faites des requêtes sur base des mots-clés que vous visez, sur différents moteurs.
Cela vous permettra de vous faire une petite idée du volume et de la qualité des sites avec lesquels vous comptez entrer en compétition.

Selon le moteur, les résultats peuvent varier.
Tenez compte des préférences de l’internaute quant au moteur de recherches.
Cela ne sert à rien d’être bien positionné sur les SERPs d’un moteur qui serait utilisé par 0,001 % des internautes.
Les trois gros moteurs sont Google, Yahoo! et MSN, avec Google largement en tête pour l’instant mais ne négligez pas les deux autres.

Mon site est-il prêt pour la compétition ?

Vous avez découvert vos concurrents, regardez leurs sites, inspirez-vous et faites plus et mieux pour accrocher et fidéliser l’internaute.
Utilisez une technologie fondée sur les bases de données et la séparation nette entre les données brutes et leur présentation, cela vous permettra de vous adapter rapidement à toute nouvelle tendance dans le look, aux éventuelles nouvelles habitudes de navigation intra-site des internautes et vous pourrez aussi mieux gérer vos données : en ajouter, en retirer, en modifier les caractéristiques.

Etes-vous prêt à patienter ?

C’est une question-clé parce qu’elle va déterminer l’agressivité avec laquelle votre référenceur va organiser votre référencement, le niveau des risques qu’il va prendre et le choix des moyens.

Si vous êtes pressé, les risques seront plus grands et vous devrez impérativement investir dans la publicité pour obtenir un ROI rapide (de quelques jours à quelques semaines).

Si vous acceptez d’attendre six mois ou plus, le référenceur devra prendre moins de risques et il aura tout loisir d’affiner la publicité.

Si vous acceptez d’attendre un an voire deux, vous avez largement le temps d’apprendre comment ça marche et de faire former un membre de votre personnel (il existe quelques bonnes formations, ce sont souvent des séminaires donnés par des praticiens aguerris du noble art du référencement). Investissez dans la formation, c’est très tendance et ça peut rapporter vraiment gros !

Quelle publicité ??!!

Hé bien, les encarts que vous allez payer pour que votre site soit visible sur d’autres sites ou (mieux) sur les pages de résultats des recherches (les SERPs), cette publicité-là.
Vous pouvez vous en passer mais le lancement du site sera plus lent.
La publicité apporte des visiteurs mais c’est tout : une fois qu’ils sont là, à vous de vous débrouiller pour qu’ils consomment ce que vous avez à vendre.

Plus vous serez impatient, plus il vous faudra investir en publicité.
Mais n’oubliez pas : faire venir des clients, c’est bien, mais l’objectif c’est de leur vendre quelque chose, les pièges doivent être prêts et efficaces.
Moins vous aurez de patience, plus vous risquez que le référenceur utilise des techniques dangereuses pour la santé du site que vous allez lui confier.

Quels sont les risques ?

Le risque essentiel, c’est de voir disparaître votre site des pages de résultats des recherches (SERPs) et ne plus être accessible autrement que par l’appel de son URL.

Cela s’appelle être blacklisté.
Tous les moteurs importants ont une liste noire.
La punition dure de quelques jours à l’éternité.
On peut demander à être réintégré dans les index, parfois au moyen d’une soumission payante.
Mais le site doit d’abord être purgé de ses éléments agressifs.

Qu’est-ce qui ne plaît pas aux moteurs de recherches ?

Les moteurs ne veulent pas décevoir leurs utilisateurs.
Par exemple, si vous vous positionnez volontairement sur un mot qui n’a rien à voir avec le contenu de votre site, ceci pour attirer du monde, l’internaute sera déçu.
Les moteurs veulent livrer des résultats pertinents.
Si vous forcez la dose pour simplement vous placer mieux sur un mot légitime, pareil.

Il y a plein de motifs de pénalisation.
Tous les moteurs ne mettent pas l’accent sur les mêmes pratiques pour pénaliser.

Quels sont mes arguments ?

On en revient au contenu de votre site, invariablement.
Quel est le modèle économique que vous envisagez ?
Tient-il la route ?
Est-il basé sur la pure compétition au niveau des prix ou s’agit-il d’un service original et que vous seul pouvez rendre ?

Ne perdez pas de vue qu’il est très facile de cloner une spécificité pour se l’approprier, et que les gros mangent les petits.
Si vos espoirs sont fondés sur une telle spécificité non protégeable légalement contre la copie et facilement reproductible, vous avez du souci à vous faire.

Avez-vous vraiment besoin de booster votre site avec de la publicité ou bien pourriez-vous plus utilement et à moindre coût, plus lentement mais pour des résultats qui durent, élaborer une stratégie de liens ?
Un peu des deux ? Beaucoup ?
Un référenceur pro pourra vous répondre :)

Mais si vous prenez votre temps et que vous fréquentez les bons forums pour y poser les bonnes questions, vous pourrez obtenir des réponses aussi valables. Bien sûr, cela prendra du temps. C’est donc finalement une question de rapport temps/investissement et rien de plus. Comme pour la plomberie à faire chez vous. Mais pas comme pour la dentisterie, qui est un métier bien plus réglementé.
La profession de référenceur n’est pas réglementée.

Prochain papier : Choisir un référenceur.

Qui porte un chapeau noir ?

Mercredi 11 octobre 2006

Si le SEO est la Search engines optimization, optimisation de la recherche par moteurs, les SEOs sont les optimiseurs, autrement appelés référenceurs dans nos campagnes à nous.

Il ne faut pas se voiler la face : les moteurs n’aiment pas les SEOs.

Ils friment, faisant mine de les mépriser, de les compter pour quantité négligeable mais la vérité c’est que leur stratégie à eux, les moteurs, est complètement dictée par le souci de contrer les manoeuvres des petits rusés.

Quand on abandonne le contenu du META keywords, c’est parce qu’il en a été fait un usage abusif.
Quand Google modifie son algo en 2003, c’est pour contrer des pratiques qui sont à ce moment devenues courantes pour tromper les moteurs.

L’influence des SEOs sur l’évolution des moteurs n’est pas niable.
Ce sont leurs manigances qui ont incité les moteurs à décider eux-mêmes du contenu réel d’une page en l’analysant.

Les SEOs sont donc un facteur de progrès et il ne sert à rien de cacher l’importance de leur intervention derrière des prétentions idéalistes comme le Web sémantique et ce genre de gargarismes intellectuels.

Si les moteurs voulaient faire un vrai boulot qualitatif à ce niveau, ils commenceraient par conserver dans leurs index les seules pages valides au plus haut niveau facilement réalisable, actuellement la norme XHTML 1.0 STRICT.
Mais en vérité, ils se fichent de la qualité, c’est la quantité qui compte pour eux, et ils engorgent leurs index avec des fonds de poubelle.

Le fait est que les moteurs négligent complètement la conformité des pages aux normes.
Après cela, ils viennent parler de qualité et une partie du boulot de leurs communicateurs consiste à noyer le poisson en faisant croire que les moteurs décident de leur évolution alors qu’en fait ils ne font que réagir aux actions des SEOs.

De l’autre côté, on se croit très malin et on se pavane quand on a découvert un des points sensibles de l’algo de recherche.
On met le paquet sur telle balise, on cherche le nombre idéal de répétitions du mot-clé dans le contenu, on élabore une stratégie de BL … ce genre de choses.

Ce faisant, on perd de vue que cette optimisation vise elle aussi à influencer les moteurs.
On invente la suroptimisation pour bien montrer qu’il y a les choses tolérables et puis celles qui dépassent les limites.
En réalité, la suroptimisation, c’est de l’optimisation qui a été repérée par les moteurs.
Et l’optimisation, c’est une tentative de tromper le moteur.

Il y a le délit et le petit délit.
Quand le petit délit devient une habitude courante, on le renomme en incivilité et à peine plus tard il devient un comportement toléré.

La frontière est très floue entre les black hats et les référenceurs qui se croient francs et honnêtes.

Il n’y a pas de white hats chez les référenceurs, pas un seul : tous tentent d’influencer les moteurs.

Le plus amusant, c’est que ceux qui s’en tiennent aux méthodes soft font volontiers la morale à ceux ont été flashés pour suroptimisation :)

Comme si on pouvait être à moitié put*** :)

Je serai claire : il y a les triches tolérées par les moteurs et celles qui ne le sont pas, mais il n’y a pas de référencement volontaire sans triche.

Une des triches tolérée, c’est l’inscription dans des annuaires, une des phases considérée comme normale par le plus virginal des webmasters.
Mais de quoi s’agit-il en réalité ?
De faire croire aux moteurs qu’on a de la notoriété, que d’autres sites parlent du nôtre, et ceci sans l’ombre d’une justification.

Les moteurs sont gentils : ils tolèrent du moment que ce n’est pas excessif.
Et leur conception de l’excès, ce n’est pas comme on le croit généralement le nombre anormal de BL sur une période donnée (c’est juste un signal, ça) mais l’utilisation d’un système visant de toute évidence à les tromper lourdement et sans finesse.

Ainsi, les farm links ont été pénalisées, remplacées par des inscriptions massives dans une nuée d’annuaires dont l’unique objet est d’exploiter la vogue de ce genre de fausse notoriété.
Cela durera le temps que ça durera mais il est prévisible que ce système sera ou bien réprimé ou bien neutralisé par une non-prise en compte.
En vérité, beaucoup d’inscriptions ne comptent déjà plus ou seulement pour quantité négligeable.

Au marché, à côté de l’étal des salades, un bateleur hurlait

Il est beau, mon référencement, il est beau ! L’INSCRIPTION dans 800 moteurs et dans douze mille annuaires, UN Euro par téléphone SEULEMENT ! Qui veut mon référencement ? Allez ma ptite dame, il y en a pour tout le monde !

Voilà où on en est arrivés avec la popularisation du Web et la vulgarisation des trucs et astuces …

On prend un seul des aspects de la SEO, on en fait un petit commerce, les amateurs mal informés se rueront sur l’aubaine.

Le plus remarquable, c’est encore le mutisme quasiment complice des observateurs.

Le plus nul des webmasters est un SEO qui s’ignore :)

Ceux qui prennent de l’avance sont ceux qui font du contenu, même au départ du contenu des autres.
Un annuaire sélectif à l’inscription et qui fait la critique des sites qui y sont inscrits est un annuaire destiné à gagner de l’importance et à augmenter pour de vrai la notoriété des sites qu’il recense.

Là, pas de triche mais seulement l’exploitation de ressources naturelles et de la mécanique basique des moteurs.

Référencer naturellement, ce n’est pas profiter des failles connues des moteurs ni profiter des petites manies qu’on leur connaît.
Ce n’est pas applicable à n’importe quel thème, le référencement naturel.

Référencer n’importe quoi efficacement et rapidement, c’est autre chose, c’est l’affaire des vrais SEOs et tous portent un chapeau plus ou moins noir.